Prvních 200 řádků.
Je ne pensais pas trouver la maison en ordre.
Je faisais aussi le nettoyage pour votre père.
La maison est trop grande pour une seule personne.
La chambre est prête et la salle de bains propre.
Votre père serait content de votre retour !
Les mains en l'air. C'est un hold-up !
Giuseppe Lagana !
Comment tu vas ? Enfin revenu.
Content de te voir !
T'es cinglé de jouer au cambrioleur avec moi.
Si j'avais pas autant de sang froid, tu serais mort.
C'est pas un accueil envers un ami.
Je ne suis pas gentil avec mes amis, c'est ça ?
Tu étais journaliste à París pendant 15 ans.
Comment sais-tu que tu n'es pas devenu un gangster ?
- C'est une bonne carrière. - Je n'ai pas changé.
T'as changé un peu...
Peu d'entre-nous sont encore en bon état.
Laisse-moi te regarder. On dirait un homme du monde.
Je le sais, je suis aussi allé à l'étranger.
A Tunis pour deux jours, il y a 8 ans.
Ce n'est pas París, mais ils parlent français.
T'es revenu parce que tu es en retraite ?
Non, je ne reste pas longtemps.
Je suis là pour régler quelques affaires.
Je vais vendre la maison. ça marche pour toi.
Je me débrouille bien, pas seulement en affaires.
Vraiment ?
Je n'ai pas vocation à être célibataire,
mais j'aime pas non plus être trompé.
On est cocu même si ce n'est pas sa vocation.
C'est plus que probable de nos jours.
Mon cher, la femme... Des saintes ou des putes...
Et je connais que St Agathe dans les environs.
Parle-moi des filles.
Juste les putes, pas les saintes.
J'ai couché avec Rosa, Rosetta et Rosina après leurs mariages.
Elles me refusaient avant par question d'honnêteté.
Avec D'Amico, ça n'a rien donné.
Elle a épousé un éleveur de bovins en Amérique du Sud.
Un sale business de bovins.
Je ne vois plus Rita Folazzo, mais j'ai entendu dire...
...qu'elle a épousé un taré. Il est totalement impuissant.
Le plus bizarre n'est pas qu'il est impuissant mais il a 7 gosses.
ça fait un bail que j'ai pas vu Mariella Lorusso,
mais son mariage n'a pas marché.
On dit que son mari est un salaud. Tu m'écoutes ?
- Oui et.. - Caterina, hein ?
- Elle est veuve, tu sais ? - Oui.
Me dis pas que tu es revenu spécialement pour elle !
Disons que je ne l'ai jamais oublié.
- Et alors ? - Et bien, Caterina...
...je ne sais si je la mets sur ma liste ou non.
- Tu la vois ? - J'ai essayé, aucun résultat.
Le seul échec de ma carrière. Même Napoléon a été battu à Waterloo.
J'ai essayé du vivant de son mari, même à sa mort, j'étais pas le seul.
- "Rien à faire". - Alors, c'est une sainte.
Exact. Je suis sûr qu'au lit, elle fait des miracles.
Si c'est pas une sainte, elle est plutôt du genre maligne.
J'aimerais la rencontrer par hasard.
T'inquiète, dis-moi quand, je t'arrangerai une rencontre.
Alors, il me dit:
"Catania est le Milan de la Sicile"
comme si c'était un compliment !
C'est mon point de vue. Si la démocratie échoue,
si la liberté est un droit, alors...
- Excusez-moi... - Calmez-vous, Mr le Sénateur.
C'était intéressant.
- Histoire et économie démocratique. - Dítes-moi, je suis cultivé.
Vous connaissez le mari de Luisa, le Milanais ?
Il se vante d'être bien pourvu.
Vous connaissez la statue de David à Florence ? Le nu ?
Il est bien pourvu.
Mais il... Ecoutez ça...
Il a même réussi à... Reprenons au début.
Il a fait renouveler sa carte d'identité on lui a demandé des détails.
Nom ? Agenore Brambilla.
Taille ? 1m73. Cheveux ? Noirs.
Yeux ? Bleus clairs. Sexe ?
Enorme !
- Lagana, quand partez-vous ? - Je ne sais pas.
- Caterina. - Bonjour, Giuseppe.
- Luisa, tu connais Giuseppe Lagana ? - Je ne crois pas.
J'ai rencontré votre père. Asseyez-vous.
- C'est bon de te revoir. - ça fait si longtemps.
J'ai l'impression d'assister à une rencontre historique.
Celles dont on dit: "J'y étais". Je vais au bar.
Caterina, j'ai beaucoup pensé à toi.
- T'as pas du tout changé. - Toi, tu as changé.
