De første 200 linjer.
Magnifique !
Oh oui !
C'est ça, la campagne ?
Écoutez-moi ce petit malheureux.
- C'est là, chéri, 1 7 Shore Road. - C'est bon.
- Ça va, Davy ? - Ça roule.
Mon Dieu !
C'est notre maison ?
Non, ce n'est pas la nôtre.
C'est impossible.
Quel gâchis !
TRAUMA
Ça disait : ''Convient à une famille nombreuse.''
C'est immense !
Marian.
Sois raisonnable, chérie.
On ne loue pas des maisons pareilles pour un prix...
Il doit y avoir un pavillon, des chambres d'hôtes ou...
Non, c'est ça.
Il n'y a qu'une seule façon d'en avoir le cœur net, non ?
''En avant... Dans la vallée de la mort Où six cents cavaliers périrent.''
J'espère qu'il y a quelqu'un.
On est les Rolfe. On est là pour la location d'été.
Je sais, je vous attendais.
Je suis Walker, l'homme à tout faire. Grâce à moi, c'est impeccable.
Entrez donc. Entrez, madame. Entre, mon garçon.
Ça vous plaît ?
C'est...
C'est l'endroit qu'ils veulent louer ?
Pour sûr !
C'est joli, hein ? Magnifique, non ? Venez dans le salon, madame.
Entrez et faites comme chez vous.
Faites comme chez vous, je vais chercher son altesse.
Fais attention aux meubles, d'accord ?
- Je n'arrive pas à y croire ! - Moi non plus.
Je peux sortir m'amuser un peu ?
Tu n'es pas obligé de venir, tu sais.
Je ne viens pas, mais tu restes tout près, d'accord ?
- T'as entendu ? - J'ai entendu.
Qu'est-ce que tu fais ?
Quel gâchis. Ça me rend malade.
Ne prends pas les choses autant à cœur.
Je ne peux pas m'en empêcher.
- Où est Davy ? - Dehors.
Je peux fermer la porte pour nous épargner la puanteur ?
Marian, regarde.
- C'est extraordinaire. - Magnifique.
Mais ce sont toutes les mêmes !
Mais celle-ci doit avoir cent ans, non ?
Et celle-ci est plutôt récente.
Mais pourquoi ?
- Je t'ai dit de ranger le tuyau d'arrosage. - Les voici !
Désolée de vous avoir fait attendre.
La matinée a été chargée !
Si ton emploi du temps te le permet, pourras-tu sortir le miroir ? Il est fêlé.
C'est pas le seul à être fêlé ici !
Vieux fou.
Vieille emmerdeuse !
Je suis Roz Allardyce. Mon frère descendra
dès qu'il aura repris ses esprits.
On est les Rolfe. Je suis Ben. Voici ma femme, Marian.
Enchantée.
Il y a aussi un garçon, non ?
Oui, notre fils David. Il est dans le jardin.
- Il peut ? - Oui.
Les enfants nous font du bien.
Occupons-nous des détails.
Vous avez l'esprit pratique, comme mon frère.
L'annonce disait : ''raisonnable''.
''Très raisonnable'', même. Ça l'est, pour les gens qui conviennent.
Pour peu que l'on convienne, que voulez-vous dire par ''raisonnable'' ?
J'aimerais d'abord vous poser quelques questions.
Vous occuperiez la maison seuls ?
Non. Avec la tante de Ben, Elizabeth.
- Quel âge ? - Elle a 7 4 ans.
Une vieille dame, alors ?
Sa présence ne vous dérangerait pas ?
Non. Elizabeth est adorable.
Vous occuperez les lieux du 1er juillet à début septembre
et vous garderez et entretiendrez la maison ?
Nous-mêmes ? Je veux dire, seuls ?
Bien sûr.
Je ne sais pas, tout cet espace,
il n'y aura que ma femme, et je ne sais pas...
La maison prend soin d'elle-même.
Croyez-moi.
Désolée de vous poser la question...
mais aimerez-vous la maison autant que mon frère et moi ?
Je pense que oui.
Donc, ce sera environ 900 $...
- Je ne sais pas si je pourrai... - ... pour tout l'été.
À l'aide !
C'est mon frère.
Walker, pour l'amour de Dieu !
- Du calme, j'arrive ! - Le monte-personnes est encore cassé.
- Il avance. - Excusez-moi.
Je veux descendre !
Incroyable, non ?
C'est donné. Pas d'hésitation, hein ? On la prend.
