De første 200 linjer.
Hé, ben, on écoute aux portes !
Ben, je rentre chez moi. - Chez vous ?
Non, mais sans blague !
Alice n'est pas là ?
Alice ?
Elle n'y est pas.
Qu'est-ce que c'est, Jimmy ? - Rien.
Un dingue.
Oh ! M. Gérard !
Qu'est-ce cette histoire, Mme Limon ?
Madame ne vous a pas dit ? - Quoi ?
Elle a quitté il y a un an.
Un an ?
Où est-ce qu'elle habite ?
Elle m'a jamais donné d'adresse.
Elle passe de temps en temps prendre son courrier.
Ils t'ont offert des fleurs à la sortie.
T'as vu Alice ?
Non.
Elle est montée en grade, tu sais ?
On est plus des gens pour elle.
Passe-moi l'adresse.
C'est pour elle ? - Oui.
C'est peut-être pas mes oignons, mais...
Tu devrais les foutre à la poubelle.
Je peux savoir pourquoi !
C'est pas des fleurs qu'elle mérite...
C'est une bonne tarte dans sa gueule.
Michel, tu es sorti du sauna ?
Oui, ce matin.
C'était pas trop dur ?
Non, ça pourrait aller.
Une petite fine !
Alice, vient-elle des fois ici ?
Souvent... hé...
... Pas seule.
Avec qui ?
Ah ! Ce n'est pas mon genre.
Ah ! Je vois.
Et où est-ce qu'elle habite ?
Michel...
Laisse tomber.
Je te demande pas un conseil. Je te demande son adresse.
Michel...
Tu m'attendais pas ?
Pas...
Pas si tôt.
Excuse-moi, ils m'ont mis à la porte.
Tu n'as pas changé, hein ?
T'as changé, toi !
C'est beau chez toi !
Je voulais te faire une surprise.
Une surprise...
Mais j'ai plutôt l'impression que c'est moi qui t'en fais une.
Écoute, Michel.
Ce qu'on fait est fait quand même.
Tiens...
J'avais trouvé un travail à Marseille, je pensais t'emmener.
J'aurais bien gagné de quoi payer tes bas.
Michel, c'est long deux ans.
730 jours... Je sais...
Je les ai faits à ta place.
Mais d'où vient tout cet argent...
Chantage ou galanterie ?
Les deux, hein ?
Réponds.
Qui paye tout ça ?
Si tu me laissais placer un mot. - Ah ! C'est pas la peine.
Quand je pense qu'hier encore...
Je me serais coupé un bras pour te revoir.
Salope...
C'est ça...
Amuse-toi.
Mais pas longtemps.
J'attends quelqu'un.
T'es bien sûre de toi.
Je me suis tu pendant deux ans, mais je peux encore parler.
Ils te croiront jamais.
Ils seront trop contents de boucler quelqu'un.
Allez, salut !
Et t'inquiète pas ! Je t'enverrais des colis.
Nouvelles de Paris ?
M. Villeterre ?
Le père ou le fils ?
Allô ?
Je t'ai demandé 100 fois de ne pas m'appeler ici.
Et si papa était là !
Non, je ne peux pas, je travaille.
Quoi ?
Ils l'ont relâché !
Quand ça ?
La vaisselle cassée c'est un petit début. Je te dis qu'il parlera.
Il... il sait... il sait qu'on travaille ensemble
Essuie-toi, tu me dégoutes.
Personne ne le sait...
Personne ne le saura si je disparais à temps.
Ça tient pas !
Les voyages, ça coute de l'argent.
Où veux-tu que j'en trouve ?
Demande à papa.
Le vieux ?
Mais tu es folle, non ?
Parfait, moi, j'irai le trouver, je le ferai cracher.
Je te connais pas ! - Comment ?
Je dirai que je te connais pas.
Et ça,
Je l'ai acheté dans la sciure ou ça vient de ta grand-mère.
Quand papa saura que tu faisais du chantage.
Si jamais tu fais ça, Alice ! - Je vais me gêner.
Rends-moi cette broche.
Je te la vends.
Dix millions...
Tu veux rire.
Tu n'es quand même pas plus radin que ton père.
Mais c'est du chantage.
Chacun son tour, mon beau.
Rends-moi cette broche.
Je t'ai dit mon prix.
Olivier...
Olivier
Alice...
Alice...
M. Barney Morgan, ne quittez pas.
Allô ?
Allô, Barney ? - Ah, grand-père, où es-tu ?
Écoute, j'ai deux nouvelles pour toi, toutes fraiches.
Moi, j'en ai qu'une, mais elle est sensationnelle.
Bon, j'arrive tout de suite.
On y va ? - Où est-ce qu'on va ?
Au lit mes poulettes, au lit.
Comment ?
Sans moi, mes jolies.
Oh, toi, le petit intellectuel !
Foutu... lessivé...
Remets-toi grand-père.
Ce n'est pas toi au moins ! - Hé, tu !
Oh, j'ai rien dit.
Tu as prévenu les flics ?
T'es pas fou, tu te rends compte du scandale.
Jacques Ruppert, rédacteur en chef des nouvelles, mêlé à une affaire de meurtre.
Évidemment, ça va fou là !
Quand le vieux Villeterre apprendra ça Je pourrais faire ma valise.
Tu trouveras autre chose.
À mon âge !
Je me suis pas crevé 16 ans aux Nouvelles, pour les rater aujourd'hui.
C'est moi qui l'ai fait ce canard. C'est mon journal.
J'ai rien d'autre.
Je veux le garder.
Tu veux devenir une huile.
Jacques Ruppert, le grand caïd de la presse.
Ça te fera une belle jambe.
Il faut que tu m'aides Barney.
Tu as tout à y gagner toi aussi.
Remarque, c'est pas pour ça que je te demande.
Remarque, ce n'est pas pour ça que je vous fais grand-père.
L'écharpe, elle est à qui ?
Je sais rien.
Tu as bu ?
Oui.
Elle devait aller à Marseille ?
Je ne sais pas.
Tu n'as rien touché ?
Comment tu es entré ?
Tu la connaissais depuis longtemps ?
Une semaine !
Et déjà la clé !
Félicitation !
Où l'as-tu rencontrée ?
On vous a vu ensemble ?
Dans un cocktail avec 300 personnes.
Tu n'as rien donné... robes... manteaux... bijoux...
Dans l'armoire.
Quoi ? - Le vison !
Les clés sont chères cette année.
Et le pyjama ?
C'est ton petit cadeau !
Il y a pas de littérature à toi, là-dedans ?
Des lettres, des déclarations, des poèmes ?
Elle était mariée !
Il est en prison.
Elle en était malade la pauvre môme.
Bien sûr, tu l'as soignée.
C'est une brave fille, Barney !
Un vison et un coeur...
C'est bien tout ?
Oui !
Alors, départ...
Ils y croient pas, j'avais sa clé.
Tu n'es jamais venu ici.
Tu n'as jamais vu cette fille.
Tu connais pas les flics, ils vont fouiner partout.
Un de ces jours, je serai mis dans le bain.
Je peux pas les empêcher.
Si tu peux ! - Comment ça ?
En les prenant de vitesse.
Si tu leur livres le type qui a fait le coup, ils chercheront pas plus loin.
Je ne suis pas flic.
Tu es plus malin qu'eux.
Tu vas pas me laisser tomber, Barney.
Et la douche, deux fois par semaine.
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