أول 200 سطر.
- Elle aurait voulu aller à Bristol. - Ouais.
- Ou en Hollande. - Je vois.
À Haarlem. Comme Harlem, mais avec deux "a".
- Tu connais ? - Quoi ?
- La Hollande. - Oui.
Moi aussi. Finalement, ça n'est ni Bristol ni Haarlem.
- Où part-elle ? - Pire que ça.
- Carrément. - Où ça ?
À Stockholm.
- Je te jure. - Cool.
- Mon cul. - Bonne idée.
Exact.
- Enfin... - Quoi ?
- Vous êtes bien ensemble ? - Oui, mais on s'est engueulés.
- Pourquoi ? - Rien.
- C'est juste... - Dis.
- Elle a un nouvel ami. - Et ?
- Elle va se le faire. - Arrête.
C'est clair.
- Laura est un ange. - Ouais, mais là-bas...
- Tu crois que ce mec veut... - Oui. N'importe qui se la ferait.
Tu te la taperais.
Oui ou non ?
La nana que tu te tapais, je l'aurais sautée.
- C'est bon à savoir. - Alors ?
- Quoi ? - Tu te serais tapé Laura ?
- Si elle me plaît ? - Plus simple que ça.
Imagine-toi à une soirée. Vous buvez, vous riez...
Tu ne la ferais pas monter ?
- Oui. - Tu vois ?
- Salut. - Salut.
D'ailleurs chez Omar, vous êtes restés à discuter.
Hein ?
J'étais dans le lit d'Omar, mais réveillé.
- Et ? - Je vous ai vus.
Faire quoi ? Arrête.
Ça va, je sais qu'elle te kiffe, et inversement.
T'es bourré, je sais pas de quoi tu parles.
- C'est pas grave. - Bien sûr que si. Explique-toi.
Laura m'a dit que vous auriez pu vous embrasser.
- C'est ça ! - Vous étiez sur le point.
Tu ne vas pas croire à ces conneries.
C'est pas grave, je l'accepte.
Tu n'as rien fait, mais ne mens pas.
- Tu te la serais tapée avec plaisir. - Tu es bourré.
- Ouais, enfin... - Mais quoi ?
Tu as quelque chose à me dire ?
Non, ça va !
- On est cool alors. - Ouais.
- En rentrant, j'achète un billet. - Pour Stockholm ?
Pour le premier mois, je vais la surprendre.
- T'es dingue. - C'est cher ?
- Oui. - Tant pis, je veux voir sa tronche.
Elle ne cédera pas le premier mois.
- Plus tard ? - Grave. Un mois ?
C'est trop tôt.
Trois mois.
T'as raison.
Quelle salope.
Salut.
Salut.
Tu ne vas pas me croire.
Dis voir.
C'est à peine croyable.
Je suis tombé amoureux en te croisant, à l'instant.
- Ouais. - Qu'est-ce qu'on fait maintenant ?
Donne-moi ton numéro, je t'appellerai.
Non, tiens.
Cadeau.
- Pardon ? - Garde-les.
Si on ne dort pas ensemble, je n'en veux pas.
Écoute,
pas avec moi.
- Viens. - Oui.
- On va boire un verre, non ? - Oui, où tu disais.
- Moi, la bière... - Je suis crevée.
- Où veux-tu aller ? - Moi ?
Moi, je veux rester ici.
- Et toi ? - Je veux boire une bière, et toi ?
- Ce que vous voudrez. - Super, dis un endroit.
- Laisse-moi réfléchir. - Bien.
Et toi ?
À la maison.
- Chez toi ? - Oui.
J'espère que tes parents ne sont pas là.
- Tu veux rentrer ? - Je suis fatiguée.
- Bon, on se décide. - J'ai la solution.
On achète des bières et on les boit chez moi.
Parfait ! Je vais finir sur ton canapé.
- Les filles. Mais... - Mais quoi ?
Ne vous en faites pas. Moi, je rentre.
- Toute seule ? - Oui.
- Je te raccompagne. - Non, reste, amuse-toi.
Vous pourriez y aller tous les deux.
- Nous ? - Oui.
- J'en sais rien. - Je suis partante. Si les autres...
Je rentre.
D'accord.
Je l'accompagne.
Moi aussi alors.
Ça ira, les filles. Je vais prendre un taxi.
- T'es sûre ? - Oui.
- Au dîner, on a dit... - Je le prends à côté.
- D'accord. - À plus, OK ? Amusez-vous.
