Prvních 200 řádků.
NETFLIX PRÉSENTE
UN FILM ORIGINAL NETFLIX
PATAGONIE, ARGENTINE
LE PHARE AUX ORQUES
- Bonjour. - Bonjour, petit.
- Une nouvelle plainte ? - Non, ça vient du ministère.
Regarde.
C'est Shaka. Je l'ai vue ce matin.
Regarde.
C'est quoi, ce truc qu'elle envoie en l'air ?
Une otarie.
Elles aiment jouer avec avant de les tuer.
Elles sont un peu cruelles, non ?
Tout va bien, Beto ?
Bonetti ?
Bon sang de bonsoir. Tu sais l'heure qu'il est ?
C'est quoi, ça ?
Je t'avais prévenu.
Tu sais combien de plaintes tu as reçues ?
Si ces photos arrivaient dans les médias, je me ferais décapiter.
Vous avez l'air d'oublier que quelqu'un a accepté de vivre là-bas sans rien.
Je sais ce que tu as fait pour la réserve. Mais je veux plus d'ennuis.
Je compte te transférer ailleurs.
- Bonjour, madame. - Bonjour.
Désolée de vous déranger ainsi.
Désolée pour le désordre.
Nous vous attendions.
Apportez-moi un seau d'eau, s'il vous plaît.
Pardon ?
J'ai demandé un seau d'eau, s'il vous plaît.
Trempez le tissu.
Mettez-le ici.
Passez-moi les ciseaux.
Coupez les fils.
Plus bas.
Écoutez-moi, s'il vous plaît.
Mon fils a un problème. Je pense que vous pouvez l'aider.
Laissez-moi vous expliquer...
Si je ne la remets pas à l'eau, elle va mourir.
Pardon.
On a à peine dormi la nuit passée.
- Qui êtes-vous ? - On ne vous a pas dit ?
Non.
Comment vous êtes arrivés ?
Une femme nous a amenés.
Elle s'appelait...
Marcela, je crois. Elle est enceinte.
On vient d'Espagne.
Mon fils est autiste.
Il a été diagnostiqué à deux ans.
Tristán n'a jamais ressenti d'émotions pour rien, mais...
quand il vous a vu à la télé avec les orques,
- il a réagi d'une façon qui... - Comment vous appelez-vous ?
Lola.
Votre fils mange du poisson ?
SEL
On n'a pas de réseau, ici.
Pardon.
J'aime bien votre pendentif.
Vous vivez ici depuis longtemps ?
C'est quoi, votre plan ?
Je n'ai pas de plan.
Vous venez ici avec un enfant malade sans rien prévoir ?
Ce n'est pas une maladie, mais un trouble du cerveau.
En Espagne, vous avez tout, mais ici, l'eau est précieuse.
Je suis désolée.
C'est la seule chose qui le détend.
Quand il a vu ces images,
il a mis ses mains sur l'écran, comme s'il caressait les orques.
Et il a souri.
Il n'avait jamais montré d'empathie pour quoi que ce soit.
J'aimerais que vous l'emmeniez en bord de mer.
Une expérience ?
Une thérapie.
On ne pourra rien faire de tout ça.
Il est interdit de toucher les orques depuis deux ans.
- Même pour vous ? - Moi ou qui que ce soit.
Alors, le documentaire de National Geographic est plus ancien que...
Je vois.
C'est logique que je ne puisse pas les approcher,
mais quelqu'un comme vous...
Certains sont dérangés par ce qu'ils ne comprennent pas.
Et d'autres ne veulent pas comprendre ce qui les dérange.
Vous pouvez lui dire que...
Merci.
Bien, je comprends.
Mais on n'a pas fait tout ce chemin pour repartir sans essayer.
Vous êtes notre dernier espoir.
Où allez-vous dormir ? Il n'y a pas de chambre, ici.
Tristán, ne touche pas à ça, s'il te plaît.
J'imagine que chaque année ici doit en paraître dix, non ?
Vous vivez ici depuis longtemps ?
Selon votre calcul, depuis 90 ans.
Tout va bien, Tris, calme-toi.
Tout va bien, c'est fini, détends-toi.
C'est fini...
Voilà.
Putain !
Ce n'est pas un endroit pour votre fils.
C'est bon, laissez-moi faire.