- Écoute, je ne... - On serait dingues de ne pas en profiter.
Au moins, on serait en phase avec eux, non ? Regarde-les...
Cet homme est un idiot fini,
nous devons nous en séparer ! Tu comprends ?
Voici mon frère, Arnold. Comme vous le voyez, il est en pleine forme.
C'est vous qui voulez louer la maison. C'est ça ?
Oui. Enfin, nous discutions des formalités avec votre... La dame.
Ils me plaisent, Roz.
Il y a aussi un garçon.
Notre fils, David.
- Il joue dans le jardin. - Vraiment ? Montre-moi ça !
Vite, Roz, je veux le voir.
Le voici. N'est-il pas mignon ?
Quel charmant petit garçon. Il a quel âge, huit ou neuf ans ?
- Non. 1 2 ans. - 1 2 ? Il est adorable, hein ?
C'est aussi un petit diable, hein ?
- Peut-être ne devrait-il pas marcher sur le... - Non, laissez-le. Tout va bien.
- Vous louez souvent ? - Ça dépend.
Ce que ma sœur essaie de dire,
c'est que nous avons désespérément besoin de calme et de repos.
Je suis mal en point, comme vous le voyez.
- Mais non... - Mais si.
Ça vous plaît ?
- C'est merveilleux. - Vraiment ?
Quand elle ressuscite ! Dis-leur. Dis-leur comment c'est l'été !
C'est inimaginable. Vous n'avez jamais vu ça !
Cette pièce a vu défiler des siècles.
Et cette maison, des années.
Cette maison sera encore là longtemps après votre départ, croyez-moi.
Elle est quasiment immortelle.
- Je le crois sincèrement. - Moi aussi.
Cela doit vous paraître drôle.
Mais quand on aime une maison comme mon frère et moi aimons celle-ci...
Désolé, je ne voulais pas être impoli. C'est juste que...
J'attendais le piège.
Le piège ?
On paie 900 $
et elle est toute à nous ?
Il y a juste autre chose.
- Ce n'est pas un piège. - Non, pas du tout.
C'est notre mère.
Eh bien ?
Une femme de 85 ans qui en paraît 60.
Ce qu'elle essaie de vous dire,
c'est que notre mère ne quitte jamais la maison.
Elle ne quitte jamais sa chambre
- d'ailleurs, non ? - Elle ne vous importunera pas.
Vous ne la verrez sans doute jamais.
La plupart du temps, elle dort.
Quand elle ne dort pas, elle écoute sa musique
ou elle s'occupe de sa collection.
Ses images, ses vieilles photos.
Elle en a littéralement des milliers.
Les souvenirs d'une vie.
Nous l'adorons.
Vous auriez juste à préparer un plateau trois fois par jour
et à le laisser sur la table de son salon.
Peut-on rentrer chez nous,
- réfléchir et vous donner notre réponse ? - Ben, non !
Merci beaucoup.
- Maman. - Davy ?
Que s'est-il passé ?
- Je me suis égratigné le genou. - Ça a l'air vilain.
- Que s'est-il passé ? - Je suis tombé du truc.
Allez donc nettoyer ses petites coupures.
Allons à la cuisine.
- Venez. J'ai des pansements. - Allez, mon chéri.
Où vas-tu avec cette plante ?
L'autre a dit qu'elle était morte.
Ah oui ?
Regarde bien.
C'est dingue, non ?
Tu as été incroyablement impoli.
Ah oui ?
Enfin chérie, ils ont perdu la boule.
Ils exprimaient leur joie, c'est tout.
Non, je ne crois pas.
On ne loue pas une telle propriété pour 900 $.
Et pourquoi pas ?
L'argent ne les intéresse peut-être pas.
Ils veulent peut-être des gens pour garder les lieux.
Pour être là.
Peut-être. Mais on ne laisse pas une femme de 90 ans...
85 ans.
85, 185, quelle différence ça fait ?
On ne laisse pas une vieille dame avec deux parfaits inconnus.
Tu n'aurais pas à t'occuper d'elle.
Je m'en chargerais.
- C'est ça. Et si elle meurt ? - Mon Dieu !
C'est vraiment important pour toi ?
Tu le sais bien.
Je survivrai.
La question est...
pourrai-je survivre, moi ?
Allardyce.
Oui, M. Rolfe.
Parfait ! Mon frère sera ravi.
Le premier juillet.
Tout sera prêt. Merci. Au revoir.
Tu es bien, derrière ?
Non, je suis tout engourdie.
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