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D'APRÈS UNE HISTOIRE VRAIE
EN CONCERT
S'il vous plaît.
Vous m'entendez ?
Répondez...
Va-t'en !
- Dean, restez avec nous. - Six boîtes de cachets.
Putain, réponds.
SORTIE
Son pouls est très faible.
Non !
Ouvre les yeux. Reste avec moi. Regarde-moi.
S'il te plaît.
Elle s'est scarifiée. Envoyez les secours.
Mon Dieu ! J'en sais rien ! S'il vous plaît !
- Vous regardez ? - Ouvrez les yeux !
Non...
Reste avec moi.
Garde les yeux ouverts.
- Debout ! - C'est le moment...
Debout !
Ne meurs pas.
... où tout finit...
Ne meurs pas, Dean.
Pars pas.
- ... par ma faute. - S'il te plaît.
Un, deux, trois...
Encore une fois. Un, deux, trois.
Elle est dans l'ambulance.
Mlle Rose ?
Je peux vous appeler Dean ?
Ouais.
Je suis le Dr Texiera.
Appelez-moi Janet.
- Je suis chargée de... - Je sais qui vous êtes.
Bien. Donc vous savez pourquoi je suis là ?
Comment vous sentez-vous ?
J'ai lu le compte-rendu toxicologique.
Vous aviez un niveau élevé de benzodiazépines et de sertraline
dans le sang.
Un taux d'alcoolémie de 0,25 %.
De la cocaïne.
Il a fallu 42 points de suture pour vous recoudre le bras.
Vous avez de la chance d'être en vie.
Pourquoi avez-vous tenté de mettre fin à votre vie ?
C'est pas... J'ai...
J'ai pas voulu mourir.
C'était donc un mardi comme les autres ?
Jackson m'a informé que ce n'était pas la première fois.
- Il y en a eu d'autres. - C'est...
C'est pas vrai. J'ai...
C'est faux.
On a vu les cicatrices sur vos bras et vos jambes.
Mettez pas ça dans mon dossier.
Ça va me suivre pour toujours.
Alors expliquez-moi.
Je ne suis un danger ni pour moi-même ni pour personne.
Je ne ferais de mal à personne.
Je veux juste...
Je veux rentrer chez moi et...
dormir.
Je veux juste dormir...
J'ai fait une erreur.
Comment je pourrais le croire ?
Quand on se scarifie aussi profondément,
on est une menace pour soi-même.
Ouais...
Votre décision est déjà prise.
Alors tirez-vous de ma chambre.
- J'en veux un ! Juste un ! - Je peux pas vous en donner.
- Connasse ! - Michael !
- Arrête ! - Je suis là.
Pas ma femme !
Donnez-moi le cachet ! Pas de piqûre !
- Ça va vous calmer, Michael. - Non, non, non, non, non !
- Michael. Bien. - Putain...
Ils pensent tous que je suis fou.
Je veux juste être heureux.
Le bonheur est un choix.
C'est ça. J'ai choisi d'être comme ça.
C'est comme un virus dans mon cerveau. Je veux juste que ça s'arrête.
Vous m'enfermez, mais c'est quoi, le remède ?
Malheureusement, il n'y a pas de remède à proprement parlé,
mais on a des outils pour vous aider à gérer.
Parler de nos sentiments
nous aide à aller mieux.
Merci d'avoir partagé.
Votre obstination à ne pas manger
rend les choses d'autant plus difficiles, Dean.
Alors, s'il vous plaît,
levez-vous et venez à la cafétéria.
Non, non, non ! Non, non, non ! Non ! Non !
Non ! Lâchez-moi !
Non ! Non !
Allez chercher Edwards.
Lâchez-moi ! Lâchez-moi !
Tout va bien.
Je prends des médicaments depuis très longtemps.
- Non, Dean ! - Et je n'arrêterai jamais.
Mes souvenirs sont comme un putain de virus.
Non !
Médicaments.
Tu devrais manger. C'est plus simple.
Et tu devrais plus prendre les médocs qu'ils te filent.
Ils te rendront folle.
Ils reçoivent de l'argent à chaque médicament qu'ils nous donnent.
Les antipsychotiques, les barbituriques, les opioïdes,
ça leur rapporte de l'argent.
C'est pourquoi il y a un cachet
littéralement pour tout.
Regarde autour de toi.
Regarde combien on est.
Disons qu'ils reçoivent 15 dollars par jour et par personne.
Multiplie ça par la cinquantaine qu'on est en ce moment.
Certains d'entre nous sommes là pour 30 jours ou plus.
Ça fait 22 500 dollars rien que pour les médicaments.
Sans parler de la chambre, des repas, des séances de thérapie,
des procédures médicales.
Combien ils facturent pour te nourrir de force ?
Au moins 10 000.
Et dès notre sortie, quelqu'un d'autre prend notre place.
Tu veux savoir le pire ?
La plupart des patients ici viennent chercher de l'aide.
Au lieu de ça, on les enferme, on les gave de cachets
et on leur facture leur... "psychothérapie".
Imagine les addictions avec lesquelles ressortent les gens.
Une putain d'épidémie.
C'est une putain de blague.
T'as déjà vu les pubs qu'ils font ?
Soyez heureux.
Soyez meilleur.
Aimez de nouveaux vos enfants.
Peut causer des fuites anales, rendre votre bite molle,
ou accidentellement trop grosse,
et provoquer une fasciite nécrosante.
C'est ridicule. Putain que c'est ridicule.
Alors ça sert à quoi, tout ça ?
À rien.
Merci, je me sens beaucoup mieux.
Bien. Ça me fait plaisir. C'est quand tu veux.
Je suis un vrai rayon de soleil.
Je m'appelle Bria.
Je vais devoir les prendre.
Dean.
Tu te scarifies ?
Mais non, putain.
Les pansements, c'est...
une nouvelle mode ?
Je l'ai fait une fois. Mais ça fait pas de moi...
Je suis pas une adepte.
OK.
T'es quoi, alors ?
Déprimée.
C'est ce qu'ils disent.
Et toi ?
Junkie.
C'est ce qu'ils disent.
Ta drogue préférée ?
Tout ce qui me fait planer.
Mais j'adore l'héroïne.
Ouais.
J'ai toujours préféré les stimulants.
Je suis assez déprimée comme ça.
Dis-moi,
comment une junkie
atterrit ici ?
Quand on s'enfile une dose d'héroïne qui pourrait tuer un cheval,
ils pensent que ça cache autre chose.
Et me faire gauler avec assez de came pour fournir tout un village
ne m'a pas aidée.
Et donc, ça cache autre chose ?
J'ai fait une TS.
Sacré trauma.
C'est ce qu'ils disent.
Et aujourd'hui ?
Affaire à suivre.
Alors, comment ça va ?
Il est mignon.
Vous pouvez parler et sortir un jour d'ici,
ou on peut rester muettes à chaque séance.
Si ça ne vous dérange pas, je vais profiter du silence
pour faire ma paperasse.
Votre sœur vient voir le juge demain.
Je tenais à vous le dire.
Tu devrais y aller. C'est Bennett.
Tout va bien.
J'y vais.
J'ai déjà parlé au juge.
Je peux rien faire pour l'annotation dans ton dossier,
mais je ferai au mieux.
Pardon.
- J'ai pas réfléchi. - Si, tu as bien réfléchi.
Et tu n'as pensé qu'à toi.
Je t'ai suppliée de venir vivre avec moi
mais tu m'as rejetée.
J'étais censée faire quoi ?
J'en peux plus.
Tu veux te suicider ?
Je vais pas te regarder faire.
Tu sais pas ce que c'est.
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