De første 200 linjer.
CLINTON VILLE DES VOISINS AMICAUX
PRISON D'ÉTAT DE CLINTON
Tu as l'air en forme.
Ne me mens pas.
Je ne mens pas. Ça va ?
Non, putain.
Rien ?
On peut éviter ?
Tu me manques.
À nous tous.
Arrête tes conneries.
Dis-moi ce que je veux entendre.
J'ai une date d'audience ?
J'y travaille.
Merde.
Putain d'avocats, c'est trop long.
Et l'autre truc ?
- J'ai sorti la poubelle. - Oui ?
Oui. C'est fait.
Il était temps.
Et on prévoit toujours ce grand dîner.
- Grand comment ? - Grand.
Il va nous falloir plus de viande.
Oui ?
La liste d'invités s'allonge.
C'est un problème ?
Pas pour moi.
C'est plus, c'est tout.
Tout sera prêt pour l'arrivée des invités ?
Oui.
Ils n'aiment pas attendre.
Je gère, papa.
- Vraiment ? - Oui.
Tu es sûr de pouvoir gérer ça ?
Oui.
Très bien.
Très bien.
Je suis content que tu essaies.
Ça faisait longtemps.
Je l'avais.
Le colonel Lee Gunner de Clinton rentre d'Afghanistan
après un long séjour.
Le président a décerné à Lee la médaille d'honneur
pour sa bravoure allant au-delà du sens du devoir.
Vous êtes le type de la télé ?
Bon retour, Lee.
Attendez.
Je m'en occupe.
Pas d'ennuis ici.
Cette ville a beaucoup changé.
Vous êtes parti longtemps.
Allez, les gars.
Vous faites fuir mes clients.
J'ai besoin d'une bière fraîche.
C'est la maison qui offre.
Où est Dave ?
Pas ici.
- Quand arrive-t-il ? - Il ne vient pas.
Il me doit de l'argent.
Vraiment ? Pour quoi ?
Qui es-tu ?
Personne.
Je vais attendre Dave.
Il ne viendra pas.
Pourquoi, putain ?
Parce qu'il est mort.
Vraiment ?
Que lui est-il arrivé ?
Pourquoi tu me fixes ?
Parce que je t'aime pas.
Va-t'en.
J'ai pas fini ma bière.
Si.
Très impressionnant.
Pour un mec de ton âge,
c'est du putain de Kung Fu des Forces Spéciales.
On se voit plus tard. Allons-y. Allez, on y va.
Tu parles d'un coup de main pour l'affaire familiale.
Je peux passer plus tard ?
Je dois voir les garçons.
Lee, je comprends ce que tu essayes de faire, mais...
On doit fermer tôt.
Je passerai à 19 h, d'accord ?
Lee !
On peut te parler une minute ?
D'après ce qu'on m'a dit, tu as amoché ces motards.
Ils voudront se venger.
Allons, Bob.
On ne veut plus d'ennuis dans cette ville.
Tu comprends ?
Il t'a posé une question.
Bon sang, Wally.
- Je t'ai demandé ton avis ? - Non, monsieur.
Désolé, Lee.
Tu comprends ce que je te demande en tant qu'ami ?
Oui.
Oui, je comprends, Bob.
D'accord. Bonne nuit.
Content de te voir.
- Allons-y. Allez. - C'est tout ?
Oui. Allons-y.
Je me disais...
que j'aimerais vous emmener camper demain.
Quoi ?
Tu n'aimes pas camper ?
Si.
Quand j'avais 6 ans.
Comporte-toi comme un père absent normal
et donne-nous une PS5 ou du liquide.
Quelque chose qu'on appréciera.
Pas vrai, mon grand ?
Moi, j'ai envie d'aller camper.
Tu n'aurais pas pu m'en parler avant ?
C'était juste une idée.
Je peux sortir de table ?
- Pourquoi ? - Je vais chez Hailey.
- Ses parents sont là ? - Oui, et ils savent que je viens.
Qui est Hailey ?
Sa copine.
Il a une copine ?
Oui, il a 16 ans.
On peut vraiment aller camper demain ?
J'ai appelé ton oncle John, il vient avec nous.
Qu'est-ce que c'est ?
Ta médaille d'honneur.
Tu as dit que je pouvais la garder en ton absence.
On dirait que tu t'en occupes bien.
Qu'as-tu fait pour l'avoir ?
J'ai fait mon boulot.
C'est tout.
Quel est mon boulot ?
Commence par tes devoirs.
- Ce serait bien. - D'accord.
Comme tu es revenu.
Je me sens comme un étranger.
C'est ce que tu es.
Bien envoyé.
Mais je suis leur père.
Ils ne te connaissent pas
car tu n'as jamais été là.
J'ai essayé. J'ai essayé.
J'ai fait de mon mieux.
Je t'ai dit que si tu le réalisais encore une fois, je divorcerais.
Je suis comme ça.
Tu le savais depuis le début.
On n'a pas eu de nouvelles pendant un an.
On te croyait mort.
J'invente des mensonges pour les garçons.
Qui fait ça à sa famille ?
Et ce que j'ai dit ?
De les emmener camper ?
Oui. C'est ça.
Je suis sérieux. J'ai tout l'équipement.
Laisse-moi les emmener.
Je sais que tu en as bavé,
et je ne peux que te présenter mes excuses.
Laisse-moi les emmener quelques jours.
On apprendra à se connaître.
Je vois que tu essaies, Lee.
Si tu n'étais pas venu régler les choses au bar,
je n'aurais pas pu payer le prochain loyer.
Je peux faire tellement plus pour toi et les garçons.
On a perdu un enfant.
Tu penses pouvoir rattraper ça ?
Non.
Ce n'est pas ce que je pense.
À quoi pensais-tu ?
Je pensais emmener les garçons camper.
Bonjour, Jon.
Bon sang, Lee.
C'est l'aube.
Ça mord ?
Je te connais trop pour inventer une histoire de poisson.
Tu vois des poissons ?
On ferait mieux d'y aller.
On atteindra la crête avant la nuit.
Je prends mes affaires.
Tu as déposé les jouets ?
Oui.
J'ai déposé les quads au point de rendez-vous, prêts à partir.
Mais, Lee.
On dirait que ta société de sécurité privée te paye bien.
Tu peux m'avoir un boulot ?
Peut-être.
Papa !
Salut.
Travis n'est pas rentré hier soir.
Il doit être chez sa copine.
C'est en bas de la rue.
Va avec ton oncle Jon.
Tu veux suivre le sentier ?
Je vais chercher Travis. On se retrouve à la bifurcation.
Il y a quatre heures de route.
Comment vas-tu y aller ?
Peu importe. Viens, Luke.
Au revoir, maman.
Oui.
Oui, oui, oui.
Salut. J'ai besoin de Travis.
Je suis le père d'Hailey.
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