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UN SPECTACLE ORIGINAL NETFLIX
Et on applaudit à tout rompre, Udom Taephanich !
J'aperçois vos pancartes.
Merci de tout mon cœur.
Si vous êtes heureux Tapez fort dans vos mains
Être sur scène m'a vraiment manqué.
Toi aussi, tu nous as manqué !
Je suis si heureux.
Peut-on allumer…
plus de projecteurs, s'il vous plaît ?
J'attendais vraiment ce moment
Je comprends mieux ce que ressent Srisuwan Janya.
Tout d'abord, je suis désolé
pour toutes les procédures que vous avez dû subir pour entrer ici.
Mais on doit suivre les mesures du gouvernement.
Ça peut être un peu ennuyeux.
Y avait du trafic.
Une manifestation
contre quelqu'un qu'on veut éliminer
Eh bien…
On peut pas en vouloir aux manifestants, ils le font pour nous
pendant qu'on est tranquillement ici.
Je m'engage à vous remonter le moral.
Si on avait refusé de suivre le protocole, il nous fallait reporter le spectacle.
Mon équipe m'a supplié de quitter le temple pour faire ce spectacle.
Ils étaient tous là.
Assis autour de moi, me suppliant :
"Change-toi.
"Sinon, tu ne seras jamais prêt pour le spectacle."
Si le spectacle avait été encore une fois reporté,
je n'aurais plus jamais quitté le monastère.
Quand j'étais moine, j'ai appris plein de choses.
L'une des meilleures décisions que j'ai prises.
De sacrées aventures.
La plus mémorable d'entre elles,
c'était la contemplation de la mort.
Nos maîtres disaient toujours :
"Nous allons bientôt mourir."
Quand tu te le répètes tous les jours, tu l'intériorises.
Et puis ça devient réalité.
"Mon Dieu. Je vais bientôt mourir."
Je suis né. Maintenant, je vieillis.
Maladie.
J'en suis à ce stade.
Les quinquagénaires le savent.
Nous vivons des expériences
comme les douleurs au genou, à la jambe, des problèmes de vertèbre,
l'indigestion, les reflux.
On fait des bilans de santé, des trucs
comme se faire vacciner contre le tétanos, contre le zona,
passer une coloscopie, avec un tube qui entre
par la bouche et un autre, par l'anus.
Ils se croisent à mi-chemin.
Pas vraiment la chose dont tu rêves.
Mais le moment venu, il faut le faire.
Récemment, j'ai dû
subir un examen de la prostate.
Vous, les jeunes, vous pouvez pas comprendre.
Quand j'avais votre âge, j'avais aucune idée de ce que c'était.
Quand on a 50 ans, on n'y échappe pas.
J'ai toujours cru qu'un examen de la prostate,
c'était un médecin avec un stéthoscope qui…
te palpait les testicules
pour savoir si
une tumeur ne s'y était pas planquée.
Mais c'est pas ça du tout.
Ce qu'ils font, c'est qu'ils te mettent un doigt
dans le trou de balle.
Quand je l'ai su, je me suis dit : "Merde !
"Pas question."
Vous voyez le truc ?
Il me fallait dégotter un médecin homme.
J'imaginais pas une femme me…
Bon, vous me comprenez.
Je pense que les femmes comprennent.
Vous savez ce qu'est un frottis,
vous voudriez pas qu'un homme s'en charge.
Encore moins s'il est mignon.
Ce n'est pas votre mec, vous pourriez vous en ficher.
Pareil pour moi.
J'ai cherché un médecin homme sur Internet.
Je suis tombé sur le Dr Arkanay.
J'ai appelé et pris rendez-vous.
Il a vu le nom "Udom Taephanich".
Il a dit : "Monsieur Note,
"vous m'apporterez des objets publicitaires."
"Comme des coffrets cadeaux ?"
"Couvertures, poupées, tasses, tout ce que vous avez."
"Oh, vous êtes un fan ? J'en suis heureux."
"Non, c'est pour mon assistante.
"Elle vous adore.
"C'est une grande fan.
"Elle viendra avec vos livres et vos CD pour des autographes.
"Apportez vos produits."
C'est ce que j'ai fait.
Quand je suis arrivé, elle m'attendait sur le parking.
