Introducing Dorothy Dandridge

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Introducing Dorothy Dandridge 1999 1080p WEBRip x264-RARBG
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DÉCHÉANCE

T'est-il déjà arrivé de t'entrevoir par accident.

De te voir de l'extérieur ?

C'est ce que tu es vraiment.

Excusez-moi, je suis censée prendre une robe.

Rien à payer. Votre maîtresse a dû payer.

Merci.

Non, Geri. Je ne dis pas de bêtises.

Et je ne veux pas que tu viennes.

Je veux seulement que tu restes au téléphone, d'accord ?

Je ne peux pas dormir et j'ai envie de parier.

Madame.

Ma maîtresse son pour la soirée ?

Puis-je avoir ma clé ?

Les vedettes continuent d'arriver à la cérémonie des oscars 1955...

ici à New York et à Los Angeles.

- Mesdames et messieurs... - Ça y est, Dottie.

Ça y est.

C'est un vrai régal pour nous ce soir à New York.

Mesdames et messieurs, la première candidate de couleur au titre...

de meilleure actrice, Dorothy Dandridge, vedette de Carmen Jones.

Elle arrive en compagnie de sa soeur, Vivian Dandridge.

Pouvez-vous me dire un mot ? Le monde nous regarde. Que ressentez-vous ?

Comme si c'était Noël.

- Merci. - Merci.

La voilà. Dorothy Dandridge...

nominée à l'oscar de l'actrice de l'année pour Carmen Jones.

Sont aussi nominées Judy Garland, Audrey Hepburn, Grace Kelly et...

Nous t'aimons, Dorothy !

Viens, Dottie.

- Veux-tu venir ? - Je ne peux pas en faire un autre.

Quand auras-tu la chance d'avoir un rappel au Cotton Club ?

On en a déjà fait dix et j'ai les pieds enflés.

- Veux-tu lui dire de venir ? - De nouveau, les soeurs Dandridge.

Viens !

C'est ton chariot rouge

Continue à tirer ton chariot rouge

Continue, continue

La révélation des années 1940...

les jolies soeurs Dandridge.

La première leçon de danse, c'est de rester sur pied.

- Vous n'étiez pas là tout à l'heure. - J'y suis maintenant et j'y reste.

Quel plaisir pour les yeux !

- Je m'appelle Harold. - Moi, Fayard.

Nous sommes les frères Nicholas.

- Tout le monde vous connaît. - Vous êtes célèbres.

Fayard, tu as entendu ? Nous sommes célèbres.

- Qui est célèbre ? - Nous. C'est ce qu'elle a dit.

Oui ? Personne ne me l'a dit.

Nous détenions le record des rappels au Cotton Club. Jusqu'à ce soir.

Vous en avez deux de plus, les soeurs.

- Nous ne sommes pas soeurs. Nous, oui. - Mais pas moi.

C'est notre nom de scène.

- Ziegfield Follies et Babes in Arms... - Mesdames. C'est à nous, Harold.

Détends-toi, Fayard.

Mon frère et moi ferons le numéro 13 chanceux ce soir.

Qu'y a-t-il de chanceux au 13 ?

Il y a que tu m'accompagneras au cinéma vendredi soir.

Qu'est-ce qui vous fait penser que je vous accompagnerai ?

Je ne pense pas, je le sais.

- Mesdames et messieurs... - Que dis-tu ?

Faites 13 rappels et je sors avec vous vendredi soir.

J'ai l'honneur de vous présenter...

- les frères Nicholas. - Allons-y.

Je vous ai dit de cesser de faire sentir vos jupons ?

- Il était simplement gentil. - Pas au renard dans la bergerie.

Il a beau être fameux renard. Tu es ici pour travailler.

Changez-vous, mettez vos manteaux. Je veux vous voir au lit à 1 h.

Vieille vipère.

Elle voulait qu'on l'appelle tante. Tu te souviens ?

Elle n'était que l'amie de maman.

Mais ce soir-là...

j'ai à peine remarqué qu'elle était là.

Mesdames et messieurs, les frères Nicholas !

- Ça y est ! Le 13 chanceux. - Félicitations.

- Où seras-tu vendredi soir ? - À Los Angeles.

Los Angeles ?

- C'est là où je serai. - Bouge !

Tu ne veux pas sortir avec elle, vieux vicieux.

C'est une bonne fille, douce comme du bonbon.

C'est pas mal non plus.

- Merci. - Madame.

- Maman est à la maison ? - Non, comme d'habitude.

- Elle travaille. - Excusez-moi ?

Si je me souviens bien...

on devait sortir ensemble vendredi et nous sommes vendredi.

Bien entendu, avec votre permission, madame.

Puis-je ajouter que vous avez l'air adorable aujourd'hui.

Le soleil vous rend radieuse.

C'est votre voiture ?

C'est une beauté, non ? Elle a coûté une petite fortune...

mais ce n'est que du fric.

Voilà un homme !

Chérie, tu comptes dormir ici avec toutes ces petites bestioles ?

Je ne pense pas qu'elles me dérangent, Hyacinthe.

Oh, dites donc.

Tu sais, Dottie, j'ai une flamme pour toi qui refuse de s'éteindre.

Chut ! Regarde le film.

