Epic Waves (Ritratti di surf)

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Komentář od lolo1734
France : Stéphane Robin

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Zveřejněno: 2023-05-11
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Je m'appelle Betta. je suis styliste,

entre autres choses.

Je n'ai pas de maison. En réalité, je n'habite nulle part.

Je m'appelle Natalia. Je suis illustratrice et designeuse textile.

Depuis le moment où j'ai surfé en voyage à Hawaii, je n'ai plus jamais arrêté.

Je m'appelle Amanda. Je suis 100 % italienne

mais je vis en Californie depuis six ans.

Je suis créatrice de mode,

et il y a un an et demi, j'ai lancé une marque du nom de Seea.

Je voulais devenir la directrice mode de Vogue Italia.

Mais un jour je suis partie en voyage, j'ai découvert le surf

et j'ai compris que la vie ne se résumait pas au travail.

Je suis allée au Mexique. À ce moment là, je ne savais pas vraiment où j'étais,

mais, par chance, je me suis retrouvée au Pipeline mexicain.

Ce voyage a changé ma vie.

Je devais rester deux jours, mais je suis finalement restée six semaines.

Je me suis retrouvée au petit paradis de San Clemente, grâce à mon mari.

Après six années de relation à longue distance,

on a décidé de se marier et de vivre ensemble.

Le surf a changé ma vie, c'est clair. J'étais cette fille typique de Padoue

qui voulait travailler dans le monde de la mode,

alors j'ai déménagé à Milan.

Mon pays me manque, la mer Méditerranée me manque,

la chaleur, ma famille,

mais le surf comble plutôt bien ces manques.

J'ai beaucoup voyagé pour le surf et grâce à mon travail,

je peux travailler d'où je veux, puisque je travaille en indépendante.

Je peux me trouver à l'autre bout du monde

et travailler de là-bas, c'est génial !

Grandir dans un pays où on respire l'art et la beauté partout où on va

m'a aidé à me définir en tant que personne et en tant que designer.

Dans le monde du surf,

ça peut être parfois compliqué de rester gracieuse et féminine.

Pas tant dans l'eau, mais surtout quand vous dormez dans un parking,

quand vous dormez pendant un mois sur le sac de votre planche

ou quand vous vous coupez le pied à force de marcher pieds nus sur les rochers.

C'est là qu'on vous donne des surnoms comme "Franco", "Betto", ou "Le Chien".

Je dis toujours que surfer c'est se purifier.

Le surf vous débarrasse de ce qui n'est pas important,

de toutes vos pensées négatives, de ce que vous n'arrivez pas à affronter.

Après le surf, vous pouvez tout affronter.

Quand vous surfez, vous vivez le moment présent,

vous profitez de la vie.

Le surf m'apprend quelque chose de nouveau chaque jour.

Vous apprenez à être plus courageux, à vous apaiser, en tout cas ça m'aide.

Je suis un à point de non-retour sur certaines choses.

Je ne pourrai plus avoir un job avec des horaires.

Je suis devenue allergique à tout ce qui reste identique pendant plus d'un mois.

Parfois j'ai l'impression d'être décalée, comme si je n'avais plus de limite.

Ma vie semble dépendre des vagues ou du prochain voyage.

Cela a déjà causé des problèmes avec ma famille.

C'est difficile pour eux de comprendre ce style de vie,

c'est une famille italienne traditionnelle.

Une des meilleures choses à propos du surf,

c'est qu'on devient tous frères et sœurs à un moment donné.

Certains mecs regardent peut-être mon cul, mais j'ai plein d'amis dans l'eau.

J'adore surfer à San Onofre.

Il y a plein de surfeurs plus expérimentés, mais on est tous là

pour s'évader et s'amuser.

Pour moi, le surf est aussi une manière de concurrencer les garçons.

Je suis quelqu'un de très compétitif.

Je ne sais pas si c'est bien ou non, mais je suis comme ça.

J'ai toujours aimé me dépasser et dire : "Tu vas voir !"

Pour moi, les femmes en longboard

sont incroyablement belles, élégantes et gracieuses.

Je me suis toujours sentie plus libre grâce au surf.

Même si tes amis sont là, dans l'eau tu dois te débrouiller seule.

Ça m'a vraiment aidée à grandir et à me découvrir.

Le surf c'est l'idéalisme.

Le désir de rêver.

Avoir hâte au prochain voyage,

la prochaine aventure.

Pour moi, la mer est une grande source d'inspiration.

Le surf c'est le plaisir de vivre le moment présent,

arrêter de réfléchir et de tout planifier pendant un instant,

et arrêter de stresser et d'angoisser à propos du lendemain.

On avance vers l'inconnu.

AVEC

Il faut avoir le style approprié.

ET LEURS AMIS

HIVER 2011/12

On est partis du port de Livourne,

et après trois jours en mer Méditerranée,

on est arrivés à Tanger.

Il y a une vague qui se brise juste devant une base militaire.

Le but de notre voyage, c'était de surfer sur cette vague.

C'est une vague compliquée à surfer, l'armée peut nous poser des problèmes.

Dès qu'on a sorti nos planches,

la police nous a dit : "Vous ne pouvez pas surfer ici.

Vous avez besoin de l'autorisation du Grand Chef."

La première nuit, on a dormi dans le désert

et un homme est arrivé avec une lampe torche.

