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Le 13 octobre 1993,
alors que tensions et violences montaient entre Israéliens et Palestiniens,
le Premier Ministre Israélien, Yitzhak Rabin, le Palestinien Yasser Arafat
et le Président Bill Clinton se réunissaient à Washington
pour signer un traité visant à assurer la paix entre les deux pays.
Un homme se tenait alors entre la paix et la terreur.
Son nom était Yehiya Ayache,
que le monde connaitrait sous le nom de "l'Ingénieur".
D'APRÈS DES FAITS RÉELS
17 AOÛT 1995 GAZA
Regarde la caméra.
Je m'appelle Saleh Abdel Rahim Al-Souwi.
J'ai quatre sœurs et cinq frères.
J'aime ma famille.
J'aime mon peuple
et j'aime mon Dieu...
et je suis prêt à mourir...
pour eux.
Dieu est grand.
Dieu est grand.
Dieu est grand.
Nous comptons sur Dieu.
Nous y serons dans 30 minutes.
Il y a de l'eau dans le coffre.
Pièce d'identité.
Vérifie l'autre côté.
C'est bon.
T'as pas chaud ?
Vous faites quoi, là ?
Tu l'as poussé. T'as pas honte ?
Dieu est grand !
Ils sont tous venus te voir.
Je m'en fiche.
Ah bon ?
Et les cadeaux ? Tu te fiches des cadeaux ?
Un peu.
Et le... gâteau ?
- Il y a un gâteau ? - Bien sûr qu'il y a un gâteau.
Au chocolat ?
Je sais pas.
- Alors je m'en fiche. - Il est sûrement au chocolat.
Ta mère sait que tu aimes ça.
Elle sait aussi que je déteste les fêtes.
Viens donc avec moi.
On verra à quoi est le gâteau.
Non. Ils vont me décoiffer et me pincer les joues.
- C'est énervant. - Je promets de te protéger.
Ils pourront même pas te serrer la main.
S'ils s'approchent, je dégaine.
Sortez d'ici !
T'as vu combien de cadeaux ?
Toute une pile.
- Autant ? - Ouais !
- Vraiment ? - Prêt ?
- Ouais. - Allez, viens.
- Joyeux anniversaire, Adam. - Merci, mec.
- Quoi ? - Tu n'as pas d'autorisation.
Et comment j'en obtiens une ?
- Avec un gâteau. - Un gâteau ?
Ouais.
À quoi ?
Au chocolat.
Au chocolat.
Je vais voir.
Joyeux anniversaire
Joyeux anniversaire
Joyeux anniversaire, Adam
Joyeux anniversaire.
Ce soir dans notre journal.
L'explosion du bus a fait 16 victimes.
Il y a eu 10 minutes entre les explosions.
- C'est lui. - Ouais.
Norit, désolé d'interrompre votre fête.
C'était déjà fait.
Vous êtes venu reprendre Etan ?
Il faisait son boulot, vous l'avez suspendu,
- et vous voyez les conséquences. - S'il te plait. Rentre.
On peut parler en privé ?
Oui. Entrez.
Elle a raison.
Des bouts de corps jonchent les rues et on ne fait rien.
D'où ma présence. Le Premier Ministre a appelé.
Il veut qu'on soit tous impliqués, surtout toi.
Donc vous avez besoin de moi.
- Je veux que tu suives les ordres. - Je ne suis pas les ordres ?
Tu as presque battu un homme à mort, Etan.
- Il allait parler. - Il allait mourir.
Il y avait des Américains dans le bus.
On veut pas qu'ils s'en mêlent.
Après tout ça, vous croyez que les gars
vont accueillir l'Américain dans l'équipe ?
"L'Américain" ? Tu vis ici depuis l'âge de 16 ans.
Tu as servi dans l'armée israélienne.
C'est peut-être dur à croire, mais ils voient pas ça comme ça.
Nous, on voit ça comme ça.
- Combien de morts ? - Vingt.
Et bien plus de blessés.
- Où sont les hommes ? - Ils attendent les ordres.
Bon. Je rentre.
Etan...
j'ai besoin de toi.
Israël a besoin de toi.
Pour l'instant, c'est mon fils qui a besoin de moi.
