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En 1864, la guerre de Sécession était dans une impasse.
L'or, le nerf de la guerre, faisait défaut aux deux armées...
l'or pour acheter les armes, les munitions, les vivres.
Le Nord voulait accroître le flux de lingots de Californie,
à travers 3000 km de territoires dangereux.
Le Sud voulait arrêter à tout prix ces courriers de l'or.
La victoire en dépendait.
Merci.
Qui va là ?
Capitaine Hayes !
Pardon, je ne vous avais pas reconnu.
Le colonel Vance vous attend.
Mon colonel.
Entrez Hayes. Je vous présente Jim Fuller.
- M. Fuller. - Enchanté.
- Que se passe-t-il au front ? - La guerre.
Jim est l'assistant du ministre des Postes des USA.
Avant la guerre, vous dirigiez la Overland Stage Lines.
J'irai droit au but.
On a un problème et vous êtes l'homme qu'il nous faut.
Vous pourrez rendre un grand service à votre pays.
Vous avez déjà vu ça ? Des bons émis par le gouvernement.
J'en ai vu.
On peut les échanger dans n'importe quelle banque
et toucher la contre-valeur en or.
Mais le gouvernement doit, à tout moment,
disposer de cet or, pour les couvrir.
De l'or de Californie...
Avant, il n'y avait pas de délai de livraison.
Avec les bons, ça va changer.
Il nous faut de l'or.
Le plus possible et le plus vite possible.
Overland Stages s'en chargera.
Il y aura d'autres convoyeurs, mais Overland ouvrira la voie.
Nous voudrions vous réembaucher
pour diriger Overland Stages.
Je respecte la volonté du gouvernement, mais je refuse.
Vous êtes mon meilleur officier de cavalerie, John,
mais un homme au combat, ça se remplace.
On a besoin de vous ailleurs.
N'importe qui peut le faire.
On investit 1,5 million de dollars dans Overland,
pour passer d'une course par semaine à une course par jour.
Avec 60 relais supplémentaires,
2000 chevaux et mulets de plus.
Des milliers de tonnes de foin.
Dites-moi qui pourrait diriger une telle entreprise.
Voilà notre problème.
3000 km à travers des territoires dangereux,
qui ne figurent pas sur la carte.
Pannes, bandits, Indiens...
Et les Confédérés qui courent après cet or autant que nous.
Une course par jour ? Je ne pourrai pas.
Nous pensons que si.
Mon point de chute ?
Votre quartier général sera à Julesberg.
Ce sera donc Julesberg.
- Sacrée chevauchée ! - J'ai vu pire.
Vous êtes John Hayes ?
J'étais coursier chez Overland.
Rod Miller, 7e régiment d'infanterie.
Comment va le Cpt Grace ?
Il va bien.
Quel prétentieux !
Je ne vous le fais pas dire.
Vous étiez coursier, en vous enrôlant ?
Non, j'étais trop vieux. J'ai quitté Overland pour me marier.
Montrez-moi sa photo.
On a une ferme près de Julesberg.
Jolie.
Jolie ? C'est la plus jolie de tout le territoire.
Sauf une, peut-être...
Vous êtes en permission ?
En permission ?
On peut l'appeler comme ça. Mais une longue permission.
La gangrène.
Je compatis.
Dix minutes d'arrêt !
On sera à Julesberg demain matin.
Sans faute.
Le chef du relais est un brave type.
Je le saurai après avoir bu son café.
Je vous conseille de manger. Le dîner est encore loin.
C'est une tarte maison.
Elle est à quoi ?
Je n'ai jamais su ce qu'il y avait dedans.
- J'en prendrais bien. - Moi aussi.
Du café, monsieur ?
Il en reste ?
Bien sûr.
Bien sûr. Et vous, monsieur ?
Du café, c'est tout.
A nous deux, Yankee !
- Le café est bon. - Voilà, soldat.
Merci.
La tarte est salée.
