أول 182 سطر.
Le plus tôt sera le mieux. Je pensais que ce soir même...
Ce soir ?
Le Prince Régent lui-même ne pourrait être reçu
sans avoir demandé audience au Grand Maréchal du Palais.
Un geôlier peut voir son prisonnier sans invitation.
Je suis Hudson Lowe,
Ie nouveau gouverneur de cette île.
J'ai pour mission la garde du général Bonaparte,
considéré par toutes les nations comme un ennemi de la paix.
Les droits de l'homme, les droits ordinaires
n'existent plus pour lui.
C'est pourquoi
nous renoncerons aux pratiques des six derniers mois,
tendant à donner au prisonnier trop de liberté.
Je lui souhaite bien du plaisir.
Je vous regrette déjà, gouverneur.
Il n'y aura aucun compromis avec la volonté des puissances alliées
devant lesquelles, je vous le rappelle,
I'Angleterre est responsable.
Et sur cette île,
I'Angleterre, c'est moi.
C'est son écriture.
Nous étudions ses stratégies, à Sandhurst.
C'était donc lui la déroute de Capri ?
Il n'y a pas eu d'humiliation.
Nous avons résisté treize jours
avant de nous rendre.
Et comme les 800 hommes sous ses ordres, je dois la vie à Sir Lowe
qui commandait, ce jour-là.
C'est tout à son honneur.
Je regrette, Sir. Je ne voulais pas...
Il n'y a pas de mal.
J'ai ouï dire que...
vous avez commandé un régiment de Corses.
Les Corsican Rangers. D'excellents soldats.
Des traîtres, vous voulez dire.
Ils se battaient pour leur pays.
Leur pays, c'est la France.
Et avant d'être français, les Corses étaient génois,
jamais anglais, que je sache.
Pourquoi les canons
sont-ils placés sur les hauteurs ?
Si un navire entrait par surprise dans la rade,
ils ne l'atteindraient pas.
Je veux des canons au bord du rivage,
pour pouvoir tirer au ras des flots.
Je m'y attelle.
Côté mer, deux frégates tourneront autour de l'île
en permanence, et en sens contraire.
Aucun vaisseau n'aura le droit de jeter l'ancre
sans qu'une garde soit mise à son bord, nuit et jour.
Le nom de cet endroit, Général ?
Sandy Bay, Sir.
La légende dit que quand nos marins prirent Ste Hélène au 17ème siècle,
ils accostèrent ici et escaladèrent ce précipice
qui fait près de 1 500 pieds de haut.
- D'ici jusque là-haut ? - Oui, Sir.
Heathcote, vous qui êtes jeune et alerte,
que diriez-vous si vous deviez grimper en haut de la falaise ?
Parlez sans crainte !
Si c'est un ordre, j'obéis.
Mais qu'en pensez-vous ?
Sauf votre respect... que seul un singe y parviendrait.
Si le but était de faire partir quelqu'un,
il serait plus simple de faire descendre ce "quelqu'un".
Bien raisonné, lieutenant.
A condition que ce "quelqu'un" sache qu'on vient le chercher.
Il pourrait le savoir.
La popularité de Napoléon est votre plus dangereux adversaire.
Mesdames, M. Balcombe, vos laissez-passer, je vous prie.
Excellence, le docteur O'Meara.
O'Meara !
Vous avez négligé nos entretiens, ces derniers temps.
Que dois-je en conclure ?
Asseyez-vous.
La santé du général étant excellente,
je n'ai pas jugé utile de vous déranger.
Vous me dérangez en ne venant pas.
Votre fonction de médecin du général est tout à fait spéciale...
et...
d'une grande importance politique.
Le savez-vous ?
Je ne fais que mon devoir de médecin, Excellence.
Le pays vous en sait gré.
Mais...
il exige davantage.
La première année de détention
a coûté à l'Angleterre
huit millions de livres.
Imaginez qu'il vive encore vingt ans...
