A Farewell to Arms

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Zveřejněno: 2016-10-10
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L'ADIEU AUX ARMES

Défaites et victoires furent le lot de toutes les nations

qui ont participé à la Grande Guerre.

Mais deux glorieuses batailles ont marqué à jamais les mémoires.

La Marne et le Piave.

Chauffeur.

Arrêtez-vous !

Pourquoi ? Que se passe-t-il ?

Le type au-dessus de moi, il se vide de son sang.

On ne peut pas s'arrêter ici. Les freins ne tiendront pas.

Infirmier !

Vous êtes aussi coupable qu'un soldat qui aurait déserté.

La sanction doit être exemplaire.

Excusez-moi, major. J'amène des blessés.

Ah, oui. Vous cherchez l'unité italienne.

Ici, ce sont les Anglais.

- Je cherche l'unité 207. - Ils sont dans l'autre aile.

C'est par là, tout droit.

Merci, major.

Qu'est-ce qu'elle a fait ?

Les hommes, tous les mêmes !

Ils vont la renvoyer.

La pauvre !

Elle sera déshonorée.

- C'est le règlement. - Elle aurait pu accoucher ici.

S'ils la renvoient maintenant, tout le monde verra son état.

C'est de sa faute.

C'est la guerre et elle l'aimait.

Ils arrivent !

Eh bien, que faites-vous toutes ici ?

Retournez à vos postes.

Vous, soyez prête à partir dans l'heure.

Molly !

Je t'aide à faire tes bagages ?

D'accord. Si ça te fait plaisir.

Mais oui, ça me fait plaisir.

- Brave fille. - Pardon ?

Elle est la seule ici à se comporter en être humain.

Je suis navrée que Mlle Barkley compatisse avec un élément

qui a déshonoré l'uniforme que nous portons toutes.

- Baby ! - Rinaldi !

Lâche-moi, tu es sale !

Vous alors, les Anglo-Saxons ! Toi aussi, tu es sale.

Tu as ramené des cas intéressants ? Tu ne t'es pas perdu ?

Tu vas bien ? C'est pour quand, l'offensive ?

Tu as été au feu ? Par la Vierge, j'étais inquiet !

Oui, je vois ça.

Sept opérations rien qu'aujourd'hui !

Dont une absolument superbe.

J'ai sorti le cœur.

Je le tenais et il battait, comme ça.

Tu aurais dû voir ça. C'était magnifique.

Je serai bientôt le meilleur chirurgien du régiment.

Puis, de toute l'armée. Et un jour, de toute l'Italie !

- Et du monde entier ? - Pourquoi pas ?

Tu vas te plaire, ici.

Et en ville, on trouve des filles ?

- De jolies infirmières anglaises. - Non, je te parle de filles.

- Les maisons en regorgent. - Comme à la Villa Rossa ?

Certaines sont au front pour la première fois.

Tu crois ?

Les infirmières sont plus jolies. La plus belle est Mlle Barkley.

Je suis amoureux d'elle.

- Le sait-elle ? - Pas encore.

Tu as de l'argent ?

- Prête-moi 50 lires. - Pourquoi ?

Je veux que Mlle Barkley pense que suis un homme fortuné.

Merci.

Tu es mon grand ami et mon grand argentier.

Et toi, un imbécile.

Et maintenant, allons manger, boire et rencontrer Mlle Barkley.

Mais il faut que tu fasses bonne impression.

Non, je ne préfère pas.

J'insiste.

Il y aura une infirmière pour toi.

Elle s'appelle Mlle Ferguson et elle est très avenante.

D'abord, on mange et on boit.

Ensuite, on va voir les filles qui ne sont jamais allées au front.

D'accord ?

Tu sais ce qu'est un Américain ?

Dis-le-moi.

Elle ne sait pas.

Moi, je suis Américain.

Alors, que fais-tu ici ?

Je bois.

Il aime l'uniforme.

Faux.

J'aime la langue.

Que faisais-tu en Italie ?

J'étudiais.

Tu étudiais quoi ?

L'architecture.

Tu sais ce que c'est ?

Eh bien ?

Tu vois ? Elle ne sait pas.

- Et moi non plus. - Tu as bu trop de vin.

C'est du mauvais vin, il fait sauter l'émail des dents.

- Où en étais-je ? - L'architecture.

Ah, oui. Regarde, je vais t'expliquer.

