Copenhagen Cowboy: I neonlyset med Nicolas Winding Refn
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CRÉATEUR ET RÉALISATEUR
Je suis Nicolas Winding Refn, créateur de Copenhagen Cowboy.
Je peux plus…
Ceci n'est pas un making of,
mais une plongée au cœur
de l'histoire du Cowboy qui s'est endormi et réveillé à Copenhague.
Trois, deux, un… Go !
Copenhagen Cowboy est un film fantastique, d'horreur et d'aventures, selon moi.
Le titre donne déjà le ton.
MÈRE HULDA
C'est un…
C'est indéfinissable. Copenhagen Cowboy, qu'est-ce que c'est ?
Copenhague, une ville moderne.
Et "cowboy" rappelle les vieux westerns.
Comment mélanger ces deux choses ?
L'idée seule est déjà géniale.
DIRECTEUR DE LA PHOTOGRAPHIE
C'est très coloré, très puissant
et très brut en même temps.
Il y a des éléments du film d'horreur et du conte de fées.
L'idée originale,
c'était de prolonger la trilogie Pusher.
Tout le monde était partant.
Mais je tenais à mon vaisseau spatial.
Je dirais que l'histoire de Copenhagen Cowboy,
sur le papier, est celle d'une jeune femme
qui se transforme en super-héroïne.
SCÉNARISTE - SCÉNARISTE
C'est un genre de conte de fées
dans le milieu de la pègre de Copenhague ou du Danemark.
Pas celui que nous connaissons.
- Non. - Ce monde transcende la réalité.
C'est le monde de Miu.
L'histoire de Miu nous plonge dans les bas-fonds
de la pègre danoise.
Assieds-toi là. Et la table…
On te trouvera une petite chaise. T'en avais pas une similaire ?
Je trouvais amusant de revenir au Danemark.
Et créer un genre de conte de fées.
Alors j'ai engagé un groupe de scénaristes talentueuses.
Je crois que nous nous sommes inspirées des contes de fées,
de la mythologie grecque et des drames shakespeariens
parce que la dimension du destin y est très présente
et nous voulions donner à Miu
cette dimension.
Sa naissance n'est pas fortuite.
Si naissance il y a.
D'où viens-tu ?
C'est une longue histoire.
J'ai commencé avec le titre.
J'ai dit "Cowboy"
et puis "Copenhague".
Et c'est devenu Copenhagen Cowboy.
C'était l'assemblage de deux composants très opposés,
qui sonne très bien
et dont la nature est devenue énigmatique,
ce qui m'a beaucoup intéressé.
Comment faire en sorte que ça plaise à mes enfants ?
C'est alors que Miu est apparue.
Je voulais faire renaître le genre d'alter ego que j'avais créé
avec Mads Mikkelsen et Ryan Gosling
et laisser les films de côté pour créer une série,
un personnage qui serait un prolongement de moi.
Mais incarné par une jeune fille qui serait plus
une source d'inspiration pour mes enfants.
Je savais que la protagoniste de la série
devait être une jeune femme.
Les héroïnes manquent cruellement.
On en parlait tout le temps.
Quand on crée ce genre de personnage,
mystérieux et très déterminé,
qui n'hésite pas à avoir recours à la violence pour arriver à ses fins,
si c'est un homme, on l'accepte facilement,
sans poser trop de questions.
Mais si c'est une femme, on cherche toujours
une explication psychologique.
Qu'a-t-elle subi pour en arriver là ?
On voulait sortir de ce schéma
et ces clichés sur la femme héroïne.
Ça tenait aussi à la conception du cowboy qu'avait Jang.
Il a bousculé notre vision du personnage féminin
qui a un passé, pour nous dire :
"C'est juste un cowboy qui fait son entrée,
"débarque dans la ville, ne demande rien à personne."
- C'était trop cool… - Oui.
… d'explorer ça avec elle.
Miu est un genre de… Elle est très physique.
Être Miu, c'est se plonger dans un certain état.
Et il faut rester dans cet état.
Elle est comme endormie, peu causante.
Elle reste debout.
Elle observe beaucoup, puis elle agit.
Donc ça convient parfaitement d'être
dans cet état d'entre-deux.
Je suis très présente et en même temps ailleurs.
Je suis très superstitieux.
Je communique avec des extra-terrestres à travers mon travail,
et on se parle régulièrement.
J'ai donc trouvé naturel de l'intégrer à l'histoire.
