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PRÉCÉDEMMENT...
On a chopé ton gars, en Ukraine. 48 h plus tard,
la chargée de mission qui chapeautait l'opération
a vu deux mercenaires russes sonner à sa porte,
Tu marches pour la Russie ? Ces putains de Russes !
Je t'interdis de me traiter de Russe.
C'est ce que t'es. Une saloperie de Russe.
- Conseil de famille. - Lâchez-vous.
- Change de boulot. - Les filles.
Je suis une soldate. Et le boulot d'un soldat,
c'est de se battre jusqu'à ne plus en être capable,
ou la fin des combats.
Je regrette que ça affecte notre famille.
Vos salopards s'en sont pris à moi et à ma famille.
Comme on dit : "Le serment du soldat engage sa famille."
J'ai mis mon numéro. On commence maintenant.
BALTIMORE, MARYLAND
La seule chose
qui a rendu les États-Unis aussi dangereux aussi longtemps,
c'était que votre peuple croyait au fantasme de la liberté.
Mais maintenant,
ce fantasme s'évapore.
Remplacé...
par la réalité que l'Homme ne naît pas libre.
Nous vivons en meute,
comme les loups.
Et comme les loups, nous avons besoin d'un mâle alpha.
Il peut être juste.
Équitable.
Mais il doit régner en maître absolu.
Ton peuple ouvre les yeux sur cette réalité,
sans savoir ce qu'il lui faut.
Tout d'abord, il doit perdre tout ce qu'il possède
l'ordre établi,
puis il se délestera de ses libertés,
comme des déchets.
Puis il priera pour être dirigé.
Vous l'avez déjà fait, avec le Covid. Une mauvaise décision
a détruit votre illusion d'indépendance.
C'est ce dont dispose la Russie ? Un chef d'État juste ?
Un salopard d'agent du KGB
qui s'est transformé en dictateur.
Vous prenez vraiment ce connard pour un chef de meute ?
Vous vous faites botter le cul
par l'armée la plus obsolète, mal préparée et corrompue
de toute l'Europe centrale.
Pourquoi ?
Nos quelques centaines de soldats ont suffi à vous stopper net.
Votre armée merdique de taulards abrutis toute entière
utilise les mêmes armes que les Talibans
vous ont fourguées en 1980.
L'Afghanistan utilise vos armes, aujourd'hui.
Les armes que vous avez abandonnées quand vous avez décampé.
Ce goutte-à-goutte en forme de piaf, c'est une technique dégueulasse.
Je vais vous le piquer.
Épargnez-moi vos sermons sur les sociétés vérolées.
La Russie a renié toutes les théories que Marx ait jamais formulées.
Et de façon spectaculaire.
Vous avez même tué plus de vos propres hommes
que l'armée allemande, au passage.
Une monarchie ratée, une démocratie ratée,
en cours d'échec en tant que dictature.
La seule raison pour laquelle la Russie existe encore,
c'est que personne n'a envie de vous prendre ce désert glacial.
Mais je comprends.
Vous devez suivre le protocole et tenter de me recruter.
Faites-vous plaisir.
Moi, je vais vous écouter sagement, allongée là.
Ce n'est pas ma mission.
Quand tu seras chez nous, je te montrerai mes talents.
Je suis un expert.
Raté.
- Son unité a retrouvé sa balise. - Sa balise ? Pas elle ?
C'est exact.
On sait où elle peut être ?
La NSA a la liste des véhicules
qui sont entrés et sortis de l'ambassade de Russie.
On compare cette liste avec les caméras de la police.
Pour quoi faire ?
Actuellement, un agent du SVR doit surveiller ses déplacements.
Un responsable haut placé bénéficie d'une immunité diplomatique.
On compare les plaques diplomatiques et les bases de la police
pour voir qui était dans le quartier lors de son rapt.
Quel est leur objectif ?
Sur le plan logistique, la sortir des States et l'amener en Russie.
Je suppose qu'ils négocieront qu'on l'échange contre Yurimov.
Et Yurimov est à Guantánamo, n'est-ce pas ?
Oui, monsieur.
Ai-je raison de penser que vos gars
ont interrogé M. Yurimov ?
Vous avez raison.
Que nous ont appris ces interrogatoires ?
Nous enquêtons
sur les éléments qu'il nous a déjà fournis.
Nous imaginons que ça semblera utile de prime abord,
mais que ce sont surtout des leurres pensés pour être révélés, monsieur.