Salée ?
- Comment est la vôtre ? - Très bonne.
Et la vôtre ?
Excellente.
Un problème ?
Ma tarte est salée.
Personne ne s'est plaint.
Leur tarte n'est pas salée.
Ne la mange pas, soldat. Paie et va-t'en.
Et s'il refuse ?
Il paiera de gré ou de force, cette tarte est bonne.
Alors, mangez-la.
- Ne vous mêlez pas de ça ! - J'ai dit...
Mangez-la.
Mange-la, Willis.
Je ne suis pas à ses ordres.
Si. C'est John Hayes. Ton nouveau patron.
Mangez tout.
Allons-y.
Pourquoi il a fait ça ?
En voiture, s'il vous plaît !
Vous pensez à demain ?
Je n'ai pas vu Jeannie depuis 18 mois.
C'est une longue absence.
Vous savez quoi ?
Je ne veux pas de pitié.
Ne vous abaissez jamais.
- Vous êtes marié ? - Non.
C'est la meilleure solution.
Je ne sais pas.
Jeannie !
Rod !
Je croyais que je ne te reverrais plus !
On doit y aller, soldat. Voilà ton sac.
Lancez-le-moi.
Je te présente quelqu'un.
Voici Jeannie, M. Hayes.
John Hayes ?
En personne.
A Julesberg, on attend votre arrivée.
On y va, patron ?
Quand tu veux. Bonne chance.
Passez-nous voir bientôt.
C'est notre ferme.
Je n'y manquerai pas.
Bonjour, M. Miller.
Bonjour, Mme Miller.
Rentrons à la maison.
La voilà !
Julesberg. Deux heures d'arrêt !
Adjoint !
Adjoint !
Il va m'entendre, celui-là.
L'enseigne Overland a disparu.
Quelque chose ne va pas.
Allez manger au café en face. On viendra vous chercher.
Occupe-toi des chevaux. Je me renseigne.
- Où est notre enseigne ? - Overland a déménagé.
Pour aller où ?
Je l'ignore.
Putnam est ici ?
Vous êtes Hayes ?
La porte, là-bas.
Je t'attendais.
Je m'en doutais.
Tu n'as pas changé.
Toi, si.
J'ai gagné de l'argent.
J'ai acheté l'hôtel, entre autres. Je m'en sors.
Tu m'en parleras plus tard. Où est le relais Overland ?
J'ai démissionné de mon poste d'agent d'Overland.
Il n'y a plus de relais.
- On n'a pas eu ta lettre. - Dommage.
Je n'avais plus le temps pour ce travail.
Où sont les dossiers, les chevaux ?
Je l'ai écrit. Tout a disparu.
Les adjoints ont volé les chevaux et brûlé les dossiers.
Le shérif s'occupe de l'affaire.
Une course par jour, c'est du boulot.
Tu ne me facilites pas la tâche.
C'est la vie...
A propos, j'ai épousé Norma.
Tu as peur de quoi, Clay ?
Alors ?
On a volé les chevaux.
J'ai entendu.
Aucune écurie, en ville, ne veut s'occuper de nos chevaux.
Putnam a démissionné. Que se passe-t-il ?
Logan, Wilson et Pyne sont partis. Il n'y a plus de cochers.
Il y a toi, à moins que tu ne partes aussi.
Moi, je suis bête et discipliné. Je reste.
- Combien vont à Salt Lake ? - Tous.
Va à Crown Point et réquisitionne un deuxième cocher.
Je dois nourrir les chevaux.
Normal, prends ça.
Tu connais les types sous le porche ?
Oui. C'est les hommes de Putnam.
Le type avec le chapeau noir, c'est Mace.
L'homme de main de Putnam.
Sa tête est mise à prix dans 3 États
Ici, on le craint comme la peste.
Pourquoi Putnam l'a engagé ?
Putnam est riche et le paie pour faire le sale boulot.
C'est vous, Mace ?
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