J'ai toujours su que le personnage de Miu
et sa soi-disant sœur, Rakel,
venaient d'une autre dimension.
Je devais juste trouver comment l'intégrer à l'histoire.
J'admire le choix de Jang de recourir
à ce qu'on appelle des castings sauvages,
ou de prendre des gens authentiques
pour ce qu'ils sont.
Ce ne sont pas des acteurs.
J'ai emprunté ma méthode de casting
à la trilogie Pusher où j'ai engagé
des personnes réelles
ou en dehors des circuits conventionnels.
Ce qui m'intéresse souvent, c'est cet état brut.
Leur pureté, leur originalité.
Ils viennent d'univers très différents,
on est en face de vraies personnes.
Il y a ceux…
Les gens qui viennent de ce milieu-là,
mais c'est aussi un conte de fées, où on les déforme un peu,
et ça rend les choses encore plus intéressantes
dans les échanges.
Là, c'est le premier.
Là.
Bang !
Puis encore un. Sans que tu t'en rendes compte.
Mais tu t'es habitué. Alors, c'est pas grave.
- Le dernier est juste… - Prêt ?
Oui, c'est bon.
On m'a repéré dans la rue pour Pusher 3.
Puis les occasions se sont multipliées.
Je crois que j'ai trouvé ma vocation.
En recrutant les acteurs comme ça,
il est dans l'authenticité.
Si on joue un personnage qui nous ressemble,
c'est tout de suite plus facile.
Il était doué pour…
Il m'a dit dès le début :
"Dan, tu sais, tu n'es pas obligé de faire
"ces trucs que la télé t'a appris.
"Je veux que tu sois toi-même, cool, détendu."
Après ça, j'étais rassuré.
Et j'ai trouvé mon personnage.
Voilà ce qu'il m'a dit.
"Dan, t'es vachement doué."
Jang m'a permis d'ouvrir les yeux
et me dire qu'il avait peut-être raison, que j'étais peut-être fait pour ça.
Donc il a changé ma vie.
Depuis tout petit, j'ai toujours lutté seul pour survivre.
Chaque jour, je revenais de l'école avec des bleus sur le visage.
Mon pantalon était fichu.
Mais je ne disais rien à ma mère
pour éviter qu'elle pense
que j'étais incontrôlable.
À 14 ans, je vivais dans la rue.
À la récréation, je ne voulais pas sortir,
parce que je savais qu'il y aurait
une file de gens prêts à me tabasser.
J'ai vu un film de Bruce Lee.
Et à partir de là, je savais ce que j'allais faire.
Je faisais les coups de pied que j'avais vus dans le film,
je m'entrainais tous les jours.
Je ne pensais pas devenir une star de cinéma.
C'est…
J'en rêvais, vous savez, c'est génial.
Je peux être mon propre Bruce Lee.
Quand j'ai rencontré Jason, ça m'a frappé :
"Avec cette tête, il est fait pour le cinéma."
Une version magnifique de Quasimodo.
Il alliait l'art du combat
et la brutalité, comme une panthère.
Mais il était doux et gentil, comme un papillon.
Avec ce mélange déjà présent, on peut dire que c'est lui
qui a créé le personnage de M. Chiang.
J'ai juste suivi le mouvement.
J'ai juste joué la version de moi plus jeune.
Je n'ai jamais hésité à tout miser sur des trucs nouveaux.
Ça n'est pas la première fois que je fonce tête baissée
vers l'inconnu,
mais je voulais être à fond.
J'ai eu l'opportunité d'essayer
le métier d'acteur avec le rôle de Nicklas.
À l'époque, je n'aimais pas vraiment ce que je faisais.
Alors, je me suis tiré.
Et en deux semaines,
j'avais trouvé ce job et je commençais à tourner.
Donc je n'ai pas mis longtemps à dire oui et à tenter le coup.
VIDÉO DE CASTING D'ANDREAS
Toutes les meufs,
les jolies filles dans les bars,
elles rêvent
de se faire bouffer par Nicklas.
Avec ce visage incroyable, ça ne pouvait être que lui.
Il y avait cette quantité énorme d'émotions refoulées
qu'on pouvait canaliser et mettre au service de la créativité.
C'est ça, le métier d'acteur.
C'est un processus créatif.
C'est absolument incroyable.
Je me suis régalé et j'ai pu vivre des moments
qui resteront gravés à vie.
Un plan là,
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