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CHACUN DE NOUS ABRITE DEUX LOUPS QUI NE CESSENT DE S'AFFRONTER
PROVERBE
William!
William!
William!
William?
Des rats.
Ah.
Je le savais. Bon.
J'achèterai des pièges en ville.
Chérie.
Je dois emmener papa.
Je serai de retour avant la nuit, d'accord?
Allez, viens.
Tu connais les règles.
Il ne fait pas encore nuit.
Viens. On y va.
Tu en as mis du temps.
Je ne vais pas continuer à regarder ça. J'en ai assez.
Qu'est-ce que tu feras quand elle apprendra la vérité?
Elle ne l'apprendra pas.
Tu es belle comme un cœur.
Le souper est prêt.
- Mange, ma chérie. - C'est bon.
Mange, ça va refroidir.
Allez, Willow.
Une bouchée, au moins. Pour maman.
Merci, trésor.
Les animaux sont tous rentrés?
Oui.
Je vais vérifier.
C'est des renards.
Où est-ce que tu vas toujours?
Papa?
Papa?
Papa, réveille-toi!
Je le tiens.
Ça empire.
- Maman? - Oui, chérie?
Pourquoi tu le caches?
Cacher quoi, chérie?
Tu me passes l'assiette?
Ce n'est rien.
Pourquoi tu le caches, si ce n'est rien?
Il est réveillé.
C'est ton père. Essuie la vaisselle, s'il te plaît.
Pourquoi il rentre toujours comme ça à la maison?
Maman?
Je t'ai posé une question.
Va donner à manger à Winnie, je vais finir ici.
Vas-y, j'ai dit!
Reste tranquille. Ça va aller.
Allez, allonge-toi.
Viens. Allonge-toi.
Mon état empire. Regarde ce que je te fais.
Repose-toi.
Mon oxygène est à moitié plein.
Je le coupe, alors.
Ne dépense pas tout d'un coup.
- Prête, ma poulette? - Prête.
Pourquoi tu t'arrêtes?
Maman?
Qu'est-ce que tu fais?
Deux secondes.
Tu connaîtrais pas un bon chauffeur dans le coin?
Alors? Tu en connais un?
Moi. Je sais conduire.
Il te faut peut-être une bouffée d'oxygène d'abord.
C'est toi qui vas avoir besoin d'une bouffée d'oxygène.
Bon.
Tu es jolie.
Notre petit secret.
- Allez. Prête? - Ouais.
- C'est coincé. - Fais voir.
Combien de fois ai-je demandé à ton père de réparer ça?
Voilà. C'est bon.
Doucement sur l'embrayage. Qui va lentement, va sûrement.
En route.
Allez.
Tu m'attends là?
Will?
Alors?
Comment tu me trouves?
Je suis plutôt jolie.
Absolument.
Très jolie, même.
Oh.
Mes filles m'ont manqué.
Surtout la petite.
C'est quoi, ça?
J'ai pas de cadeau, moi?
Viens la chercher.
- C'est à moi. - Viens la chercher!
Oh!
Ne me laissez plus jamais, hein?
Viens.
C'est moi, chérie.
Tu m'ouvres, s'il te plaît?
Je t'ai préparé ton plat préféré.
Il y en a pour grand-père aussi, si tu veux.
D'accord?
Bien.
Où tu vas?
Je rentre avant la nuit.
C'était juste.
Rien n'a changé.
Rien n'a changé.
Willow!
Willow!
Willow, arrête. Arrête! Willow!
Willow! Ne descends pas là-bas!
Willow, écoute-moi!
Écoute-moi!
Willow!
Willow!
Willow! Willow!
Allez, ma chérie.
Chérie, s'il te plaît. Respire. Fais-le pour maman.
Allez, respire. Allez. Respire.
Je t'en prie.
S'il te plaît. Respire.
Allez. Respire, s'il te plaît. Respire.
S'il te plaît, ma chérie.
Allez!
Reste avec moi!
Respire!
Oui! C'est ça. C'est bien, ma chérie.
On ne va pas la garder coincée là jusqu'à la fin des temps.
- Coincée? - Oui.
Le petit-déjeuner est prêt, il faut qu'elle rentre, maintenant.
Cette enfant a été coincée toute sa vie.
- Oh, ça va. - Elle est venue me voir
- Oui, d'accord. - totalement terrifiée.
Oui, eh bien, j'aimerais la voir.
Oui, eh bien, elle ne veut pas te voir.
On est ses parents, Waylon.
Toi, tu la fermes!
Lâche-le! Lâche-le.
Tout va bien, ma chérie.
Hé.
Hé, viens ici.
Je t'aime quand tu es comme ça.
N. F. POTAPOVA RUSSE, COURS ÉLÉMENTAIRE
- Viens. - Grand-père.
On s'en va. Prends tes affaires.
Non!
Salaud. Sors de la voiture. Qu'est-ce qui te prend?
Où tu vas, Waylon?
Ah, le voilà, lui. L'homme de la situation.
Rentre, Noah.
Oui, bonne idée.
- Rentre, fiston. - Arrête!
Tu viens avec nous.
- Me touche pas! - Calme-toi.
T'es un putain de monstre!
Dégage!
- Je te déteste! - Waylon, arrête! Reste là.
Waylon, arrête!
Non! Arrête!
Maman t'a peut-être supporté, mais je ne le ferai pas!
Je veux que demain matin, tu sois parti!
C'est
C'est toi le monstre.
- Viens. - Non.
- Sors du camion. - Arrête!
Je te déteste!
- Je te déteste! - D'accord.
D'accord. Mais je suis ta mère!
Je suis ta mère!
Je suis ta mère!
On va faire un tour.
Maintenant!
Tu veux savoir ce que c'est?
Tout va bien.
Tout va bien. N'aie pas peur.
Ton grand-père, Waylon, est un type bien.
On n'a pas tous cette chance.
Je n'ai pas connu mon grand-père.
On m'a raconté son histoire.
C'était un homme gentil, dans l'ensemble. Il avait un regard doux.
C'est ça qui a fait craquer ma grand-mère.
Un peu comme ta mère pour le mien.
C'était un super conteur.
Il racontait des histoires dingues.
Il était doué de ses mains.
Fort comme un bœuf. Rien ne lui résistait.
Sauf une chose.
Une fois par mois, à la pleine lune, il se transformait.
Et donc, chaque mois, il s'éloignait
le plus qu'il pouvait de ma grand-mère.
Loin, loin dans les bois.
Une fois là-bas, tout seul,
ses os commençaient à craquer, à se briser,
sa colonne s'allongeait, ses doigts
se coupaient, poussaient, et la douleur
la douleur de son âme quittant son corps le faisait hurler.
How-how-how-oo!
Et la véritable douleur
La véritable douleur, c'était de se cacher.
Il se cachait pour protéger ma grand-mère, il voulait
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