Imaginez, une fan totalement dingue de vous.
Elle arrêtait pas de répéter : "Note !"
Elle le disait d'une voix suraiguë.
On a pris des photos. J'ai donné la marchandise,
mon autographe et tutti quanti.
Tout ce dont rêve un fan. Elle était ravie.
Elle m'a ensuite conduit au cabinet.
Le lieu était petit.
Comme souvent.
On m'a demandé de retirer mon pantalon.
J'ai obéi, j'ai juste gardé mon haut.
On m'a dit de m'allonger
avec les bras autour des genoux.
Waouh, quelle participation dans la salle !
Laissez-moi dire quelque chose.
Je veux que vous compatissiez.
Faire du stand-up dans ces conditions, c'est tout nouveau pour moi.
Normalement, quand je fais du stand-up, je vois le public rire,
je sais alors s'ils ont compris ou non mes blagues.
Mettez-vous à ma place.
Sous cet angle de vue, ce n'est que malheur et tristesse.
J'aperçois que des yeux.
Et tout ce qu'ils font ?
Me suivre de droite à gauche, de gauche à droite.
Vos yeux vont pas sortir de leurs orbites. Quelle blague !
Pas facile de faire rire le public.
Le pire, c'est quand les gens se cachent pour rire.
Dans le genre : "Tu n'en sauras jamais rien."
C'est comme cette fille, là.
Je vois ses yeux et…
elle se dit : "Je m'en fiche."
Très effrayant.
Si je pose une question, s'il vous plaît, soyez réactifs.
Un petit peu.
Faites-moi plaisir. Montrez que vous suivez.
Exactement.
Vous êtes très gentils, merci.
Ça, c'est mieux.
Donc le docteur me dit de m'allonger, les bras autour des genoux.
Je ne porte pas de pantalon. Y a juste mon trou de balle.
Je suis dans cette position.
Plutôt nerveux à l'idée qu'on m'enfonce quelque chose.
C'est là que j'entends le bruit des gants de latex.
Le caoutchouc claque.
À ce moment-là,
je pensais que le médecin
avait déjà mis la vaseline.
C'est à ce moment-là
que j'ai réalisé qu'il n'y avait
plus de bruit.
Il n'y avait pas que le médecin et moi dans la pièce.
Je l'ai senti.
L'énergie était palpable,
presque vibrante.
Là c'est moi, sentant qu'on n'était pas seuls.
Y avait comme de l'électricité.
J'ai tourné la tête.
Et je l'ai vue, l'infirmière.
À quelques centimètres de mon anus.
Vingt centimètres.
J'ai vu son expression, celle d'une fan.
Vous voyez le truc ?
Ça n'aurait jamais dû arriver.
J'ai couvert mes fesses.
"Docteur, un instant."
"Quoi ?"
"Je ne crois pas que ce soit approprié."
"Quoi ?"
"L'infirmière est là."
"Allez, c'est une fan, laissez-la regarder."
Une fan ne devrait jamais voir ça.
C'est comme si,
si mon trou de balle était un œil,
là, on était en contact direct.
Une fan ne peut pas voir un truc pareil.
Je ne sais pas ce qu'elle pensait de moi, avant.
Ce dont elle se souvenait.
Mais une fois qu'elle a vu votre anus,
votre anus poilu…
Imaginez un peu.
Imaginez que vous soyez un fan de Nont Tanont,
Tik Jetsadaporn
ou alors Nadech.
Et vous,
qui êtes infirmière,
avez l'anus de Nont Tanont sous le nez.
Ce genre d'image, une fois en tête,
vous l'avez gravée à jamais.
Et la prochaine fois que vous irez à son concert
ou que vous le croiserez en ville,
vous ne verrez pas seulement Nont Tanont,
vous verrez Nont Tanont
et son anus poilu.
Vous ne l'écouterez plus pareil.
J'ai dit : "Non, docteur, impossible.
"Vous pouvez lui demander de partir ?"
"Et comment je fais ? Quelqu'un doit tenir la vaseline."
"On peut se débrouiller seuls.
"Mettez votre main dedans. Voilà."
L'infirmière rigolait
quand elle est sortie.
Je ne sais pas si elle a tout filmé.
Après avoir pris de la pommade,
le Dr Arkanay
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