MacArthur

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Comme je sortais de mon hôtel ce matin,

le portier m'a demandé,

"Où allez-vous, monsieur ?"

Quand j'ai répondu, "West Point".

il a dit, "C'est un endroit magnifique."

"Vous y avez déjà été ?"

Le devoir, l'honneur, le pays.

Ces trois mots sacrés dictent ce que vous devez être,

ce que vous pouvez être,

et ce que vous serez.

Ce sont vos points de ralliement.

Ils vous donneront la volonté,

une qualité de l'imagination,

une vigueur des émotions,

la fraîcheur des sources de la vie,

un tempérament de courage sur la timidité,

un appétit pour l'aventure sur l'amour de la facilité.

De cette façon, ils vont vous apprendre à être un officier

et un gentleman.

De vos rangs viennent les grands capitaines qui tiendront

le destin de la nation entre leurs mains

au moment où le tocsin de guerre sonne.

La longue ligne grise ne nous a jamais laissé tomber.

Si vous le faisiez,

un million de fantômes en kaki terne et brun,

en bleu et gris, s'élèverait de leurs croix blanches

en faisant tonner ces mots magiques.

Devoir, honneur, pays !

Cela ne signifie pas que vous êtes des bellicistes.

Au contraire, le soldat, au-dessus de tous les autres,

prie pour la paix,

car il souffre et supporte les blessures et les cicatrices les plus profondes de la guerre.

Mais toujours dans nos esprits sonne les paroles de mauvais augure de Platon,

"Seuls les morts ont vu la fin de la guerre."

Tête haute, soldats !

Tête haute !

Lieutenant ? Oui, monsieur ?

Le major Huff a été blessé.

Pourriez-vous regarder, s'il vous plaît ?

Tout de suite, monsieur. Caporal, vous prenez ça ?

Major.

Donc, l'un des bâtards du Bataan, hein ?

Oui, monsieur. Pas de mère, pas de papa, pas d'oncle Sam.

Les secours sont en route.

J'ai la promesse solennelle de Washington.

Général Marshall, Amiral King, Vous voulez bien entrer, s'il vous plaît ?

Merci.

Vous avez dit que vous vouliez parler du problème du Corregidor.

Certainement. Je suis arrivé à la limite avec les Philippins.

Il faudrait plus que des messages radio d'inspiration

pour passer le blocus japonais.

Est-ce que l'un de nos vaisseaux a réussi ?

Un vaisseau a atteint Mindanao, deux autres sont arrivés à Cebu.

Les autres ont été soit coulés ou capturés.

Merci.

Jusqu'à présent, nous avons perdu plus de 80 000 tonnes.

En d'autres termes, MacArthur a n'a pratiquement rien reçu.

C'est à peu près tout, M. le Président.

Combien de temps peuvent-ils tenir ? Quelques semaines.

Mais nous continuons d'envoyer des sous-marins à Bataan et à Corregidor.

Nous avons réussi à débarquer des munitions et des médicaments,

et à évacuer quelques blessés, mais c'est tout ce qu'on peut faire.

A moins que vous ne puissiez dégarnir

les défenses de la côte ouest,

le canal de Panama... Un bombardement du canal

et il serait hors service pendant deux ans.

C'est un objectif plus vulnérable et plus important que Pearl Harbor.

Et Hitler aura tout le continent Nord américain pour cible

si on ne l'arrête pas en Europe.

Exactement.

Mais vous savez ce qui va se passer.

Comme pour tout le reste, Douglas va

faire sa stratégie personnelle.

Il pense que le blocus est un produit de mon imagination,

et que je suis lui vole délibérément sa gloire.

J'aimerais que vous envoyiez à Douglas un globe du monde

pour lui rappeler que nous avons des obligations partout.

Nous devons soutenir Staline pendant qu'il combat le gros de l'armée nazie.

Nous devons aider Churchill pour que l'Angleterre continue à fonctionner.

Nous devons protéger nos flancs, le canal de Panama,

et le général Douglas MacArthur.

J'ai besoin de lui. Le pays a besoin de lui.

On ne peut pas le laisser aux Japonais.

Il ne quittera pas les Philippines à moins que vous lui ordonnez de partir, M. le Président.

Ecrivez un ordre. Mettez mon nom dessus.

Double 5, O, 673D, L926...

Au revoir, bébé. C'est 140 million de dollars que les Japs n'auront pas.

Je suis armé jusqu'à la moelle des os, Dick.

Je n'ai jamais désobéi à un ordre de ma vie.

Maintenant, pour la première fois, Je me sens obligé de désobéir.

Monsieur, vous ne pouvez pas. Vous passerez en cour martiale.

Alors je démissionnerai et je me battrais ici en tant que soldat.

Je veux que vous fassiez une déclaration

pour le Président à cet effet.

