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Hé, les gars !
Pause café !
Allez, allez, allez !
Hé ben, mon salaud, il était temps, t'allais finir vieux garçon !
Arrêtez !
Attrape-le !
Ne bouge pas !
Salauds !
Bouge pas !
Allez, gros !
C'est ton compatriote. Lâche-le !
J'ai rien à voir avec vous, enfoirés !
- Vous faites honte à mon pays. - T'aiderais pas ton frère !
Lève-toi à 2 heures du matin et t'auras pas besoin d'aide !
Pas étonnant que ta femme te trompe,
tu travailles tant que t'en oublies d'être un homme !
Redis-moi ça !
Vous voyez ?
Je connais sa tête.
La fille de l'autre jour avait sa photo...
C'est pour qui les fleurs, à ton avis ?
Bande de cons !
Toujours là pour nous faire chier.
Enfoirés.
Je les ai à l'œil.
Mon cher Nelson, je ne sais pas comment...
Tu m'as fait venir parce que c'était mieux pour nous.
C'est ce que tu disais.
Vous le voyez ?
C'est le cœur.
Juste maintenant...
Il est là depuis quelques semaines déjà.
Vous avez déjà avorté ?
Il y a deux ans.
Tout va bien, Marcela.
Il me ressemble ?
C'est un peu tôt pour le dire.
Je prends vos coordonnées pour les consultations.
Dites-moi où vous habitez.
Où habitez-vous, Marcela ?
Où es-tu, Marcela ?
Un, deux, ça fait seize. Il en manque six.
Il y en a seize, il en manque six.
Non, pas les blanches. Les blanches, là-bas.
Ça c'est les rouges, seize rouges.
Là, il y en a huit. Deux paquets, il en manque six.
Donne-moi dix euros. Il en manque six.
C'est seize les deux paquets.
Ça va ?
J'ai mal au ventre.
Tu as mangé ?
Aujourd'hui tu ne sors pas. Tu restes à la maison.
- Salut Nelson. - Salut.
Vous êtes en retard.
Les fleurs sont dans le frigo.
Bonjour, Marcela.
Comment va votre mère ?
Bien, elle vous dit bonjour.
Elle ne vous voit plus au restaurant.
C'est presque plein, Nelson.
C'est bientôt les fêtes.
Gladis est toujours prête à faire la fête.
Marcela est malade aujourd'hui. C'est vous qui vendrez sa part.
Alors vous les avez, ces six euros ?
Tu en vois une comme ça ?
Celui-là se vend très bien.
Dégivrage automatique, et alarme pour la porte.
Ça sonne si elle reste ouverte.
Il te plaît ?
Il est à 450.
150 maintenant et le reste en paiements différés.
On ne les a pas.
150 seulement.
150 maintenant,
et il faudra bien finir de le payer.
On n'a pas le reste non plus.
Tu pourrais trouver un boulot d'été ?
Rosa t'a parlé d'une maison, non ?
C'est pas le moment, Nelson.
Pourquoi ? C'est maintenant qu'on en a besoin.
C'est presque Noël. Notre stock est flétri.
En plus, on doit trois mois de loyer. On n'a plus d'argent.
On en trouvera.
Tu as vu ?
L'alarme !
Il a juste besoin d'un peu d'aide,
de la compagnie.
Vous avez déjà fait ça ?
On ne vous demande pas de diplôme.
On n'a pas besoin d'une aide spécialisée.
Récemment encore, il allait bien.
Un mois à l'essai, tous les jours.
Pour voir comment vous vous entendez, hein ?
On vous paiera à la fin du mois. 500 euros.
500 ?
Oui, 500, c'est le tarif courant.
On peut vous avancer 100 euros.
Par virement à la fin de la première semaine.
Il parle peu, ne se plaint pas.
Ce ne sera pas trop de travail, il est facile.
Papa demande si tu en as pour longtemps.
Dis-lui que j'arrive, d'accord ?
Allez, va.
Ma secrétaire.
Vous avez des enfants, Marcela ?
Ils apportent de grandes joies, et beaucoup de travail aussi.
Vous vous en sortirez très bien.
On ne peut pas s'en occuper, en ce moment.
On construit une maison en province, et avec les travaux...
Il a un traitement très simple, juste des médicaments.
Tout est noté ici. Les doses, les horaires...
Quand il n'y en aura plus,
on vous en donnera à la pharmacie, ils sont au courant.
Ils nous connaissent, on a un compte chez eux.
Je vous laisse mon numéro
au cas où.
Et je vous appellerai aussi.
Il faut qu'on y aille
avant les embouteillages.
Je vous ai dit son nom ?
Ça peut être 150 ?
L'avance.
Oui.
Bonjour.
Ce n'est pas beaucoup.
J'aurai une avance.
Ça couvrira le premier paiement du frigo.
On ira le chercher samedi.
Je demande à Oscar sa fourgonnette.
Vaporise-les avec ça.
Il est sympa, le vieux ?
Pourquoi on parfume les roses ?
Pour qu'elles sentent la rose.
Sinon elles ne sentent pas.
Les roses ne sentent pas la rose ?
C'est ça.
J'ai la tête qui tourne.
Moi, j'aime bien.
C'est aux fleurs naturelles.
Je ne comprends pas.
Les gens aiment les fleurs qui sentent bon.
À quoi bon ces questions ? Qui est l'expert ici ?
Et qui a trouvé un boulot pour payer le frigo ?
Toi, mon amour.
Quand on aura notre magasin, il portera ton nom.
"Fleurs Marcela."
Et je l'écrirai aussi sur les fourgonnettes.
Sur les fourgonnettes ?
Ça va marcher.
Comme ça, tout le monde le verra.
Tu as grossi.
Un peu.
Comment tu t'appelles ?
Marcela.
Amador.
Vous voulez lui parler ?
Entendu, madame.
Ne vous inquiétez pas.
Votre père se repose.
Mais oui, il comprendra. Je le lui dirai.
D'accord. Je lui dis de votre part à vous.
Sans faute.
La mer, c'est le plus dur.
Tout est pareil.
Il y a la mer chez toi ?
C'est pour ça que tu es partie ?
Tu as bien fait.
Le ciel, c'est difficile aussi.
Du ciel, vous en avez ?
Du ciel, oui.
Tu aimes les nuages ?
Tu sais ce que disait un ami ?
Que Dieu les a créés
pour se cacher quand il a honte.
Qu'en penses-tu ?
Bon, mon ami était un peu anarchiste.
Qu'allait-il dire ?
Alors ?
Le père est content ?
Il a dit quoi ?
Que j'ai grossi.
Vous avez la taille au-dessus ?
Et le feuilleton ?
Je ne regarde pas les séries.
Vous n'aimez pas ?
Elles durent trop longtemps.
C'est ça.
Et vous n'avez pas le temps.
Vous êtes si occupé.
Ben, ce sont des séries. Elles durent.
Tu as déjà fait un puzzle ?
Jamais ?
Non.
Pourquoi se donner du mal à déchirer la photo
en petits morceaux ?
Pourquoi ne pas l'acheter entière ?
Ça ne serait plus un puzzle.
Ce serait quand même la photo.
Ce n'est pas pareil.
La photo est la même.
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