As primeras 200 linias.
Nous sommes sur le Grand Canal.
Là-bas, vous avez le Palazzo Labia.
Et ce gondolier qui arrive est le plus beau de Venise.
Bepi Buleghin.
On le mettra bientôt dans les guides parmi les merveilles de la lagune.
Lucia, attends !
Pourquoi tu as disparu ?
Pépé est malade. Il ne voit plus les couleurs.
- Tiens. - Quoi ?
C'est à Matilde, ça.
- Tes cravates. J'épouse Nina. - Garde-les.
- Pour ? - Te pendre avec !
Bon, elle le prend bien, finalement.
Dorina !
Tes pantoufles !
- Pourtant, je les aimais bien. - Ca me fait une belle jambe, Judas.
Doucement, il n'aura bientôt plus un poil !
Mes hommages, comtesse.
Mazette, ce que tu tapes fort !
Je m'imagine que c'est toi.
Je préférerais la couverture.
C'est celle de la vieille.
La vieille !
La couverture de la vieille !
"De la vieille cloche qui résonne
"Dans le lointain..."
- Paolina ! - Bepi !
Pourquoi tu m'as renvoyé mon cadeau ?
Je l'aurais bien gardé, mais c'est le curé qui me l'a dit :
"Pour le saint mariage, sois vierge d'attaches."
- Le mariage ? - J'épouse Nina dans une semaine.
Et moi alors ?
Je t'aurais bien épousée aussi, mais ce n'est pas permis.
Alors tu me quittes ?
Bien obligé. Ah, ce petit nez !
Adieu, Paolina !
Allez, une bise ! Attrape !
- Je te laisse le cadeau. - Voilà ce que j'en fais !
Bepi ! On a un arrivage de belles pépées.
Je cours, je vole !
Gondole ?
Regarde ces deux-là. Pas mal, non ?
Désolé, j'ai promis à Nina de ne plus prendre de jolies filles.
A moi les vieilles !
Allez hop ! C'est parti.
On y va, mais oui.
Je ne comprends rien du tout, mémé.
On y va, oui.
Charge les valises.
Mémé, quel est le problème ?
- Eh bien quoi ? - Ce ne sont pas leurs valises.
- A qui sont-elles ? - A nous !
Paolino, prends les vieilles, je m'y colle encore une fois.
Allez, les miss !
- Nous cherchons une bonne pension. - Vous aurez la meilleure !
Bepi ! Sacrée pioche ! Si Nina voyait ça !
Eh bien ? Je leur montre Venise, point barre.
On se voit au gymnase, les garçons.
Bepi !
Attends-moi !
Tu peux me déposer ?
Attention, il y a des belles dames.
Nous embarquons l'homme en noir. Disons en noir et blanc.
Je te donne un coup de main, Bepi.
Chaud devant !
Fulgenzio, tu n'aurais pas un peu perdu la main ?
Sans moi, tu n'aurais jamais gagné ta Régate, il y a 3 ans.
Et depuis que j'ai pris l'habit, San Moise arrive toujours dernière !
Miss, si je ne me trompe, vous parlez l'italien ?
Je l'enseigne à Cincinnati.
Cincinnati ? Mazette ! L'italien est une belle langue.
Votre amie le parle aussi ?
Un peu. J'apprends, en fait.
Quelle bonne idée de venir à Venise.
Le mieux pour apprendre,
c'est de tendre la portugaise au sabir local.
Je n'ai pas compris.
Tiens donc ? Il faut le temps.
Vous restez longtemps ?
Un jour seulement. Nous partons demain matin.
Moi, pour l'Autriche et mon amie, pour Florence.
Quel dommage. Un seul jour !
Alors qu'il y a tant de choses à découvrir, ici.
Dois-je te rappeler que tu te maries dans une semaine ?
C'est la faute de ton grand patron, l'Eternel.
Il m'a changé mes petites vieilles en anges célestes.
Et attention, quand tu verras Nina, pense au secret de la confession.
Pourquoi tu mets ton béret ?
Je lui ai promis de le porter pour qu'elle puisse me repérer.
En avant !
Nina, voilà Bepi !
J'arrive tout de suite.
Tu as vu ? Imparable, le coup du béret.
Je file lui faire une bise.
Fulgenzio, ne fais pas le vilain avec les étrangères.
Ma Nina, comme je t'aime !
Et comme elle te va, cette robe rouge offerte par Bepi !
