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Je pense souvent
que ce triste monde
siffle dans la nuit
Tel un enfant
rentrant tard de l'école
affronte avec bravoure
l'immensité du parc
Pour garder le moral
et tenir à distance les démons de la nuit
Sans savoir
dans quelle direction ils vont
ils chantent pour faire fuir les ombres
Je pense souvent
que mon pauvre cœur
abandonne
pour de bon
Et puis je vois
une nouvelle tête
J'aperçois
quelque nouveau voisinage
Alors raccompagne-moi
mon amour
dis-moi que les rêves se réalisent
En sifflant
en sifflant
R}
dans la nuit avec toi
Alors raccompagne-moi
mon amour
dis-moi que les rêves se réalisent
En sifflant
en sifflant
là, dans la nuit
avec toi
Chantez "Remballez vos soucis".
Ne panez pas. Ne vous en faites pas.
Remballez vos soucis dans votre vieux barda
Et souriez, souriez, souriez
Lucifer est là pour allumer votre clope
Souriez, les gars, voilà, comme ça
À quoi bon s'en faire ?
Rasseyez-vous.
Ça n'en a jamais valu la peine
Alors remballez vos soucis dans votre vieux barda
Et souriez
Venez.
Souriez, souriez
Encore !
Remballez vos soucis dans votre vieux barda
Et souriez, souriez, souriez
Lucifer est là pour allumer votre clope
Souriez, les gars, voilà, comme ça
À quoi bon s'en faire ?
Ça n'en a jamais valu la peine
Alors
Remballez vos soucis dans votre vieux barda
Et souriez, souriez, souriez
"Entretenez la flamme du foyer."
Entretenez la flamme du foyer
Tandis que votre cœur désire
Vos gars sont bien loin
Ils rêvent de rentrer
Une lueur se dessine
À travers le nuage noir
Renverse le nuage noir
Jusqu'à ce que les gars
"Tipperary" !
Reviennent
La route est longue pour Tipperary
La route est longue
La route est longue pour Tipperary
Pour aller voir ma douce
Au revoir, Piccadilly
Adieu, Leicester Square
La route est longue pour Tipperary
Mais mon cœur y est déjà
Bravo !
- Bonsoir, Mademoiselle Lili. - Bonjour, Emma.
- Le colonel est dans le bureau. - Merci.
- J'aimerais une tasse de thé. - Oui, mademoiselle.
Kurt.
Que c'est bon.
- Comment vas-tu, ma chérie ? - Bien.
C'est ce qui compte, Lili.
Il faut savoir comment les Alliés ont l'intention
d'utiliser les appareils militaires.
La guerre évolue.
Elle se déplace dans les airs,
et, Lili.
On ne peut pas se permettre d'ignorer ce potentiel.
Avec chaque nouvel escadron, la guerre aérienne grandit,
la guerre sur terre est forcée d'évoluer,
et comment dire...
- se décide jour après jour. - C'est difficile à croire.
Que ces appareils ridicules aient une telle importance ?
Hier, le baron von Richthofen en a mené six...
Merci. Dans l'attaque d'un dépôt de munitions à Toulon.
L'explosion a brisé des fenêtres jusqu'à Paris.
Elle a aussi arrêté une attaque ennemie bien préparée, vers Argonne.
Il paraît
que tu vas être décorée par le gouvernement français.
Oui.
Quand ça ?
- Je ne sais pas, bientôt je crois. - Le plus tôt sera le mieux.
- Bonsoir, M. Bedford. - Bonsoir.
Désolé de vous déranger à cette heure tardive, mais nous soupçonnons
- la présence d'un espion allemand. - Bon sang.
Vous n'avez rien remarqué de particulier ?
Rien. Mais je ne manquerai pas de vous en faire pan.
Mademoiselle Lili est venue pour le week-end ?
Oui, son oncle est avec nous.
Vous avez rencontré M. von Ruger l'été dernier.
Oui, le monsieur distingué qui venait de Suède.
- De Suisse. - Oui, de Suisse.
Mes salutations à Mademoiselle Lili et à son oncle,
et ouvrez l'œil, M. Bedford.
- Certainement. Bonsoir. - Bonsoir.
Des ennuis ?
Rien de bien dangereux.
Il faut juste rester prudent.
Ta cible est le célèbre général William Larrabee.
Des cinq hommes qui ont accès au plan quotidien de la guerre aérienne,
il semble être le meilleur client.
Il est jeune, beau, célibataire.
Pour une fois.
J'en ai assez des diplomates et des vieux généraux.
Le général a une réputation d'homme à femmes.
Si tu comptes séjourner en France,
organise quelques concerts, va voir quelques hôpitaux.
Oui.
À ton succès.
Au général Larrabee.
Attention !
Qu'est-ce qu'il fait ?
VOL-A
Bonjour, mon colonel.
Mon général.
Vous connaissez Kraus ?
Oui.
Il paraît que vous avez confié la mission militaire à Lili Smith.
Lili Schmidt.
Mais, cher colonel, là est précisément la distinction
qui sépare nos points de vue.
Vous dites "Schmidt", je dis "Smith".
Son père était allemand.
Sa mère est anglaise. Lili Smith est un sujet anglais.
Elle a quitté l'Allemagne à l'âge de dix ans.
Pardonnez-moi, mon général, je refuse de reprendre cette discussion.
Son passé est assez parlant.
Je suis presque aussi impressionné que vous par son curriculum.
Impressionné,
mais pas convaincu.
C'est dommage, mon général,
car jusqu'à ce que je sois libéré du commandement
ou que vous ayez l'autorisation de contrer mes ordres,
je continuerai d'assigner à Lili Schmidt
les missions qui me semblent lui convenir.
Vous vous oubliez, mon colonel.
Je suis toujours votre supérieur, et je vous arrêterai,
même s'il me faut aller jusqu'au Kaiser.
Je vous obtiendrai un rendez-vous avec plaisir.
Je déjeune avec lui cet après-midi.
Von Ruger, cette femme est un risque.
C'est une femme émotive, qui, à mon avis,
est impliquée par erreur.
Du fait de votre relation privée,
vous refusez de voir le danger potentiel !
Ma relation personnelle avec cette dame, mon général,
n'est tout d'abord pas votre affaire. Ensuite,
elle n'influence en rien ses compétences d'agent.
Quoique vous en pensiez, c'est une espionne parfaite,
et la personne idéale pour réussir la mission militaire.
Si vous permettez, je risque d'être en retard pour déjeuner.
Kraus.
On raconte une histoire à Londres
Quand on entend rouler le tambour
Tous les soldats ont un amour
Qui vient toujours
toujours
Quand tombe la nuit
Elle appelle
La fille sans pays
Elle vient les soutenir
Et les accompagner
Ils entendent le rêve
Jeunes cœurs,
las, refroidis et seuls
Ils la reconnaissent
elle est l'unique
L'ange qui
à la tombée de la nuit
Vient les embrasser
Les débarrasser
de leurs soucis
Lorsque tout cela sera fini
Vous verrez alors
Vous verrez alors
L'amour
que vous avez choisi
En attendant,
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