De første 200 linjer.
LE CHATEAU DE FRANKENSTEIN
Pressons, vite, vite !
Bas les pattes ! N'y touche pas !
Allons-y. Le temps presse.
Emportons ça.
C'est bon.
Courage. Prends Genz et vas-y.
En avant. Au château.
Pousse-toi.
Mettez cette table dans le même sens que l'autre.
Presse Z-VO US un peu.
Comme ça. Oui, ça va.
Faites pivoter le corps.
Couvrez-la avec le suaire.
Et portez le cercueil ailleurs.
Dépêchez-vous.
Mettez-le par là.
Hans, apporte la lumière plus près.
Prends la bassine.
Tu entends Igor ? Apporte-la.
Et puis la table des instruments.
- Qui l'a touchée? - C'est lui.
Monsieur le comte, ce nabot a osé poser ses mains visqueuses sur elle.
Je te les couperai un jour.
Maître, elle est si belle...
Kreegin, Igor, emportez ça !Allez !
Pardonnez-moi, maître. Je promets de ne plus le faire.
Non... plus jamais... mais...
Hans, ne laisse entrer personne, tu entends?
Bien, maître.
Apporte-moi l'eau chaude. Et ferme bien la porte.
Oui, monsieur le comte.
- Vérifie les accumulateurs. - Oui.
L'énergie est en augmentation.
Le filament est porté au rouge.
Alors, ça ira, Hans. On va faire l'opération.
Regarde notre château, Krista.
C'est le fameux château des Frankenstein.
C'est un cadre vraiment romantique pour célébrer votre mariage.
Et vous, qu'attendez-vous ? Notre bonheur ne vous fait-il pas envie ?
Quel beau pays. L'atmosphère a l'air magique.
Quand tu verras le château, je suis sûre que tu l'aimeras.
Ils sont là.
Monsieur le comte, ils arrivent.
Mes respects.
Mademoiselle Maria, que je suis heureuse de vous revoir.
Moi aussi, bonjour.
- Papa. - Mafia.
- Quelle joie de te revoir. - Je te présente une amie.
Krista Lauder, c'est un peu ma dame de compagnie.
Quand Maria m'a dit qu'une dame de compagnie serait là...
j'avoue que je la voyais si différente de vous, mademoiselle.
Je vous remercie.
Je suis très heureux de vous recevoir dans mon château.
Je vous remercie.
- Heureux de vous revoir aussi, Eric. - Moi aussi, mon cher comte.
Vous restez, j'espère ?
- C'est sans gravité? - Je n'en suis pas si sûr.
C'est pourquoi ce serait mieux si j'étais à ses cotés.
Vous avez raison, mais...
Il est tard. Dînez avec nous, et dormez au château.
Vous repartirez demain matin.
Je crois que vous avez raison.
Les chemins sont peu sûrs, et mieux vaut voyager au grand jour.
Alors, entrons. Venez.
Papa, j'ai tant de choses à te raconter.
Tu feras bien.
Comment vont tes recherches au laboratoire?
Bien, je découvre des choses intéressantes.
Oui, entrez.
Koerner, j'ai le dossier Hoffman. Les preuves sont là.
L'affaire est réglée.
- Oui, mais... - Mais quoi?
On a encore volé un cadavre.
- Qui l'a signalé? - Le portier du cimetière.
Alors, on aurait volé un mort?
Sais-tu qui était ce mort?
C'était la jeune fille des Pratt.
C'est la petite qu'on a enterrée avant-hier?
C'est ça oui.
Qu'est-ce que ça veut dire ?
Comment as-tu découvert qu'une morte manquait?
Nous y allons, monsieur?
- Oui, nous allons voir ça. - Maintenant?
Oui, je veux savoir pourquoi quelqu'un a besoin de ces cadavres.
Réfléchissons un peu. Qu'avait cette petite d'intéressant?
Elle était jeune, gentille et innocente.
Presque une enfant.
Pourquoi aurait-on volé le corps d'une enfant?
C'est l'affaire la plus étrange que j'ai eue à résoudre.
Oui, j'avoue. C'est bientôt prêt?
Oui, encore une minute.
Faites ça avec soin, je veux une empreinte parfaite.
- Voilà, c'est prêt monsieur. - Alors, allez-y. Versez.
C'est curieux, c'est tout petit. On dirait un pied d'enfant.
Oui, j'ai remarqué.
A moins que ce soit... un nain.
Hans.
- Je viens du cimetière. - Et alors?
La police était là.
Ils ont trouvé une empreinte tout prêt de la tombe de la jeune fille.
Tu as bien fait de venir nous dire ça, merci.
Ca me fait plaisir de vous aider.