Allez, Rigel.
Tu n'étais pas venu me voir depuis longtemps, hein ?
Allez, lève-toi.
Que faites-vous ici ?
Il n'y a pas de place pour nous dans la cabane.
Où comptez-vous aller ?
Je vais essayer de changer les billets.
Venez chez moi. Je vous emmènerai au village demain.
Inti, prends les valises.
- Vous savez déjà ? - Nos mamies disent que c'est une fille.
On ne sera fixés qu'à sa naissance.
- Merci pour hier. - Je n'allais pas vous laisser là.
Beto n'est arrivé que le lendemain. Il a ramené un phoque blessé.
- Une otarie. Il n'y a pas de phoques ici. - Oui, peu importe.
J'ai traversé le monde en me disant que je trouverais un homme sensible,
amoureux des orques et de la nature...
Ma déception est indescriptible.
Je sais qu'il ne nous aidera pas.
Je ne sais pas quoi faire, maintenant.
Eh bien...
Ce soir, vous pouvez rester chez nous. Et demain...
- J'ai eu peur. - Inti ! Fais danser la voiture.
Accrochez-vous.
C'est parti.
Vite !
Allez, Inti.
Arrête, Inti. Le gamin commence à avoir peur.
Regardez, un guanaco.
- Ils sont faciles à repérer, ici. - Ah, joli.
- C'est ici qu'on habite. - Salut, papa.
Voici Manolo, mon mari.
C'est un ami de Beto.
Un portable ? Oubliez ça. Ils ne fonctionnent pas ici.
- Tu veux venir pêcher ? - Non.
- Il n'aime pas pêcher, mon petit. - D'accord.
- Tu t'en sers tout le temps. - Stop.
- Tu l'as pris hier. - Tu me le prends tout le temps.
Il fait beau, aujourd'hui. Quand il y a du vent, c'est dingue...
J'ai parfois l'impression que toute la Patagonie va s'envoler.
Je ne me rappelle pas la dernière fois que j'ai mis une jupe.
Nous, on en porte souvent.
Merci.
C'est très amer.
Tu veux que je t'apprenne à le faire voler ?
AUSTRO, AUTARCIE
AUTHENTIQUE, AUTISME
"Autisme.
Syndrome infantile caractérisé par une inaptitude congénitale
à établir des contacts verbaux et affectifs avec autrui
et par l'absolue nécessité de garder un environnement stable."
Salut.
- Ta mère est là ? - Oui, elle est à l'intérieur.
- Merci, Joaco. - Je t'en prie.
Bonjour.
Salut.
Si tu es prête, on peut partir. Oh, Beto.
- Tu es venu dire au revoir ? - Où allez-vous ?
On rentre en Espagne.
Bien.
J'aimerais que vous veniez avec moi.
Avec vous ?
Où ça ?
Laissez tomber.
Oubliez.
À plus, Marcela.
Quoi ?
Enfilez ça. Il fait froid là-bas.
- Où ça, "là-bas" ? - Suivez-le.
Les voilà.
Regardez.
Shaka va attaquer.
Du calme, mon chéri.
On doit partir.
Vous pouvez dormir ici avec votre fils.
Pourquoi nous avoir montré une chose si cruelle ?
Vous vouliez voir des orques.
Pourquoi êtes-vous venus, sinon ?
Vous êtes une privilégiée.
C'est une chose qu'on ne voit qu'une fois dans une vie.
Des millions de gens paieraient pour voir ça.
Et tout ce que vous trouvez à dire,
c'est que c'était cruel.
Parfois, la nature est ainsi.
De toute évidence, cette attitude n'aidera pas votre fils.
Excusez-moi ?
- Quelle attitude ? - Décider pour lui.
Laissez-le respirer.
Ça se voit que vous n'avez pas d'enfants.
Ne jouez pas à la victime.
Pourquoi voulez-vous nous aider ?
Il n'y avait pas de place pour nous l'autre jour.
Tu ne peux pas toucher à ça.
Où sont les toilettes ? Je ne les ai pas trouvées l'autre jour.
Dehors.
Où ça exactement ?
Suivez-moi.
Tris.
Continue de ranger. Je reviens.
Vous voyez cette lumière ?
C'est Punta Delgada. Et l'autre là, dans le coin...
No comments yet. Be the first to leave one.