De første 200 linjer.
AUX GRANDS MAUX…
J'ai été le meilleur élève du lycée.
RANG
Puis le meilleur élève du pays après le test blanc.
J'ai eu mon diplôme de médecin avec mention très bien.
J'ai même reçu le prix du ministre.
Mais aujourd'hui,
je suis le meilleur à Pump It Up.
J'écrivais des articles pour le journal d'anesthésiologie.
J'ai reçu un prix pour ça,
ainsi qu'un prix de recherche.
Mais aujourd'hui,
je maîtrise les jeux.
Commençons.
Tenez ça.
C'est une opération délicate.
Ma blouse bleue me servait
de pyjama, car elle était confortable.
Tournevis !
Ce patient a besoin d'une anesthésie générale.
Préparez les cathéters,
la noradrénaline et la phényléphrine.
Bien, madame.
Pour une fracture de la hanche ? Rachianesthésie alors.
Ce n'est plus une contre-indication absolue,
mais une contre-indication relative.
L'anesthésie générale n'est-elle pas plus facile à contrôler ?
La tension chutera aussi.
Il suffira de maintenir le niveau.
Je m'opposais à mes collègues.
- Vous avez bientôt fini ? - Ça va pas ?
On attend depuis des lustres.
Pourquoi ? Rentrez chez vous et allez étudier.
Je suis déjà intelligente.
D'après ma prof, je serai juge, procureure ou docteure.
Moi, je suis déjà docteure.
Aujourd'hui, je m'oppose à des enfants.
Tchin.
Ma vie est comme le soju.
Si amère.
Ma vie est comme
du poulet épicé.
Elle me fait pleurer.
Voici votre omelette.
Je prends ça.
Oui. Merci.
Je vous le réchauffe ?
Oui.
- Madame ! - Oui ?
Vous avec des plaies aux talons.
Moi ?
Vous êtes diabétique, n'est-ce pas ?
- Oui. - Vous voyez,
les diabétiques perdent de la sensation au niveau des pieds.
Vous aurez des ulcères si vous ne les soignez pas.
Ne serrez pas trop vos chaussures.
À votre prochain rendez-vous,
montrez vos pieds au médecin.
D'accord.
À croire qu'il est médecin.
Comment vous le savez ?
Je suis médecin.
Appelez-moi Dr Yeo, désormais.
- Dr Yeo ? - Quoi ?
Pas M. Yeo ?
Je suis le Dr Nam.
Je suis aussi médecin.
Vous êtes médecins tous les deux.
On vous appelle Dr Yeo et Dr Nam.
C'est exact ?
Oui.
Ne buvez pas trop.
Et payez. On a des caméras.
Encore des mauvais payeurs.
Mais on est médecins.
Personne n'y croyait.
Nous, on l'avait oublié.
Mais on est médecins.
Des soucis lors de l'anesthésie ?
Non, aucun.
Tension et pouls stables.
On a repris
le travail.
AUX GRANDS MAUX…
Dr Yeo, vous pouvez commencer.
C'est notre anesthésiste, aujourd'hui.
- Le Dr Nam Ha-neul. - Je vois.
Blouse chirurgicale.
Je commence.
Lampe frontale.
Netteté.
Merci.
Commençons par le nez. Anesthésique par seringue dentaire.
Lame de bistouri 15.
Dr Yeo, la patiente saigne beaucoup.
Sa tension est de 110 sur 79. Dois-je la faire baisser ?
Oui.
Lame de bistouri 15.
On a terminé. Enlevez la frontale.
Je finirai après l'irrigation.
J'aurais terminé le bandage dans 20 minutes.
D'accord. Prenez votre temps.
Ça s'est bien passé ?
Il paraît que c'était délicat.
Tu m'expliques ?
Tu parles de Ha-neul ?
En fait…
J'ai appris que Jeong-woo avait eu une crise de panique.
En effet.
On est allés trop vite.
Je savais qu'il avait du mal, mais pas à ce point-là.
Tu le savais ?
Franchement, j'étais inquiète en apprenant qu'il allait reprendre.
"Pourra-t-il tenir un bistouri ?"
"Supportera-t-il le sang ?"
"Craindra-t-il ses collègues ?"
Une collègue en qui il avait confiance était impliquée dans l'accident.
Oui. En secret, elle a mis de l'héparine dans la perfusion.
Il doit toujours avoir du mal
à opérer au bloc.
Il doit aussi se méfier des collègues.
Alors, j'ai pensé
que je pourrais être là pour l'opération.
Je voulais te prévenir,
mais elle a dit que tu refuserais.
Elle m'a supplié de ne rien dire.
- J'ai encore fait une erreur ? - Non.
Mais je crois que je ne peux plus opérer.
Comment ça ?
Je pensais pouvoir y arriver.
- Mais je ne suis pas encore prêt. - Voyons.
L'opération s'est bien passée pourtant.
Dae-yeong.
Le bistouri me donne des frissons.
Il me fait peur
comme quand j'étais étudiant.
C'est injuste de ma part de dire
que je vais bien.
Qu'est-ce que tu dis ?
- Pourquoi injuste ? - C'est vrai.
Et pourquoi devrais-tu venir m'aider ?
Pourquoi pas ?
Tu m'as dit de revenir quand je voulais.
Je parlais pas de ça.
Dr Yeo, vous avez un invité.
Jeong-woo.
Comment ça va ?
- Vous me remettez ? - Bien sûr.
Que faites-vous là ?
À votre avis ?
Quand j'ai appris que vous repreniez, j'ai pris rendez-vous.
Pardon ?
Vous vous souvenez de moi ?
Évidemment.
- Comment ça va ? - Bien.
Deux anciens élèves présents ici.
Voici du thé.
Merci.
Ce n'était pas nécessaire.
Avec plaisir.
- Merci. - Merci.
Vous travaillez ici comme anesthésiste ?
- Non. - Oui.
Vous ne travaillez pas ici ?
- Non. - Si.
Pourquoi vos réponses se contredisent ?
En fait,
ce n'est pas finalisé.
Et vous, vous venez pour quoi ?
Pour être honnête,
j'ai suivi vos mésaventures.
Je savais que ce n'était pas possible.
Ça m'a fendu le cœur. J'espérais que ça se finirait bien.
En entendant que vous aviez repris le travail,
j'ai décidé de vous aider à vous relancer.
C'est inutile.
Dites-moi. De quoi j'ai besoin ?
Peut-être un lifting ?
Ou une opération du nez ?
C'est au naturel que vous êtes le mieux. Ou alors…
Non, ne faites rien.
Bravo, Jeong-woo.
Bravo.
C'est l'heure du déjeuner.
Allons manger quelque chose.
Pourquoi un simple tteokbokki ?
Vous êtes devenus médecins,
mais vous restez des terminales pour moi.
Moi aussi ?
J'ai l'air d'un élève ?
Eh bien…
Vous pourriez avoir un fils en terminale.
Vous êtes un peu dur, M. Han.
Un fils en terminale ?
J'ai une fille en cinquième.
Vous m'avez fait peur.
Il est drôle.
Au fait, pourquoi tu es là ?
Pourquoi pas ? J'adore le tteokbokki.
Et toutes les infirmières sont sorties déjeuner.
No comments yet. Be the first to leave one.