De første 200 linjer.
L'Empire britannique
et la République française,
unis ensemble dans leur quête...
Nous ne nous rendrons jamais.
Hommes et femmes des États-Unis,
nous vivons une heure cruciale de l'Histoire.
Soldats, marins et aviateurs
des Forces Expéditionnaires Alliées,
vous êtes sur le point de vous embarquer pour la grande croisade...
Vous détruirez la machine de guerre allemande,
anéantirez la tyrannie nazie sur les peuples opprimés d'Europe.
J'ai toute confiance en votre compétence dans la bataille.
Les yeux du monde sont fixés sur vous.
Hitler, il est mort.
Un Paris-Berlin, vite fait,
et je me pointe là-bas avec ce bijou...
On rentre tous à la maison.
La 101e aéroportée
ici pour mettre fin à la guerre 6 juin 1944
Ça fait beaucoup de bateaux.
Je préfère encore être ici.
Si un bombardier boche les repère tous rassemblés,
il en explose 20 d'un coup.
Descendre un avion, c'est plus dur.
Rosenfeld,
plus de GI meurent en avion qu'en mer, c'est prouvé.
Écoute pas Tibbet, il dit que de la merde.
Grunauer,
comment on dit ça en allemand ?
J'adore.
Morton Chase.
Je suis photographe.
Le sergent disait que vous étiez en Italie juste avant.
Ça rend bien, ça vous gêne si je fais quelques clichés ?
Ce qui me gênerait moins, c'est que tu retournes poser ton cul.
Tu te fais des copains, mon joli ?
Tu le connais ?
Un capo de la compagnie B. Mutation express.
Il aurait frappé un capitaine.
Il cogne un gradé et il atterrit ici ? On a fait quoi, nous ?
Boyce, t'as un chewing-gum ?
C'est quoi, ce truc ?
- Un grigri ? - Donne.
Ça te suffira pas sur le terrain.
Tu me rends ma chaîne ?
Ça sera pas la même que pendant les classes,
quand les Fritz tireront à balles réelles.
T'as failli claquer à l'entraînement.
Un porte-bonheur fera jamais de toi un soldat.
T'as fini ? Tu vas me la rendre ?
- Je te chambre. - Merci.
95 minutes avant largage.
Zone de saut, Nez ?
Village de Ciel-Blanc, en France.
Objectif, Grunauer ?
L'antenne de brouillage radio sur le clocher du village.
Pourquoi les nazis iraient mettre un brouilleur sur une église, Boyce ?
Parce qu'ils...
Sacré nom de Dieu, Boyce.
Ils le mettent sur une église parce que ce sont de vrais salauds,
et les salauds font tout ce qu'ils peuvent
pour détruire ce qu'il y a de bon dans ce monde.
C'est pour ça qu'on doit être aussi salauds qu'eux.
C'est bien clair ?
Oui, sergent !
Il y aura plus de 120 000 soldats alliés
débarquant sur la côte française au nom de ce qui est bon
et pur dans ce monde.
Ils auront besoin d'un appui aérien
qui ne franchira la défense des Fritz
que si on détruit ce clocher avant 06:00.
Alors, vous faites quoi ?
Notre foutu boulot, sergent !
Exact,
votre foutu boulot.
Ford nous a rejoints comme artificier.
C'est une aubaine pour vous.
Vous obéirez à ses ordres comme si vous entendiez
ma douce voix sortir de sa bouche.
Parachutage dans 90 minutes.
Currahee !
On doit approcher.
Pourvu que tout aille bien.
Si on atterrit au milieu d'une patrouille allemande ?
Tout ira bien.
On sait ce qu'ils feront à un type qui s'appelle Rosenfeld.
Un petit salut des Boches, les filles.
Accrochez-vous et restez calmes.
On saute au signal lumineux.
Sergent, on y va !
Vous trouvez pas ça poilant ?
Trop de DCA,
on va larguer 2 km plus au sud.
Bien reçu.
Je vous avais bien dit qu'on se marrerait !
On va crever !
On va crever !
Sergent...
Murphy !
C'est ça, notre mission,
notre boulot !
Tu m'entends ?
Murphy ?
Je peux le sauver.
Il est mort, tous à vos sièges !
Putain !
Lumière rouge : debout !
Accrochez !
En ligne !
En position !
On se retrouve en bas.
Je te suis de près.
Jacob,
je te suis de près.
Ouverture manuelle !
Putain.
Jacob.
Jacob ?
Le sergent.
Une clope, les Boches ?
Merde, aucun de vous ?
Putain, c'est...
Ferme-la, c'est fini.
Vous faites rien ?
Il était mort avant d'atterrir. Il le savait.
- On aurait pu... - Rien du tout.
Ils étaient 10 et je t'ai vu tenir ton fusil.
La mission tient toujours.
On doit démolir le clocher avant 06:00.
En route.
Encore 1 km vers le nord
et on rejoint le point de ralliement.
Si d'autres ont survécu.
- Vous avez vu personne ? - Que toi.
Et le sergent Rensin.
Si t'oublies pas les morts, tu les rejoindras vite.
J'avais des amis dans l'avion.
Tes amis ici, ils meurent.
Caporal.
Éclair.
Tonnerre.
Bienvenue en France.
Salut, les gars !
Pardon.
J'avais peur qu'il reste plus que nous 3.
Ça, il avait la trouille.
Encore une minute de ses couinements et je me tirais une balle.
Tibbet, les explosifs ?
C'est bon.
Dites-moi qu'il y a pas que Boyce avec vous.
Bordel... Pardon.
T'as ton appareil photo ?
T'as pris ton appareil ?
- Il a tenu le choc ? - Oui.
C'est du costaud.
Tu prends des paysages ?
Je crois qu'ils veulent plutôt
des clichés d'action, des images du front.
Je peux voir ton flash ?
Ça pourrait nous servir.
Faites attention, c'est fragile.
Tu te balades avec une torche autour du cou.
Désolé, vieux.
Personne a vu Rosenfeld ?
J'ai vu Grunauer à 1 km à l'est.
Les Boches l'avaient dézingué.
Merde, y aura personne au ralliement.
Te laisse pas miner, Tibbet.
Putain de pays.
Je parie que vous regrettez l'Italie, caporal.
Comment vous avez atterri avec nous ?
J'en sais rien, Tibbet.
Pourquoi tu parles sans arrêt ?
Parfois, vaut mieux pas demander.
Je vais le mettre dans mon livre, caporal Ford.
Ton livre ?
Oui, je prends des notes depuis le début.
C'est pour ça que tu gribouilles ?
Dawson, j'imaginais pas
qu'un plouc comme toi pouvais pondre une phrase
et encore moins un bouquin.
Ma mère écrit ses recettes pour la paroisse,
j'ai pensé que je pourrais décrire ce que les gens connaissent pas,
des classes jusqu'au combat.
Passionnant, tu vas en vendre une tonne.
Moi, j'achète.
Merci, mon pote.
Chase,
on pourrait faire équipe,
mettre tes photos dedans
et se partager le bénef...
... tout droit vers moi !
Où est Dawson ?
- Il est où ? - Y a plus de Dawson !
Marche jusqu'à moi comme si t'étais sur un putain de fil !
Fixe ta baïonnette et sonde le terrain.
Allez, faut qu'on avance.
Chase, tu marches dans ses pas.
Magnez-vous.
Allez, debout.
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