Évidemment.
Tout ce que Yurimov sait,
les Russes doivent le modifier en ce moment même.
Présentez-nous le scénario du pire.
Le pire ?
À quel point ce merdier peut dégénérer ?
Le SVR connaît des bribes du programme Lioness.
Ils ont des connaissances partielles de certaines opérations.
Mais ils n'ont aucune preuve formelle
de ces opérations.
Joe peut leur en fournir.
Quelle est la valeur informative
des opérations passées ?
Aucune à proprement parler, mais peu importe.
Quel est l'objectif ?
Le fait de connaître des cibles de l'opération Lioness
pourrait fuiter.
Cela aurait des conséquences diplomatiques
entre nous et nos alliés du Moyen-Orient. Les Saoudiens,
le Qatar, les Émirats arabes unis, l'Égypte.
Nous serions grillés dans la région.
Et les remous politiques chez nous...
sont très difficiles à anticiper.
Quelle position prendra l'ONU ?
Le Congrès saisira-t-il l'occasion de charger le gouvernement ?
Vu l'actualité, sans doute.
C'est ça, le scénario du pire ?
- Non, madame. - Il y a pire encore ?
Dans le scénario du pire, la Russie garde cette information.
La Russie livre Joe à l'Iran.
L'Iran révèle ces informations, lui fait un procès...
et la déclare coupable.
Donnez-moi un calendrier.
Elle est sûrement encore à Washington.
La déplacer en voiture est risqué.
Chaque tentative augmente nos chances de les intercepter.
Il faut un avion pour s'éloigner, puis pour quitter le pays.
D'ici 24 à 36 heures, elle sera sûrement en vol
pour la Russie, avec escale.
Peut-être via Cuba, mais c'est peu probable,
puisqu'on surveille tous les appareils de la région.
On a le FBI et l'antiterrorisme à Dulles, Reagan,
College Park, Manassas...
Une méthode plus sûre pour déplacer une cargaison humaine,
mais plus lente, c'est l'océan.
Nous mobilisons nos ressources dans les ports de Virginie,
à Baltimore, Philadelphie. Le JSOC est posté à Wilmington, Morehead City
et dans le port intérieur de Charlotte.
- Il faut en informer le président. - Je ne suis pas de cet avis.
Sauf votre respect, je ne crois pas.
Plus c'est confidentiel, mieux c'est. Pour l'instant.
Le président en parler au Sénat, à la commission sur le renseignement,
qui transmettra à ses 700 employés et le monde en sera informé.
Trouvez-la, Byron.
Les retombées de ce merdier seraient sans limites.
Nous en sommes conscients.
- Au travail. - Merci.
Parfait.
Merci.
La balise ne nous sert à rien. Allez prendre le relais à Quantico.
Convoquez Delta et des gars de terrain.
Bien, monsieur.
Bien, d'accord. La NSA a une piste.
- C'est parti ! - Yankee, Romeo, 646759.
759. Voyons voir.
Où es-tu, salopard ?
Super, je l'ai sur la 16e.
Il y a à peu près trois heures.
495 puis 95.
Trouve l'antenne-relais.
Je suis dessus.
195...
- Il va à l'aérodrome ! - Merde.
- Son portable, Bobbo ! - En cours.
- Il a pris Friendship. - Je le tiens.
Il y est encore ?
- Il est dans ce hangar. - On vous envoie des coordonnées.
Il me faut des infos sur l'avion entreposé dans ce hangar.
Comment s'en approcher ?
Ils nous verront dès qu'on arrivera
- au terminal. - Tu nous poses sur ce toit ?
- Vous avez un hélico ? - Tu rigoles ?
L'aviation nous le prêtera.
Le trafic aérien nous libérera la voie.
D'accord, je m'en occupe. Restez en contact.
Ce connard nous survole.
C'est un aérodrome, après tout.
Non, non. Il fait du surplace.
Écoute.
À terre !
- Restez par terre ! - Allongez-vous !
Vous relevez pas !
- Collez-vous par terre ! - Tourne-toi.
Face contre terre.
- Elle est encore là ? - Qui ça ?
Petites salopes.
Donne tes mains, connard.
Pauvre merde.
Fait chier !
Ouais ?
Bande de connards.
Du sang sur une plinthe ?
T'as loupé une goutte, connard !
Nous avons l'immunité diplomatique.
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