Avez-vous lu Richard Ill, cher docteur ?
Richard Ill ?
"Cousin, tu n'as pas ordinairement l'esprit si obtus...
"Dois-je être clair ?"
"Je souhaite voir ces bâtards morts et le voir tout de suite."
Je ne puis croire ce que vous me demandez.
Je vous demande si vous avez lu Richard Ill.
Je m'inquiète de votre érudition.
Et je m'inquiète de la légalité de votre mandat de médecin.
Où est votre engagement ?
Je n'en ai pas.
- Il n'est donc pas officiel. - Il l'est.
Plus, je l'espère,
que la mission d'empoisonneur que vous voulez me confier.
C'est avec joie que je me passerai de vos services.
Et quel sera le motif de mon renvoi ?
Gagné à la cause ennemie.
- Je suis un médecin. - Un soldat.
Et un soldat obéit aux ordres.
J'obéirai à un ordre écrit.
Vous le recevrez, le moment venu,
et ce sera pour vous congédier.
Je suis plus dur à congédier que vous ne croyez.
Cessons de chercher Judas dans notre camp.
Il nous faut un proche...
quelqu'un de sa propre maison.
Il faudra plus de 30 deniers pour acheter ce traître.
Ou beaucoup moins.
Le testament de Bonaparte est notre meilleur allié.
A nous de leur rendre l'attente insupportable !
En Corse,
tout petit, tu étais déjà sur les tréteaux.
Je ne pensais pas un mot de ce que j'ai dit.
Je voulais les retenir, c'est tout.
L'argenterie de Napoléon !
L'argenterie de Napoléon !
Excuse-moi, Naboulio.
Boney sort !
Bonjour, lieutenant. Comment se porte Boney ?
Fort bien.
Miss Balcombe, vous êtes...
Je suis quoi, lieutenant ?
...la bienvenue.
Soyez la bienvenue.
Merci.
Pouvez-vous menacer de mort ceux qui portent mes malles ?
Ces souvenirs de Londres sont très fragiles.
J'en répondrai de ma vie.
Pourquoi ce rendez-vous ?
Simplement pour bavarder.
Assieds-toi.
Cet endroit vous sied à merveille.
Ces branches sont aussi tourmentées que vous.
Général von Hogendorp ?
Capitaine Carpenter.
On m'a dit le plus grand bien de vous, capitaine.
3 000 hommes, 500 pièces d'artillerie,
et une vingtaine de mortiers.
Et côté mer ?
Deux bateaux tournent autour de l'île,
en sens contraire, jour et nuit.
Excepté par gros temps.
Le brouillard est si épais, en juillet, qu'on ne voit plus
Ies côtes de l'île.
Comment avertir l'Empereur ?
Grâce à ceci.
La rubrique des jeux du "Morning Chronicle"
est dirigée par un Bonapartiste.
L'Empereur et moi correspondons par ces mots croisés,
grâce à un code de son invention.
C'est bien !
Poussez fort !
- Bienvenue, Mesdames ! - "Mesdames" !
Ces Français savent vraiment parler aux femmes.
Sainte Mère de Dieu !
Ca n'a pas de sens.
Savez-vous ce que l'Empereur a dit ?
"Pourquoi vous ai-je choisi comme ministre des finances ?
"Pour votre sens de l'économie ? Non...
"Pour votre sens de la dépense."
L'opinion du Grand Maréchal compte beaucoup pour lui.
Quand l'Empereur demande l'opinion de quelqu'un,
c'est pour qu'on partage la sienne.
Joyeux anniversaire, Sir Lowe.
M'accorderez-vous cette danse ?
Avec plaisir.
- Je dois vous dire quelque chose. - N'en faites rien.
Je ne peux plus me taire, sinon je vais exploser.
Eh bien, je vous écoute.
Lieutenant !
Le général Bonaparte vous demande à Longwood.
Excusez-moi.
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