Général, pardonnez-moi, mais vous ne le pensez pas.

Je ne partirai pas. Je vais rester ici avec mes gars.

Monsieur, vous êtes le seul homme vivant qui peut sauver les Philippines.

Ils n'auraient jamais émis un ordre comme cela,

à moins qu'ils veuillent que vous montiez une contre-offensive immédiate.

Bon sang, ces convois qu'ils ont détournés,

les troupes et le ravitaillement qui ne sont jamais arrivés ici,

ils vous attendent en Australie.

Et si vous partez maintenant, vous serez revenu avant que la nourriture manque.

Monsieur, vous ne pouvez pas désobéir à un ordre présidentiel.

Le Président.

le destin décide de la vie des hommes de façon étrange.

Nous devons y croire, n'est-ce pas, Jack ?

Je ne peux même pas trouver ce ravitaillement.

De la viande fraîche arrive.

Classez cette foutue réquisition.

Oui, monsieur.

Major. Colonel Huff. Salut, Ah Cheu. Le général est occupé ?

Le général est occupé ?

Venez voir. Il fait un grand défilé.

Excusez-moi, général.

Le sous-marin est arrivé pour évacuer

Le président Quezon et sa famille, comme vous l'avez ordonné.

Il veut toujours que vous vous joignez à eux.

Non, Sid.

Encore plus de tambours.

Faisons entendre ces tambours. Plus fort sur les tambours.

Monsieur, le Président Quezon est inquiet pour votre sécurité.

Il conseille...

Non, Sid. Si un commandant s'enfuit,

comment les hommes se sentent?

Je ne me cacherai pas dans un sous-marin.

J'irai dans une des bateaux de Johnny Bulkeley.

Monsieur, je connais ces bateaux. Leurs moteurs sont morts.

Ils ne feront que la moitié de la vitesse.

Ils sont en contre-plaqué.

Ils ont des futs d'essence partout sur le pont.

Ce sont des cercueils flottants. Ils vont faire de vraies bombes.

Mettez au moins votre famille dans un sous-marin. Ils y seront plus en sécurité.

Non, Sid, non. Je vais rester avec le général.

Jean, tu ne comprends pas. Viens ici.

On ne sait même pas combien de Japonais sont là.

Un sous-marin pourrait être le seul un endroit sûr pour toi et Arthur.

Nous restons avec toi.

N'oubliez pas ces autres vêtements.

Oui.

Jeannie, Sid a raison. Le voyage va être très dangereux.

Je préfère que toi et Arthur... Maintenant, supposons,

comme tu aimes tant le dire,

"Nous trois ne faisons qu'un. Nous buvons dans la même tasse."

Jeannie...

Tu es mon meilleur soldat.

Comment Shakespeare l'a dit ?

"La femme du général est le général du général."

Colonel Wainwright, monsieur, Le général MacArthur arrive.

Merci, fiston.

Voilà Doug et toute sa putain de caravane de gitans.

Au revoir, mon général.

Castro, continuez le combat.

Une guérilla se forme. Je les rejoins.

Très bien.

J'ai mon fusil.

Des munitions ?

Assez.

Très bien, alors. Traversez vers Bataan.

Il y a des hommes biens dans les collines là-bas. Rejoignez-les.

Combattez avec eux.

Oui, monsieur.

Bonne chance, Castro. On se reverra.

Eh bien, Jim, je n'ai pas le choix.

Je sais.

Si on arrive jusqu'en Australie,

Je reviendrai dès que je pourrais avec autant d'hommes que je peux.

Je suppose que je ne peux pas vous convaincre d'aller en sous-marin.

Non, non.

Si nous pouvons percer, nous allons démontrer à Washington

que ce blocus peut être percé, si on en a l'audace.

En attendant,

vous devez vous accrocher ici.

Oui, monsieur.

Cigares, crème à raser.

Merci.

Jim, dites aux hommes

que j'obéis à un ordre du Président.

Je le ferai. Je le ferai.

Quand je reviendrai, je vous ferai Lieutenant général.

Je serai là, ou je serai mort.

Au revoir, Jim.

Au revoir.

Bienvenue à bord.

Merci, lieutenant.

Je vous dis encore bonjour. à vous les gars de Corregidor.

Surtout à vous, Général MacArthur.

Au nom de la nation japonaise,

permettez-moi de vous inviter à une fête

pour célébrer notre prochaine victoire. Une fête surprise.

En fait, une soirée pendaison, à Tokyo.

Désolé, général.

Passons nous de cette petite fête, n'est-ce pas ?

À vos ordres, monsieur.

Qu'est-ce qu'il y a ?

Des mines.

Je pense que ce sont les dernières, monsieur.

Il y a un pot de café chaud à l'avant, monsieur. Vous en voulez ?

Pas de café.

Comment vous sentez-vous, monsieur ?

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