15 ans laissent quelques marques sur une femme.
Je me souviens que tu étais jolie, mais tu es vraiment belle.
- Tout le monde nous regarde. - Je m'en moque totalement.
Moi si. Je ne suis pas une française libérée.
Je suis sicilienne.
Désolé, je suis si heureux de te revoir.
Mais... Tu restes longtemps ?
Je ne sais pas.
ça dépend aussi de toi.
- Tu veux quoi, beau gosse ? - Rien.
Je voulais te voir seule.
Alors, regarde.
Fais-vite sinon les gens diront
que je profite de l'absence de mon mari.
- Tu as vu, beau gosse ? - Oui... Hé bien, non...
Luisa, j'ai besoin de te voir.
Très bien.
D'accord, on se verra.
Tu fais quoi ?
On peut se voir, mais tu sais comme je suis.
Je n'aime pas suffoquer.
Quand on me parle d'amour, je pars en courant.
Celui de mon mari me suffit, on sait qu'il est bien pourvu.
Je le sais mais je serais heureux de te voir...
au lieu de regarder en l'air en passant à côté de toi...
J'ai aussi mes points forts, on pourrait les comparer.
Alfredo, c'est pas le problème.
Tu sais ce que je pense.
Avec les autres, je ne suis amicale qu'au plumard.
Hors des draps, je garde mes distances.
Chacun à sa place. Salut.
Luisa, je n'en peux plus. Je t'en prie !
Alors, c'est ça ?
Pourquoi tu m'embrasses ? Tu ne sais même pas le faire !
Mais... Je me souviens que tu étais timide.
Quand on y pense.
Si on ne s'était pas rencontré par hasard...
C'est pas un hasard.
Je te cherchais.
Tu as une bonne mémoire ?
Je me souviens de tout.
Je parie que tu connais pas mon numéro de téléphone.
Désolée, je suis là.
Nous nous sommes tout dit.
Rien d'intéressant à me dire ?
J'ai entendu des rumeurs sur vous en 5 minutes là-bas au bar.
Vous venez de París, je le savais.
Vous avez été le premier amour platonique de Caterina. ça, je savais pas.
- Luisa ! - J'ai dit platonique.
- Je dois partir. - Ciao.
- Au revoir - Je vous reverrai ?
- Bien sûr, Madame. - Appelez-moi Luisa.
Ciao, Luisa.
Quel beau gosse !
Charme italien et nonchalance française.
Il est marié ?
- Je ne sais pas. - Impossible, allez.
En fait, je m'en fiche !
28-14-15.
Allô ?
Oui, c'est moi.
Bien sûr que j'attendais.
ça va bien et toi ?
Oui, moi aussi.
Je veux te voir.
Non, pas chez moi.
Bien, je ne sais pas...
Demain matin ?
Chez moi.
D'accord.
Elles sont belles... Qui te les a envoyé ?
Elles sont belles. Aïe, les épines !
Un vieil ami, si tu dois savoir.
On est allés à l'école ensemble.
Il était parti il y a longtemps et il vient juste de revenir.
C'est sympa pour une femme de recevoir des fleurs, maman ?
Je vais te dire... Tout dépend des fleurs.
De la femme et de l'homme.
- Ne te salis pas, pour grand-mère. - D'accord, grand-mère.
Tu m'envoies toujours chez elle pour mes vacances, je déteste ça.
Graziella...
Allez, sois pas comme ça.
Tu n'es pas allée chez elle depuis longtemps.
Regarde, une belle rose pour toi.
S'il t'envoie des fleurs, il est donc amoureux ?
Pas nécessairement. Il est juste gentil...
La voiture est là. Ne les fait pas attendre, allons.
Je dois vraiment rester jusqu'à dimanche ?
Tu sais quoi ? Je t'appellerai demain soir,
en disant qu'il faut que tu reviennes à la maison.
Merci, maman !
Au revoir, ma chérie.
Salut, entre.
- Tu as raté ma fille. - On se rencontrera un jour.
Merci pour les roses, elles sont très belles.
Tu veux un verre ?
Oui.
T'inquiète pas, nous ne faisons rien de mal.
Je suis heureuse.
Tu as pensé à moi ?
J'y ai pensé constamment.
Il y avait une chose...
que je n'ai jamais pu oublier.
C'est qu'à...
trop y penser, je pensais que c'était mon imagination.
Tu imaginais quoi ?
Tu te souviens, chez toi...?
Derrière le rideau !
- Tu t'en souviens vraiment ? - Oui.
Je n'ai jamais été aussi embarrassée.
Je tremblais de partout.
No comments yet. Be the first to leave one.