Tu sais ce que j'ai fait ?

Je l'ai aspergé de parfum...

et quand il s'est réveillé, nous étions sur la 110ème.

Bien sûr, je payais le loyer.

Viens, sortons. Je veux dire...

j'ai mieux a faire que de regarder une vieille boniche de plantation.

Cette vieille boniche est ma mère.

Tu devrais l'essayer. ça ne rate jamais.

Je ne savais pas. Dottie, je suis désolé.

Elle n'avait pas le choix. Papa nous a quittées et elle a dû nous faire vivre.

Jouer la bonne est autrement plus facile que de l'être.

Tu as raison. Écoute, je ne voulais pas manquer de respect.

- Ne te fâche pas, je t'en prie. - Je ne suis pas fâchée.

Oui, tu l'es.

C'est ta mère et ma remarque était stupide.

Crois-moi, je sais ce que c'est d'être pauvre.

Nous étions si pauvres que maman nous nourrissait aux tripes.

Nous mangions aussi des tripes.

Mais nous, nous ne pouvions pas nous les permettre.

Nous étions si pauvres qu'il fallait coucher à quatre dans le même lit.

Nous étions si pauvres que ma mère devait confectionner nos costumes.

Elle ne savait pas coudre. Les jambes de pantalon étaient toujours inégales.

Fayard et moi devions danser en fléchissant un genou.

C'est de là que vient ce pas que tu nous vois faire.

Il vient de là.

Tu es fou.

Je ne suis fou que pour toi.

Tu sais l'heure qu'il est ?

Nous sommes allés manger une glace après le cinéma.

Et quoi d'autre ?

- Où est maman ? - Elle travaille.

Qu'est-ce qu'il t'a fait ? Tu l'as laissé te pénétrer ?

- Je dois me coucher. - Je te parle.

- Juste un baiser, c'est tout. - Tu l'as laisse te pénétrer.

Je le sais.

Tu pues le sexe.

Bande de gamines, je ne vous ai pas élevées.

Je n'ai pas perdu tout ce temps à vous élever.

Enlève ta culotte que je vérifie.

J'ai dit d'enlever ta culotte.

- Je n'ai rien fait. - Tatie, non !

Mêle-toi de tes affaires !

Écarte les jambes.

- Écarte. - Arrête ! Arrête !

Tu es encore vierge.

Qu'est-ce qui te prend ?

Arrête. Tu m'entends ? Arrête.

Tu fais mieux de la tenir. Tiens-la !

La prochaine fois, tu rentreras à l'heure que je te dis !

Ça va ?

Tatie est folle. Elle est cinglée.

Mais ce qu'elle a fait ne veut rien dire.

Rien n'est arrivé. Rien, tu m'entends ?

Ce n'est pas arrivé. Je brûle de sortir d'ici.

Quand je serai riche et célèbre, elle n'en verra pas un sou, tu m'entends.

- Je t'entends. - Pas un sou.

Regarde papa.

- Harold lui ressemble, non ? - Oui.

Que faites-vous encore debout ?

J'ai acheté une tarte. Elle est chaude. Ça va ?

- Ça va, maman. - On voulait te dire bonsoir.

Oh, mes chéries.

Mangez votre tarte.

Tatie fait son possible pour nous. Elle fait de gros efforts.

Vous comprenez, n'est-ce pas ?

Bien. Gardez-m'en une part. Vous savez comme j'en raffole.

Rien ne vaut les oeufs jambon en Caroline

Quand vous entendez le sifflet à huit heures pile

Vous savez que le Tennessee n'est pas loin

Cessons d'arrêter Il faut rouler

Holà ! Holà ! Chattanooga, te voilà

Chattanooga choo choo te voilà

- Tu nous suis ? - Je l'ai. Je l'ai.

Ce n'est pas dans le numéro.

- Chérie, tiens ça pour moi. - Attrape, Geri.

D'accord, d'accord, suffit.

Ma femme me tuera si je vous laisse me faire danser jusqu'à la tombe.

Reprends. Tu as raté les dernières claquettes.

Tu sais, ça fait mal.

Chaque jour, tu t'assois ici...

menant Fayard à la baguette et lisant des trucs mortels.

Je mène Fayard parce qu'il aime se faire mener...

et je lis Frederick Douglass parce que je veux connaître mon peuple.

- Tu veux l'emprunter ? - Tu dois apprendre à t'amuser.

Fayard et toi devriez sortir plus souvent avec Harold et moi.

D'ailleurs, il nous faut un chaperon.

Hier soir, il m'a demandé d'y toucher.

Vous n'avez pas.

Hé ! Non !

- Il m'a raccompagnée à la maison. - Harold Nicholas t'a raccompagnée ?

Quelle sorîe de charme lui as-tu jeté ?

Il dit que je suis la plus belle fille du monde.

J'aime mieux être futée que belle.

J'aime mieux être belle.

La beauté se fane. Les femmes vieillissent.

Je ne vieillis pas. Je resterai jeune et belle...

jusqu'au jour de ma mort.

Et futée ne te vaut pas une bague de fiançailles d'Harold Nicholas.

Oh, mon Dieu !

Comment peut-on danser avec tout ce boucan ?

- Tais-toi. - Silence.

Félicitations.

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