Sois tranquille mon ami, tu nous aides bien.
Tout ça est très intéressant, monsieur le comte.
Intéressant, dites-vous...
Mais c'est passionnant, excitant.
La science est un merveilleux roman qu'il reste à écrire.
Monsieur le comte.
Merci Hans.
à l'époque des grands bouleversements.
Il est sûr qu'il y a 500 ans,
sont venus s'établir ici les Frankenstein,
qui ont construit ce beau château, où nous sommes maintenant.
Dites-moi, que pensez-vous des rumeurs
qui font état de l'existence d'un homme préhistorique?
- Vous y croyez? - Mais oui, c'est possible.
Ne dites pas ça... Un homme de Néandertal à notre époque...
qui croirait ça? Ce n'est qu'une légende.
Il existe des cavernes profondes, qui pourraient sans doute...
servir de refuge à des animaux, ou à des êtres primitifs.
Mais, papa, les gens du village peuvent l'avoir vu.
Non, hélas, non.
Pour l'instant, aucun n'a eu le courage d'explorer ces grandes cavernes.
Ces labyrinthes que forment les nombreuses galeries.
En ce qui me concerne,
je suis prêt à y croire, je dois le dire.
Monsieur le comte, le dîner est prêt.
Alors, mes chers amis, passons à table.
Venez, ma chère.
Je vous en prie.
Prenez place.
- Quelle table magnifique. - Ravie que ça te plaise.
J'espère que vous aimerez notre cuisine.
J'en suis sûre.
Comte Frankenstein, ce ne serait pas une découverte extraordinaire,
si on réussissait à voir de nos jours un homme préhistorique?
Hans, fais un peu attention.
Pardonnez-moi monsieur le comte.
Ce serait bien sûr extraordinaire.
Je trouve ça passionnant, et j'en parlerais pendant des heures.
Je suis fascinée, je l'avoue.
Vraiment!
Je me souviens, une fois, maman m'avait dit avoir vu un être étrange.
Oui, nous avions fait des recherches, quand ta mère vivait encore.
Mais personne n'a rien vu, ni rien trouvé.
On a fouillé la zone des cavernes.
C'est fantastique.
Ce qui est en tout cas insolite,
c'est l'intérêt que vous donnez à la chose.
Je serais ravie de découvrir un homme préhistorique, moi aussi.
Krista a étudié ces choses.
Elle doit, cette année, tenir la chaire d'anthropologie à l'université.
- C'est étonnant. - Qu'y a t-il de si étonnant?
Mais ton amie est tellement... ravissante.
L'anthropologie est une science très... disons, féminine.
Ne le regrettez pas, mon cher comte.
Votre fille étudie les lettres, c'est une matière plus gracieuse.
Merci Eric.
Vos paroles auront compensé celles que j'ai proférées,
et qui étaient peu galantes.
Je ne m'intéresse qu'aux humains. Sers-nous le dîner.
Oui, monsieur le comte.
Tu es la seule Frankenstein qui...
s'intéresse à autre chose que la science humaine, ma chérie.
Les traditions de la famille s'envolent.
Tu sais, je n'ai jamais eu de goût pour les sciences.
Que je t'en veuille?
Quelle idée ! Ne crains rien.
Quand viendras-tu ? Réponds-moi.
Tu connais bien la situation, non?
Je dois tenir compte de mon crétin de mari.
Pour l'instant, ton crétin de mari sert le dîner. Alors, viens.
Non, il va revenir.
Viens, je te dis.
Reste tranquille, je te verrai plus tard.
Tu n'as pas encore découpé la viande ?
Peut-être as-tu mieux 'à faire en ce moment?
Pourquoi t'en prends-tu toujours à ce pauvre garçon ? Il travaille, non?
Bien sûr, c'est un garçon très sérieux.
Tu es affreusement soupçonneux, tu sais.
Comme si tu ne me connaissais pas.
Sans doute parce que je te connais trop bien.
Et depuis longtemps, je t'ai vue à l'oeuvre.
Pousse-toi, laisse-moi faire.
Laisse-le faire, va.
Faites très attention à vos paroles, et à vos actes aussi.
Compris?
Le comte Frankenstein est un homme très intéressant.
A qui le dites-vous !
Votre bain est prêt, mademoiselle.
- Merci. - Je vous souhaite une bonne nuit.
A vous aussi, merci.
- Je vais très bien dormir. - J'en suis sûre.
Mais à votre place, je me garderais un peu des Frankenstein.
- Qui est là? - C'est moi, Maria.
Je suis dans mon bain.
Ah, pardon. Tout va bien?
Très bien.
- Et à demain matin, d'accord? - D'accord, bonne nuit.
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