Ceci, ma chère, s'appelle une arche.

L'arche, ma chère,

est une des premières inventions de l'architecture.

"Arche"... "Architecture".

Le mot lui-même indique

combien les deux sont liées.

Pour conclure, ma chère, l'architecture

est le plus ancien des arts.

Tout comme ton métier est le plus vieux du monde.

Rechausse-toi, tu vas avoir froid.

Si vous permettez, je vais partir. Le raid aérien est terminé.

Catherine !

J'arrive.

J'étais morte d'inquiétude !

- Tu m'as crue morte ? - Tu avais disparu.

Qui est cet homme ?

Je ne sais pas, un fou.

Viens.

À quoi bon prendre ces montagnes ? Derrière, il y en a d'autres.

Et derrière celles-ci, encore d'autres.

On les prendra toutes ?

Il faut que l'Autriche capitule. L'un des camps doit plier.

- Ça risque de ne jamais s'arrêter. - Comme lui !

- Le père veut que l'Autriche gagne. - Non, c'est faux.

Mais vous ne voulez pas qu'on attaque.

Puisque c'est la guerre, il faut bien attaquer.

Mais tant d'hommes vont mourir !

La mort n'est rien pour un chrétien !

Ne l'encourage pas, Fergy.

Federico ? Te voilà sain et sauf.

Bonjour, père.

Il prie pour vous, à chaque fois que vous partez.

Je prie pour chacun de vous.

Tu es en retard. Comment est l'ambiance ?

Tu as failli rater une fête où l'on s'ennuie ferme.

Mlle Barkley est ici, avec son amie, Mlle Ferguson.

Celle qui va te plaire. Viens.

Mlle Barkley, voici mon ami

et mon frère d'arme, le Lt Henry.

Il revient tout juste du front.

Enchantée.

Enchanté.

Et voici Mlle Ferguson.

Le voilà qui recommence. Vite, passons au jardin.

Bien. Vous allez rester ici.

Je vais nous trouver à boire.

Pastis, grappa, vermouth, que préférez-vous ?

- Les trois. - Alors, vous aurez les trois.

- Cet endroit est agréable. - Oui.

Nous sommes destinés à nous rencontrer dans le noir.

Mes excuses. Je vous ai prise pour quelqu'un d'autre.

J'avais compris.

J'avais bu.

J'avais également compris.

- Fâchée ? - Non.

Vous êtes Américain ?

Que faites-vous dans l'armée italienne ?

Ce n'est pas vraiment l'armée. Je suis ambulancier.

Pourquoi avez-vous quitté votre pays ?

Je ne sais pas. Et vous ?

Je me suis engagée en Angleterre.

Mon fiancé était parti à la guerre.

Où est Mlle Ferguson ?

Va donc la chercher.

Oui, s'il vous plaît, capitaine Rinaldi.

- Je vous sers ? - Merci.

Il n'est pas content.

- Pourquoi ? - Parce que je suis ici, avec vous.

D'habitude, les femmes le préfèrent.

- Si nous marchions un peu ? - Volontiers.

Où se trouve-t-il ?

- Qui ? - Votre fiancé.

Il est mort.

Tué dans la Somme.

Vous avez été fiancés longtemps ?

Huit ans. Nous avons grandi ensemble.

Pourquoi ne pas l'avoir épousé ?

Je ne savais pas ce qu'était la guerre.

Sinon, je l'aurais épousé.

J'aurais fait n'importe quoi.

Au début, je m'imaginais naïvement qu'il serait amené à mon hôpital.

Avec un simple bandage autour de la tête.

Ou blessé à l'épaule. Quelque chose de pittoresque.

Le pittoresque, c'est ici. Pas en France.

Il n'a pas été blessé à l'épaule.

Il a été déchiqueté.

- À quoi pensez-vous ? - Au whisky.

- Et que lui trouvez-vous ? - Bien des qualités.

À vous aussi.

Non.

Pourquoi ?

Non, s'il vous plaît.

- Désolée. Je vous ai fait mal ? - Ce n'est rien.

Je suis vraiment désolée.

Je ne supporte pas l'idée

d'être l'infirmière d'un soir.

Ce n'est rien, je vous assure.

Pauvre soldat.

À vrai dire, je mène une vie plutôt agitée.

Et vous êtes très belle.

Ne dites pas de bêtises. Je me suis excusée.

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