Un amour comme ça, y en a pas deux !
Et plus belle que toi, ça n'existe pas !
Ma Nina...
Qui sont ces femmes, dans ta gondole ?
Des Américaines de passage.
Deux laiderons barbus que j'ai bien hâte de débarquer.
Ma biche, ma petite biche !
Rosa !
Je le porte bien, ton cadeau ?
Et comment ! Mazette, c'est quelque chose !
Tu l'as bien quittée, Rosa ? Mais tu lui offres une robe ?
Eh bien oui, justement. Cadeau de rupture.
Gredin, va !
Et la même qu'à Nina, bien sûr !
Pourquoi tu dis ça ? A quoi tu penses ?
A rien. Je me contente d'observer.
Je t'arracherais bien la peau avec !
Prends ça !
Petite garce, tu vas voir !
Je m'éclipse. Quelqu'un a besoin d'une explication.
Quand arriverons-nous enfin à la pension ?
Tout dépend de ce qui se passera là-haut.
Je vais t'apprendre à faire les yeux doux à Bepi !
Sacrée belle bagarre.
- Après la robe, la combinaison ? - Qui sait.
Comme ça, il t'offre des robes !
Tu n'as pas honte ?
Et quoi d'autre ? Dis-le-moi !
Il lui a offert la combinaison !
Fiche le camp !
- Qu'est-ce qui se passe ? - Tu oses le demander ?
Enlève-moi ce béret !
Honte sur toi.
Voilà le béret.
Nous en avons pour un petit moment. Si tout va bien.
Va-t'en !
Au fait, on ne se marie plus.
Tu sais qu'on ne peut pas vivre l'un sans l'autre.
Faux. Je serai très heureuse sans toi.
Et qui t'emmènera en gondole ?
Qui te fera des petits bisous au clair de lune ?
Dis donc, toi ! Ca va bien, non ?
Cette fois, j'épouse Toni.
Pauvre de moi !
Honte sur toi.
Dis, le vieux !
Du vent !
Circulez, il n'y a plus rien à voir.
Incroyable, ça !
Laisse-nous, Filippetto.
Reste là. Tiens-moi Ferdinando.
Ferdinando ? C'est un jeu ?
Ce sont mes affaires. Ca ne te regarde plus.
Montre.
Tiens-le.
Un pigeon avec un nom humain... et une clochette !
- Qu'est-ce qu'elle fait ? - Ca ne te regarde pas.
Ouste ! Tu te prends pour un homme ?
Laisse-moi.
Je te rends tes cadeaux.
Toni, des clients.
- Le motoscafo est libre ? - Certainement.
Ferdinando, qu'est-ce que tu m'apportes ?
De bonnes nouvelles, j'espère.
Désolé, mais je dois y aller.
- Le bateau est pris. - Il est libre !
Il est pris.
J'accompagne Ferdinando.
Vous croyez que ce sera encore long ?
- Bonjour, don Fulgenzio ! - Bonjour, Toni.
- Tu es bien accompagné. - Du coup, je prie.
Ce motoscafo est libre ?
Un instant, je monte avec Ferdinando et je reviens.
Je doute qu'il revienne de sitôt.
Peut-être pouvez-vous nous emmener ?
Pour me faire attraper par l'évêque ?
Reprends aussi ton étole. Je l'ai assez vue.
D'accord !
Mais s'il fait frais ce soir ?
- Je la reprendrai demain. - Ni demain ni jamais !
Tiens, et ton collier...
Il est cassé ?
- Au lieu de ricaner, aide-moi donc. - Bon.
Et applique-toi, qu'il n'en reste pas une seule.
- Il y en a combien ? - 57 petites, 3 grosses.
Voilà qui va nous tenir une bonne demi-heure.
Tiens, voilà...
Ouvre, Ninetta !
Ce crétin de Toni ! Dis-lui de partir.
- Va-t'en ! - Je veux parler à Nina.
Va-t'en !
Je veux qu'il reste.
Attends, on a presque fini !
On avait presque fini.
Mais ils se séparent ou pas ?
Ils sont en train de se dire adieu.
Ils se rendent leurs cadeaux.
Enfin, Ferdinando !
On n'aura plus ce Bepi de malheur dans les jambes !
Il est content.
La mèche de ta belle chevelure.
La petite carte de don Fulgenzio. Notre Madonne.
Et le médaillon.
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