De første 200 linjer.
Synchronisés par Fingersmaster. Bon film!
- Comment est-il ? - Mal.
Il tousse, il grogne.
C'est un mauvais jour.
Où sont les autres ?
A l'église.
Nous sommes le 17.
Madeleine est morte il y a un an aujourd'hui.
Il ne devrait pas jouer aujourd'hui. Il est trop mal.
Je vais fort bien ! Qu'on me laisse en paix.
Mais commencez à l'heure, ou il faudra vous passer de moi.
C'est un mauvais jour.
Vous savez tous
que Molière mourut le 17 février 1673,
après la quatrième représentation du Malade imaginaire.
Il était né à Paris, en 1622,
et notre histoire commence lorsqu'il avait 10 ans,
il y a 346 années de cela.
Allez, prends-la.
As !
Un sou.
A toi, Jean-Baptiste.
Tu joues ?
Encore un sou.
J'en ai plus.
T'as pas d'argent ?
Mais j'en aurai demain.
Il y a pas de demain qui tienne, c'est aujourd'hui.
Je vais le laisser pour mort !
Tu lui fais mal.
C'est lui qui essaie de faire du mal ?
Regarde-les, tous les deux...
Bougez plus !
Toi, on te juge.
Qu'est-ce qu'on peut lui faire ?
On va l'attacher.
Qu'est-ce qu'on lui fait ? On lui brûle les pieds ?
Ouais, ouais ! On va le lancer par-dessus bord.
On lui fait manger ses crottes de nez ?
Ouais.
Descends !
Tu es condamné à rester au pilori. Les juges l'ont ainsi décidé.
Personne sait que je monte ici, on me trouvera jamais !
- Tant pis ! - Tant pis.
Si tu appelles, tu es un couard.
Si tu appelles, tu es un couard.
Jean-Baptiste.
Je serais revenu.
Je viendrais te délivrer, tu veux ?
Là-bas, les Maures !
Hérétiques, Juifs damnés !
Montrez-vous car je vous vois !
Je vous vois bien, cachés derrière les fauteuils !
Du calme, mon cheval.
Hardi, démons ! Osez vous montrer, m'affronter,
moi qui vais vous faire sauter les yeux hors de leur trou,
de l'étonnement que vous aurez à voir mon courage.
Allons, les étoiles ne brillent que pour moi qui suis juste.
Courage. Allons, mes fidèles...
Taillons !
Vils pleutres ! Je suis touché dans le dos.
Osez toucher
la moitié du quart d'une parcelle d'un cheveu de ma maîtresse
et de l'épée que voici, je vous arrache les entrailles.
Je sens mes forces décliner...
Vite... je dois te délivrer.
Mon ami, mon ami !
Ne crevez pas, ne mourez pas, je vous prie.
Allons, un peu de courage.
C'est moi qui dois mourir.
Non, c'est beaucoup plus beau quand c'est la femme qui meurt.
Dis donc, Mollier, j'ai envie de pisser.
Dieu...
punit tout quand Il lui plaît.
Dieu punit tout quand Il lui plaît.
Les derniers venus ferment la porte.
Les derniers venus ferment la porte.
Chante à l'âne, il te fera des pets.
Chante à l'âne, il te fera des pets.
Mollier...
t'as des poux ?
Oui, bien sûr, pas toi ?
Non, donne-m'en un.
Combien t'en veux ?
Un seul me suffira.
"Dans sa construction extérieure,
"nous voyons une régularité admirable
"dans les proportions de toutes les parties.
"Mais la mécanique intérieure
"est plus admirable encore,
"tant l'ordre de Dieu s'y révèle
"dans toute sa gloire.
"Chaque organe habite ce corps selon son rang,
"les plus vulgaires vers notre fondement, les plus subtils
"dans notre poitrine,
"pour arriver enfin à cet empereur de notre corps,
"notre tête, qui règne
"sur cette vile chair comme notre roi bien-aimé
"règne sur ses humbles sujets."
Un hérétique étranger,
un Anglais...
vient de prétendre qu'un mouvement perpétuel et circulaire
agitait notre sang.
Comment
pourrait-on croire
qu'un homme qui aurait à l'intérieur de lui-même
un tel mouvement
n'en puisse être troublé et
dérangé au point...
au point d'en perdre la tête ?
De même,
comment croire qu'une infinité de personnes vivant sur terre
puissent supporter le mouvement de celle-ci
sans entendre le vent siffler à leurs oreilles ?
Quel vacarme,
quelle folie,
quelle confusion que cette terre tournant dans tous les sens
et nous-mêmes agités du même mouvement diabolique
dans nos entrailles !
Où seraient l'ordre et l'immobilité qu'il faut pour penser à Dieu ?
Ces merveilles prouvent d'une manière persuasive
que nous sommes l'ouvrage de Dieu.
Dieu paiera tout à juste prix.
Dieu paiera tout à juste prix.
Dieu punit tout.
Dieu punit tout.
Dieu voit tout.
Dieu voit tout.
Madame !
Madame !
Matthieu !
Avance. Avance, grosse gueule.
Passe ton chemin et vite, ça pèse !
Sac à poux, écarte-toi !
Allez, barbe à poux, recule !
Allez, recule.
Laisse-moi passer !
Pousse-toi ! Allez, recule, recule.
Du large, du large !
Vas-tu reculer, barbe à poux, ou je te passe dessus !
A qui es-tu ?
A M. Le duc de Pernes.
C'est la voiture de M. Le duc de Pernes qui est face à nous.
Mon maître, M. Le duc de Villebœuf, a la préséance et il vous prie
de lui laisser le passage.
M. Le duc ne recule pas, cédez le pas !
Tu vas attendre comme ça longtemps, pauvre couillon !
Ouais, j'attends que tu fondes, gros lard !
Je me fais nourrir, moi ! Je ne me fais pas foutre !
Et tu regrettes, hein ? Attends-moi, Fleurette, j'arrive !
Allez, hue !
Allez, hue !
Bande de couillons ! Bande de gueux !
Aidez-moi, vous autres. Allez, hue !
Viens ici, petit merdeux.
Ici, petit pouilleux ! Sors de là !
Sors de là !
Sors de là, je te dis !
Petit pouilleux ! Petit merdeux !
Comme tu es grand, Jean-Baptiste.
Au revoir.
Encore crotté.
Va-t'en !
Non.
Va-t'en !
Bonjour mon cœur, bonjour ma douce vie
Bonjour mon œil, bonjour ma chère amie
Et bonjour ma toute belle
Et bonjour ma toute belle
Ma mignardise, bonjour
Bonjour mes délices, bonjour mon amour
Bonjour mes délices, bonjour mon amour
Mon doux printemps
Ma douce fleur nouvelle...
Va aider en boutique, Jean-Baptiste. Tu fatigues ta mère.
Mon doux plaisir
Ma douce colombelle, mon passereau
Ma gente tourterelle
Bonjour mon doux rebelle.
Des couronnes !
Des couronnes !
Pour mettre au roi dessus sa tête !
Des couronnes !
Des couronnes !
Il m'en faut deux belles.
Les plus belles.
Demain, pense aux amandes.
Amendez-vous, amendez-vous... Amandes douces...
Des couronnes !
Des couronnes
pour mettre aux rois dessus leur tête !
Des couronnes !
Accueillez le fou du roi !
Ou il vous en cuira !
Reprenons, mes enfants, reprenons.
Pour qui... Nicolas, sous la table.
Pour qui cette part si belle ?
Pour maman.
Pour ma fille, si belle d'esprit et d'âme.
Et celle-ci ?
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