Il s'est présenté comme étant dans la Marine,

il a demandé nos cartes d'identité pour savoir qui on était.

On était en plein milieu du désert.

Il a dit : "Attention, la côte à des yeux."

On est allé voir tous les militaires,

on a parlé à tout le monde juste pour avoir la permission de surfer cette vague.

Ils nous ont tous taquinés, mais finalement on a pu surfer

pendant trois, quatre jours seuls, complètement seuls.

Ce n'est pas comme si on avait découvert Taghazout dans les années 70.

On a découvert un endroit avec une atmosphère incroyable

mais il est très difficile d'y surfer,

il faut attendre la bonne vague, il y a du vent…

On vous tire dessus… Je déconne !

C'était une aventure exceptionnelle.

Mission accomplie.

Je m'appelle Riccardo Brotini.

Comme vous pouvez le voir derrière moi, je peins et je décore.

Je souffre également de cette maladie qu'on appelle le surf.

Je faisais du skate, du coup j'avais l'habitude

d'avoir une planche sous les pieds.

Mon activité est divisée entre la customisation,

principalement de motos Harley Davidson,

et la peinture sur toile,

qui se divise également en deux branches : la peinture figurative d'une part,

et d'autre part une recherche plus personnelle

sur le contact avec la nature.

Le fait qu'on vive sur Terre, et que la Terre tourne.

Ce mouvement a une influence sur ce type de peinture,

que l'on fait en utilisant un simple pendule.

L'effet produit est très similaire à celui du pendule de Foucault.

Je viens de New York et je vis en Californie depuis 10 ans.

J'ai fait de la photographie toute ma vie.

Cette galerie est un projet qui a été créé

avec Oliver alors qu'on se baladait un jour.

Un ami m'a appelé et m'a dit : "J'aimerais faire une exposition."

J'ai répondu : "Carrément, mais j'ai pas de local."

Oliver a dit : "Moi, j'ai un local." Alors on a vidé le local,

on a installé un éclairage de galerie, on a repeint les murs

et six jours plus tard se tenait notre première exposition avec 350 visiteurs.

Et depuis, ça a continué à marcher

et Enzo a continué à exposer.

Quatre mois plus tard, quatre expos plus tard, on se retrouve avec Ricky Brotini

et on a passé une soirée fantastique, artistique et inspirée.

J'ai hâte de voir comme le projet évoluera

les six prochains mois, voire les prochaines années.

En quelques semaines, on a réussi à organiser une expo à Santa Barbara,

à la Surf Beat Gallery.

Il y a toujours des imprévus,

comme lors du lancer du pot de peinture,

ou l'épaisseur de la peinture.

Tous ces facteurs font que chaque toile est différente,

c'est toujours une surprise et un plaisir

pour moi qui fais tout ça, c'est du spectacle.

Les Américains, et les Californiens en particulier,

sont très réceptifs à ce style d'art spectaculaire,

où le résultat visuel a un lien direct avec l'action.

Je crois qu'ici, ils perçoivent cet art

d'une manière plus profonde, il y a une sensibilité plus forte,

plus même qu'en Italie,

envers la Terre

et la perception de l'environnement.

Ici, les gens sont très attirés par "l'organique".

L'autre facette de mon métier

concerne la peinture plus conventionnelle, plus classique

comme l'huile ou l'acrylique sur toile.

Ces peintures se concentrent sur des personnages,

et j'essaie d'y révéler

la sensation du surf

d'une manière spirituelle.

L'action elle-même ne m'intéresse pas vraiment en tant que sujet,

mais plutôt les sensations du surf que chacun ressent.

Non pas lors du surf dans son état actif,

mais les moments avant et après, la préparation.

Avec ces peintures, j'essaie, en une image, de faire ressentir

ce que je ressens.

Pour moi, le plus important est la perception de ce qui nous entoure,

la perception de la nature, de l'océan, de la vague,

cet état de conscience

plutôt que la définition de ce qu'est une short ou une longboard.

Je m'appelle Oliver Parker,

je viens de Santa Barbara.

J'ai pas mal déménagé, à différents endroits en Californie.

Quand j'ai déménagé à Santa Barbara, j'ai commencé à surfer,

j'avais alors environ 10 ans.

Et depuis, je n'ai jamais arrêté.

Le surf, le surf, le surf, tous les jours, tout le temps.

Je ne pensais qu'à ça.

Quand on surfe goofy en Californie…

Vous savez, c'est généralement mieux d'être regular.

Pour surfer sur les bons point breaks,

du coup, quand j'étais très jeune, j'ai changé de côté.

J'allais surfer jusqu'au déjeuner, puis j'allais travailler.

Je suis chef cuisinier.

À Santa Barbara,

c'est là qu'on trouve les point breaks, on peut surfer la vague

et tenir pendant un long moment.

C'est une sensation incroyable, il n'y a rien de mieux.

Ça donne une sensation de liberté,

de faire partie de l'énergie de la Terre, c'est vraiment cool.

Je suis fier de toutes les planches de fou que j'ai collectionné,

comme je suis fier des repas que je cuisine chaque soir.

Je ne sais pas de quoi je suis le plus fier.

J'ai vécu quelque temps à Montelupo, près de Florence.

Je vivais avec un chef cuisinier.

Il m'a appris à cuisiner, et c'est là que ça a commencé.

J'aime trouver l'inspiration

en regardant…

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