De første 200 linjer.
Red Sonja - Brigitte Nielsen 1985 French
Elle s'appelait Sonia la Rousse.
Elle vivait sur une terre sauvage, dans une ère de violence.
Féroce guerrière, à la flamboyante chevelure rousse.
Dans le royaume hyborien, sa quête de la justice
et de la vengeance devint une légende.
Voici comment naquit cette légende.
Sonia.
Sonia !
Sonia !
Tu connais la souffrance, Sonia.
Mais tu auras ta vengeance.
Tu te vengeras de la Reine Gedren
qui jeta sur toi son dévolu.
Ton dégoût était clair.
Comme il est clair que Gedren ordonna que ta famille
fût massacrée.
Que ton corps fût violenté par ses soldats.
Mais dans ta quête de la justice et de la vengeance,
il te faudra une grande force.
Car, au maniement de l'épée, tu devras être
sans égale.
Moi, je te donne
cette force.
KALIDOR
Varna, où est le Seigneur d'Hyrkanie ?
Il n'est point venu, Altesse.
Il devrait être présent pour la destruction du Talisman.
Mais nous ne pouvons l'ajourner.
Nous procéderons sans lui.
O Dieu d'entre les Très-Hauts,
contemple le Talisman par lequel Tu créas le monde et toutes choses.
O Dieu des Dieux,
il est devenu trop puissant pournous
et nous devons le détruire avant qu'il ne détruise le monde.
Pardonne-nous de l'ôter de la lumière dont il tire son pouvoir
et de le plonger dans les éternelles ténèbres.
Pardonne-nous !
C'est donc cela qui fait des mondes
ou les dévaste par les tempêtes et les séismes.
Enlevez-le.
Otez-le !
Touche-le.
Touche4e !
Touche4e !
Il est donc vrai que seules les femmes peuvent le toucher.
La chape.
Transportez-le.
O Grande Reine, que faisons-nous des prisonnières ?
Venez !
Les chevaux.
Le Talisman a été volé.
Il faut détruire le Talisman.
Retrouvons ma soeur.
Emmène-moi. Je sais où elle est.
Je t'en prie.
Magnifique.
Tu n'as plus rien à apprendre
Sonia la Rousse.
Tu es le Maître des Maîtres.
Jamais je n'ai vu ton égale.
Sonia
il te faut apprendre à aimer les hommes un petit peu mieux.
Ils ne sont pas tous mauvais.
On ne juge que d'après sa propre expérience, Grand Maître.
Je sais.
Mais dans la vie, tout n'est pas que jeux d'épée.
La haine des hommes, chez une jolie jeune femme
pourrait la mener à sa perte.
Je ne hais pas tous les hommes, Grand Maître.
Cela aurait été musique à mes oreilles, il y a trente ans.
Viens.
Un grand bretteur se doit d'avoir une grande épée.
Choisis. Un présent du Grand Maître.
Sonia.
Qu'as-tu, Sonia la Rousse ?
Je cherche Sonia la Rousse !
Je suis Sonia.
Ta soeur se meurt.
Je te mènerai auprès d'elle.
Varna.
Sonia ! Dieu soit loué,
j'ai pu vivre assez longtemps...
Le Talisman a été volé.
Tous les prêtres massacrés. Nous avons lutté...
Repose-toi, Varna. Nous en parlerons plus tard.
Ai si peu de temps.
Ecoute...
Le Talisman a de terribles pouvoirs
qui croissent à la lumière.
En treize jours, il détruirait
le monde par la tempête
et les séismes.
Il faut que tu détruises le Talisman, Sonia.
Envoie-le dans les ténèbres.
Jure-moi de le faire.
Je te le jure.
Qui le détient ?
Je ne sais pas.
Il y avait une femme avec un masque d'or...
des soldats...
Où l'ont-ils emporté ?
Vers le Nord, le Sud ? Varna !
Elle est morte et les vivants ont une oeuvre à faire.
Son oeuvre, mon oeuvre...
cela ne te regarde pas.
Qui es-tu ?
Je suis Kalidor. Ai secouru ta soeur, rappelle-toi.
Je suis aussi ton ami.