Salut.
On avait dit qu'on resterait ensemble.
- C'est pas grave. - Je crois que ça lui a plu.
Qu'est-ce que tu fais ?
Je rentre.
Tu as fini tout seul ?
- Oui, enfin avec toi. - Comment ?
Voilà, je ne suis pas seul.
- Ne compte pas sur moi. - Tu es toujours aussi négative ?
Je ne t'ai entendu dire que des négations :
"Je ne sors pas", "Ne compte pas sur moi".
- Je t'agace tant que ça ? - Oui.
On peut savoir pourquoi ?
- Je n'aime pas les types comme toi. - Comme moi ?
- Tu me connais ? - J'y vois clair.
Tu en as, de la chance.
- Moi, j'ignore tout de toi. - Oui.
Bon, et comment je suis ?
Eh bien, sûr de toi,
enchanté d'avoir fait ta connaissance.
Tu hallucines probablement avec toi-même.
Un bon pote avec tes amis.
Un salaud avec les filles. Bref, un mec "cool".
Ce n'est pas très original.
J'imaginais un truc plus intéressant.
Tu aurais dû rester avec elles, vous vous seriez entendus.
Elles sont aussi enchantées de se connaître ?
Oui, quelque part.
Je le dis parce que tu veux t'amuser et qu'elles sont plus amusantes.
Tant mieux, je les retrouve chez moi.
Alors qu'est-ce que tu fais là ?
Je suis venu te convaincre.
- Sérieusement, tu fais quoi ? - Je t'accompagne.
Et si je n'y tenais pas du tout ?
Tu n'y tiens pas ?
Non.
- Négation. - Oui.
Tiens, un oui !
- C'est lourd. - D'accord, je suis désolé.
J'arrête de te déranger.
- Je suis sérieuse. - Je sais.
Merci.
- Bon, ça suffit. - C'est mon chemin.
T'as pas un ami pour t'amuser ?
- J'étais bien avec quelqu'un... - Tu l'as lâché ?
- Je lui ai expliqué. - Quoi ?
- Notre histoire. - Hein ?
Ce qui m'est arrivé tout à l'heure, que je suis tombé amoureux de toi.
Et il a compris.
En fait, pas vraiment.
- Ah non ? - Il a dit que primo
- tu étais plus belle que moi. - On est d'accord.
Moi aussi.
Et deuzio, que tu avais l'air trop aigrie.
Demain matin, ce sera de l'histoire ancienne.
C'est ce que je lui ai dit.
Tertio, que tu étais trop jeune pour moi. Alors ?
- C'est un génie. - Oui.
- Dommage qu'il ne soit pas là. - Ce n'est pas ton genre.
- Tu l'es beaucoup plus. - Il faut se rendre à l'évidence.
T'es pas croyable.
- Et tu l'as lâché. - Il trouvera bien quelque chose.
Quelque chose ! Une fille, un vide-ordures...
Tous les mêmes.
- Tous romantiques. - Tu trouves ça romantique ?
On cherche l'amour dans la moindre opportunité.
Tu crois donc en nous pour minces que soient tes chances.
Tu n'imagines pas à quel point j'y crois.
Écoute, mec, sérieux.
Tu n'as aucune chance.
Sans vouloir être grossière, je veux rentrer chez moi, seule.
Je devrais retrouver mon pote ?
Ou mes copines si vous avez rendez-vous.
Tu t'amuseras plus avec elles.
C'était pour rire. Je leur ai dit que je rentrais.
Alors avec ton pote. Il ne doit pas être loin.
J'y vais, alors. Excuse-moi de t'avoir dérangée.
Ça va, on s'en remettra.
Je vais essayer de le rattraper. Désolé.
À la prochaine !
Qu'est-ce que tu fais là ? Tu me suis ?
Je cherche mon pote, mais j'ai dû me planter de rue. Tu l'as vu ?
Non, mais essaie là-bas.
Penses-tu, il a dû rentrer.
Pourquoi tu ris ?
Et toi ? Pourquoi tu ris ?
Vas-y, raconte.
Je ne sais pas.
- Je suis content de te revoir. - Pourquoi ?
Je crois que j'ai bien fait de te rattraper.
Quand je fais ce qu'il faut malgré les difficultés,
je suis content.
C'est pas bête.
Pourquoi tu riais ?
Pour rien.
- Tu ne vas pas le dire ? - Je ne riais pas.
No comments yet. Be the first to leave one.