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La Première Guerre mondiale au-dessus du front.
Sous-titres par : Jolijn Tevel Hoek & Sonépouse.
Mort au boche.
Descends-le.
Essaie encore.
Descends ce Français.
Essaie de côté.
Voilà trois ans que je suis avec ce régiment dans la boue et le froid.
Et c'est dur, soldat de première classe Hitler.
Très dur, premier lieutenant Rosenblum.
Mais toi, soldat de première classe Hitler...
tu rends ça encore plus dur.
Rosenblum.
Lèche-bottes.
Regarde, Adolf.
Capitaine Cavalier, avec le "K" de kaputt ?
Non, avec le "C" de clown.
Peins plutôt le drapeau tricolore français sur mon Fokker.
Ma 30e victoire sur ton Fokker ? - Je t'ai battu.
Mon avion n'a rien.
Je l'ai juste posé un peu maladroitement.
Mais le moteur...
est encore parfait. Comme moi.
Mais toi, tu n'as plus d'ailes et un bras cassé.
Tu es maintenant un ancien combattant...
dont le fauteuil roulant sera bientôt poussé par une jolie Française.
Et qui devra bientôt s'échapper du camp où je l'emmène ?
- Une blague ? - Vas-y alors.
Ne te donne pas cette peine. Je suis boxeur.
- Tu refuses de te battre ? - Alors tant pis.
Vas-y.
Attends.
Bande d'imbéciles.
Merci.
Quels salauds.
20 ans plus tard, août 1936.
Crochet du gauche.
Reste loin des cordes.
Uppercut.
Impressionnant.
Crochet du gauche.
Tu y es presque. Il est fini.
- Je suis désolé. - Idiot.
Regarde ses fesses.
Pourquoi tu ris ? - Parce que je sais que tu vas gagner.
Tu l'as dans la poche.
Pense aux Jeux olympiques.
Troisième round.
Le vainqueur : Michelot.
- Combien ? - Au moins 120 couverts.
Bien.
- Viens ici. - Ce Noir n'était pas mauvais.
Absolument pas. Surtout dans les cordes.
Par moments, il était presque dans la salle.
Il prenait appui et hop...
Je suis terriblement désolé.
Et ce n'était même pas volontaire. - Si, enfin non...
Je bois à la santé des sportifs étrangers...
qui refusent d'aller à Berlin.
À ces courageux sportifs qui bientôt ne défileront pas...
devant le chancelier Hitler en faisant le salut nazi.
Je n'ai pas compris. Tu as dit quelque chose ?
Moi ? Non, je n'ai rien dit.
Ça s'appelle le "salut olympique".
Laisse les bonnes femmes bavarder. Nous allons rapporter des médailles à la France.
Mes boxeurs et moi ne défilerons jamais pour Hitler.
Tais-toi, Jo. Il faut séparer le sport et la politique.
Et Hitler, que fait-il ? Notre Comité olympique aurait dû refuser...
de participer aux jeux dans un pays fasciste.
Tout le monde participe. Même dans l'équipe allemande il y a des juifs.
Deux sur 427 et aucun boxeur. - Faut-il absolument frapper des juifs ?
Assez parlé des Jeux. Félicitations, Roger.
- Pierre, avec 6.6. - J'ai une nouvelle.
Ton interview avec Hitler est confirmée. Berlin après-demain.
- Formidable. - Comment était la soirée ?
As-tu encore de la place en une ? Il s'est fait avoir complètement.
J'écoute : le titre : scandale aux Jeux.
Mettez-vous en place pour la photo.
Ne bougez pas et souriez.
Merci.
Monsieur, puis-je avoir un autographe ? - Comment t'appelles-tu ?
Mon ami Simon veut un autographe. Vas-y.
- Quel âge as-tu ? - Dix ans.
Tu as vu ça ?
Jo Cavalier, le célèbre entraîneur, vide son sac.
Les sportifs français refuseront-ils bientôt de défiler pour Hitler ?
Tu ne parles pas à la presse.
À Berlin, on va me jeter des tomates.
Je ne connais pas ce journaliste. - Il est bien informé.
Dégage, ou je te colle une droite.
Vas-y alors.
- Savez-vous qui est 6.6. ? - Non.
Si je mets la main sur ce type...
C'est mal écrit et inventé.
Ne lis pas ça. Que puis-je t'offrir ? - Rien, merci.
- Tu vas à Berlin pour les Jeux ? - Non.
Pour un homme ?
- Tu vas voir un homme ? - Oui.
- Il est beau ? - Pas laid.
- Fort ? - Pas vraiment.
Il est impressionnant, un battant, agressif. Mais fort ? Non.
Français ou Allemand ? - C'est un interrogatoire ? Allemand.
- Blond donc. - Brun, avec une moustache.
Pas possible.
