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Dix-sept,
dix-huit,
dix-neuf...
Papa, pourquoi dis-tu toujours que c'est sucré quand c'est amer ?
C'est comme ça qu'il écrit ses recettes de cuisine.
Ça se lit comme un poème.
Non, je prépare un gâteau pour Anton.
Quoi ? Tu veux la fin sur la dinde ?
Mon Dieu ! Sigmund !
- Qu'est-ce que tu as ? - Je vais t'égorger !
Anton ! Papa est devenu fou ! ll me prend
pour une dinde !
Pourquoi, Sigmund ?
Comme j'en ai assez de ton Pascal lchak !
Qu'est-ce que tu fais ?
- Ça a duré toute la nuit ! - Et alors ?
ll est vieux !
ll est français ! Français ! Viens ici.
Allez, viens !
- Où vas-tu ? - Attends !
- Qu'est-ce que tu fais ? - Mais attends !
Longue vie !
Ah, mon cher petit !
Longue vie !
Dieu nous garde !
Tu vas le tuer ?
Oh non, laisse-le !
Laisse-le partir !
Mais les brochettes c'est délicieux !
Merci !
- Bonjour ! - Bonjour !
Viens en rajouter !
Vide encore celui-là !
Passez-moi ça !
Aidez-moi !
Ecoute, Pascal,
à quoi bon chanter
ton air avant le duel ?
Aujourd'hui il faut qu'on termine l'opéra plus tôt.
Nous sommes les invités d'honneur d'une noce à la campagne.
Ce sera un beau mariage.
On a fait venir spécialement pour nous
du caviar d'Astrakhan.
Et la vodka sera servie glacée ! Mi !
Aujourd'hui on entre en scène en silence, avec les pistolets.
Je tire. Pan !
On gagne treize minutes !
Et on peut attraper le train !
Pas d'histoire !
Tu chanteras pour elle,
au lit !
Ça commence !
On tire sans ton air !
Où vous êtes-vous enfuis,
O jours dorés
de mon printemps.
Que me réserve le futur ?
En vain...
je le cherche du regard.
ll se cache dans l'obscurité profonde.
Qu'importe, la loi du destin est juste.
Succomberai-je percé d'un trait...
Un duel ?! Tu te prends pour d'Artagnan !
Peut-être... au pistolet ?
Pistolet !
Pourquoi pas des haches ?
Des haches !
Ou des briques ?
Des briques !
Arrêtez ! Arrêtez ! Je vous en prie !
Un duel est un duel. Voilà votre place.
Prenez votre brique.
Préparez-vous !
On arrive, on arrive !
Allez vite ! Occupe-toi de tout !
Eh ! Entrez, entrez !
Par ici ! Quel que soit votre appétit !
Vous devez goûter notre cochon de lait ! C'est un délice.
Nous vous le rôtirons à point ! Entrez, entrez !
Rentre la voiture !
C'est beau !
Oh c'est bien !
Des lobio !
Gogoladze.
Ma chérie !
Vous allez voir, nos cochons de lait sont exquis !
Entrez, vous allez vous régaler !
Entrez ! Je m'occupe de vous tout de suite.
Entrez s'il vous plaît, entrez !
Pique-le bien, vas-y !
Au revoir ! Revenez souvent !
Ce sera toujours un plaisir de vous revoir !
Vous particulièrement.
Monsieur lchak dit que vous êtes des porcs.
Pose ça, pose ça vite !
- ll est devenu fou ? - Fais ce qu'il te dit !
- ll est fou ! - ll est français !
ll va voir !
Je lève mon verre,
à notre grande profession !
Je vois que vous faites honneur à nos koupati.
C'est un gourmet et il connaît bien la cuisine géorgienne
ll n'y a que chez moi qu'on prépare les koupati ainsi.
Mais seul un gourmet
peut deviner de quoi ils sont farcis.
ll y a comme une touche de rudesse.
Tout est là.
Oui, du foie, mais de quoi ?
Tenez, voilà vos bagages.
ll y a une bombe sous le siège du président.
- Comment ? - ll y a une bombe.
Comment ça, une bombe ?
La vie du président est en danger !
ll y a une bombe !
Et vos gardes, monsieur le Président ?
lls ne m'accompagnent pas à l'opéra.
Je suis spécialiste du désamorçage des engins explosifs.
Permettez-moi...
Accompagnez le président.
Venez, s'il vous plaît.
Après vous.
Que faites-vous ici ?
C'est fini ?
Oui, le spectacle est fini, la bombe n'a pas explosé !
- Bien ! - ''Bien''. Bravo, bravo !
Merci beaucoup.
Cette corne contient cinq litres de vin.
Ce sont les noms des champions qui ont vidé cette corne
d'un seul trait.
Dumas est venu
au Caucase en 1858.
ll était l'hôte du Prince Abachidzé. Dans votre maison, madame.
Parmi les plus grands buveurs, il fut le seul
à la vider d'un trait.
Longue vie...
Mesdames et messieurs !
''Mieux vaut ne pas manger que manger sans appétit !''
''Prenez soin de votre appétit comme de vos amours !''
Hierj'ai lu un livre de cuisine française
et c'est de là que j'ai tiré ces phrases.
L'auteur de ces mots est aussi doué d'un odorat prodigieux.
A la santé de notre ami français !
Moukouzani !
Je vous salue, messieurs ! Je vous salue !
Entrez chez notre hôte français !
Lorsqu'un bateau prend la mer pour la première fois,
je sais que l'on casse une bouteille de champagne.
Mais où la casserais-je ici ?
C'est plein de miroirs partout.
Je ne vais pas casser un miroir !
Donnez-moi une bouteille, je vais l'ouvrir !
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