Merci de ce que tu as fait pour ma soeur. Tu en seras récompensé.
Je ne suis pas un mercenaire. On ne me paie pas.
Et quand je pense qu'une chose m'est due, je me sers !
Quelqu'un se sert du Talisman.
Quel est ce lieu ?
Habloc. C'est une grande cité.
Où vas-tu ?
A Hamac.
Attends...
j'irai avec toi.
Pourquoi ?
Ce n'est pas ton affaire, et je ne suis rien pour toi.
Tu fais peut-être une double erreur.
Je connais ta bravoure mais le danger est mon métier.
Alors, je l'apprendrai seule.
Ne me mets pas en colère, Kalidor.
Je n'ai nul besoin de l'homme.
Ne t'agite pas, imbécile ! Cesse ! Tu es nul, décidément !
Arrête, espèce d'idiot !
Essaie, Votre Altesse.
Falkon, tu es un abruti, stupide, inutile et égoïste !
Vite, sautez ! Venez vers moi.
Ne me donne pas d'ordres, esclave, ou je te ferai pendre !
Et puis, c'est trop glissant.
Tu as vu
cette vase bouillante ? Bougre d'empoté !
Je vais le faire pivoter.
Tiens-toi, petit.
Petit ? Petit ?
Tenez-vous, Votre Majesté, tenez-vous !
Sautez, sautez !
Et moi, alors ?
Au pied, et cesse de faire l'imbécile !
Je vous obéis, Maître du monde. Je viens.
Une chance pour toi que cette personne soit venue.
Récompense-la, et présente-moi.
Son Altesse Royale, le Prince Tarn. Grand Seigneur de Habloc,
Gardien du Trône immaculé,
Grand Eléphant fertilisant le monde de sa...
Je t'avais dit de ne pas dire ça !
Si tu recommences, je te ferai empaler !
Récompense-la, imbécile !
A voir votre royaume, vous en avez plus besoin que moi.
S'est-elle adressée à moi ?
Que s'est-il passé ?
La Reine Gedren nous a attaqués, voilà tout.
Gedren ? La Reine Gedren ?
Exactement.
Elle a rasé la cité avec sa nouvelle arme, et exigé notre reddition.
Mes hommes ont fui.
Sont-ils donc si attachés à la vie ? Moi, j'ai refusé de me rendre.
Alors, elle a rasé toute la ville.
Falkon, puisque tous sont morts ou en fuite,
tu m'escorteras dans les montagnes, demain.
Je lèverai une nouvelle armée
et je foulerai cette parvenue, cette Gedren, aux pieds !
Où puis-je trouver cette Gedren ?
A Birkabeyn, terre de la nuit éternelle.
Comment m'y rendre ?
Après une longue route pittoresque, tu tombes sur le péage de Brytag.
Je passerai par le péage de Brytag. Où est-ce ?
Plein Nord. Tu ne peux pas le manquer.
Mais ça vaut le coup.
Falkon, demande-lui si elle veut rejoindre mon armée.
Ai besoin d'une cuisinière.
Votre Altesse est trop bonne, mais je voyage seule.
Renvoie cette femme. Je dînerai dans une heure.
Puis-je vous donner un conseil ?
Mettez-le sur vos genoux, et d'une bonne fessée, éduquez-le.
Vous n'auriez pas une nappe ?
Brytag ! Descends et ouvre !
Pas si vite, la rousse !
Monte, que je te voie mieux !
Je n'ai pas de temps à perdre, Brytag !
Eh bien, moi si !
Monte, je t'ai dit !
Approche, femelle !
Pourquoi le ferais-je ?
Parce que je suis Brytag. Ceci est ma terre.
Ceux qui la traversent me paient un tribut.
Combien, Brytag ?
Qui te parle d'argent ?
Tribut, ai-je dit.
Le tendre tribut que toute femme paie à Brytag.
Et si je refuse ?
Et si j'éventre ta grosse bedaine ?
Vous l'entendez ? Elle va éventrer ma grosse...
Femelle,
j'ai combattu cent soixante-dix hommes,
il n'y a qu'un seul rescapé, et il est cul-de-jatte !
Tu oses railler Brytag ?
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