De ma faute. - Et ce n'est absolument pas mon type.
Quel est ton type alors ? - J'aime les hommes maladroits.
Grands hommes forts aux yeux clairs...
- lèvres pleines et un nez qui... - Cassé ?
Frimeurs pleins de complexes. - Je n'ai pas de complexes.
Un complexe de supériorité. Quel est ton type de femme ?
Que voulez-vous ? - Je veux votre signature.
Pas maintenant. Plus tard.
Ce soir à Berlin à la brasserie "Roof Garden"?
Ou chez Ciro, près du lac ?
Dans le train je lis de mauvais journaux et je bavarde avec des inconnus.
Mais à destination je choisis soigneusement mes convives...
et mes partenaires de lit. Bonsoir.
Alvarez, le boxeur poids plume catalan, est passé chez les républicains.
Voilà Jo. Plus de cigarettes.
Interdiction de fumer, j'avais dit.
Ferme la fenêtre.
Que veux-tu ? - Avez-vous connu "Von Richthofen"?
Oui, mais pas personnellement. Pourquoi ? - Et Von Beckmann ?
Von Beckmann est un ami. Donne-moi ce stylo.
Passeports.
C'est mon coffre, comment tu l'as eu ? - Des barres. Votre photo est dessus.
Vos rides vous vont bien. Signez là.
Vous venez de France ? - Allemagne. J'ai de la famille française.
J'y séjourne parfois l'été.
Pouvez-vous m'aider pour un billet pour les Jeux ?
Nungesser, Fonck... et Navarre. Avec lui ça s'est mal terminé.
Juif ?
Attention, attention.
Le train olympique de Paris entre en gare.
Restez loin des rails.
Athlètes directement dans le bus.
On dirait l'armée.
Rochetin, haltérophile. Michelot, boxeur. Dépêchez-vous.
Je vous vois à l'hôtel.
Je t'emmène à ton hôtel. - Merci, on vient me chercher. Mais lui...
on l'a oublié. - Je dois rester avec mes boxeurs.
Tu voulais m'emmener aussi ?
Mademoiselle Belcourt ? - Ma voiture est là.
Je pars. Merci de l'aider.
- Où sont tes parents ? - Morts.
- Quand ? - J'avais deux ans.
Quelqu'un t'a élevé ?
Je vis chez mes grands-parents. Weissenburgstrasse 5.
Mais je ne les vois nulle part. - Attends encore. Car je...
Ils habitent loin ? - Tu ne peux pas y aller à pied.
Viens.
Voilà. Cette librairie éclairée est celle de mon grand-père.
Quelle agitation.
J'ai peur. C'est la police.
Combien ? - 2,40.
Tu restes ici et tu ne bouges pas.
Combien coûte "La montagne magique" de Thomas Mann ?
Ce livre est interdit en Allemagne.
- Zola aussi est interdit ? - Oui, lui aussi.
- Brecht ? - Interdit.
Hemingway ?
Freud ?
Hitler ?
Non, c'est Mein Kampf.
Êtes-vous juif ? Vous avez l'air juif.
L'adjectif va à la fin.
On dit : vous avez l'air juif.
Par exemple : stupide vous avez l'air. C'est correct mais pas grammatical.
Commissaire, je n'ai rien trouvé.
Rappelle encore.
Puis-je voir vos papiers, monsieur ?
Crève, Herr Kommissar.
Arrêtez-le.
Vite, Simon.
Bloquez toutes les issues.
Arrêtez-le.
Poursuivez-le.
Cette flamme, allumée au soleil à Olympie...
vient d'Athènes via Belgrade et Vienne jusqu'à Berlin.
S'il vous plaît.
Cours, homme.
Georges Cavalier, de l'équipe française de boxe.
De Munich nous vous conduirons au Berghof.
Je suis heureux qu'Hitler veuille me rencontrer. Puis-je prendre des photos ?
Avant cela, le docteur Goebbels, notre ministre de la Propagande, veut vous parler.
Il s'occupe de tout. Il vous donnera une liste de questions autorisées.
Excellent. Quand le rencontre-t-on ? - Maintenant.
Il vous attend dans sa suite à l'hôtel Ciro.
Vous pourrez y parler tranquillement. - Malheureusement j'ai un dîner.
Avec monsieur.
Je craignais que vous n'oubliiez notre rendez-vous.
Monsieur Cavalier, notre entraîneur de boxe. Messieurs Hammel et Steiner.
Pourquoi n'es-tu pas encore prêt ?
C'est une vieille coutume française...
d'enfermer les hommes français en sous-vêtements dans une armoire.
Je me suis déjà habillé ainsi. Bonsoir, messieurs.
Gabrielle... j'ai du mal à te quitter.
La clé de la chambre 212.
Voici ton sac.
Comment es-tu arrivé ici ?
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