- Que se passe-t-il ? - Fais tes valises.
Tu vas rester chez ta sœur à Marseille.
Je vais nulle part.
Tu n'es pas en sécurité ici, Norit.
C'est chez moi, Etan ! C'est chez nous.
Les explosions se font de plus en plus proches.
La prochaine pourrait se produire dehors, ou pire encore.
Je veux pas fuir. Et toi ?
Ils me reprennent.
- Écoute... - C'est bien.
Ils ont été bêtes de te laisser partir.
S'il arrivait quoi que ce soit à Adam ou à toi...
Non. Écoute-moi.
- Tu me connais. - Je sais.
Si on veut que notre offre ait un impact,
il faudra y mettre du travail et de l'argent.
Et par chance, je suis prêt à y mettre les deux.
Que se passe-t-il ?
- Tout va bien, sénateur ? - Excusez-moi.
Il va falloir m'en dire plus.
Comment le savez-vous ?
Écoutez-moi, s'il vous plait.
Vous êtes sûr qu'elle était dans le bus ?
Elle a été identifiée ?
Bien sûr que je vais m'en mêler.
Ne me dites pas que c'est impossible !
Qu'ont-ils dit ? Ils vont la rapatrier ?
J'aimerais que vous passiez un coup de fil.
Tout ce que vous voudrez. Qui ?
Appelez Avi. Appelez-le.
- Appelez Avi. - On ne pourra plus faire marche arrière.
Toutes mes condoléances, David. Je suis navré.
- Vraiment. - Merci.
AVI-ANCIEN AGENT DU MOSSAD MERCENAIRE
Ton nouveau poste te plait, Avi ? Tu gardes la tête froide ?
"Plaire" est un bien grand mot, mais c'est un boulot.
Avi... j'ai besoin d'un service.
Je te recommande de bien réfléchir
avant de dire ce que tu vas dire, David.
Je veux que tu trouves qui a fait ça à ma fille.
C'est tout ? Juste des informations ?
Je veux qu'il meure.
Et voilà.
Non, non, non. Écoute.
À la minute où tu as foulé le sol américain,
le gouvernement t'avait à l'œil.
- D'accord. - Le passé est devenu problématique.
Et quand tu as été mêlé à ces conneries,
personne n'était là pour toi. Personne.
Tu serais en taule ou au fond d'un trou
- sans mon aide. - Je sais...
ce que je te dois.
J'ai pris de mauvaises décisions. Comme tout le monde.
Et ces décisions ont engendré beaucoup de morts.
Comme j'ai dit... je suis pas le seul.
Tu te souviens d'elle, non ?
Oui...
- Je me souviens d'elle. - De quoi as-tu besoin ?
D'argent.
Je dois former une équipe,
et les gars que je veux recruter coûtent cher.
Je suis navré de te demander ça. Crois-le bien.
Nous le retrouverons, David.
C'est promis.
TEL-AVIV UNE SEMAINE PLUS TARD
File-moi ton fric et ta montre !
Avi !
LEVI-ANCIEN DE L'ARMÉE ISRAÉLIENNE MERCENAIRE
- C'est vraiment toi ? - C'est vraiment moi.
Tu fais quoi ici ?
Je suis venu te voir !
Voyons !
- C'est bon de te voir ! - Content de te voir.
J'aime le look un peu débraillé.
Ouais.
C'est dingue de voir les rue de Tel-Aviv comme ça, hein ?
Ça craint pour le boulot.
Il y a eu une nouvelle explosion il y a huit jours.
Les gens ont peur de sortir.
Et tu es venu pour ça.
T'es dingue.
Intéressé ?
Je pensais que conduire un taxi me permettrait de repartir à zéro.
Je me prends pas de coups de feu en conduisant les gens chez eux.
Mais il y a peu de différence
entre franchir une zone de guerre à pied et en voiture.
- C'est donc oui ? - Tu as besoin de quoi ?
Pas grand chose.
Il est là ?
Non... non.
Putain.
Bon, ok, on y va.
PLANQUE DU SHIN BET, GAZA
Bon, t'es prêt ?
Quoi ?!
Putain !
TAMAS-AGENT DU SHIN BET EXPERT EN INTERROGATOIRE
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