De første 200 linjer.
Qu'est-ce qu'on fait ?
- "On" ? - Oui.
Si tu peux filmer ça
en gros plan ou à partir de là…
- Oui ? - C'est bon ?
Non, je suis en grand angle.
Rapproche-toi. Ce sera un plan de coupe.
Oui, il faut un plan serré. Autant prendre l'insert maintenant.
- Dis-moi quand ça tourne. - On recommence.
Là, il ne bouge pas. Tu dis : "C'est des conneries."
- Oui. - Puis il commence à bouger.
"Une minute.
"Finalement, c'était peut-être pas des conneries."
- Papa, je peux essayer ? - Oui, vas-y.
Ce serait notre première coproduction.
Sympa.
Ouais !
J'aime ta vision.
Et après ?
- Après ça ? - Oui.
On n'a même pas une demi-idée.
On s'amuse et on commence.
Attention aux marches.
- Mon Dieu. - Aide-le, Rogers.
- Je l'ai. - Ne perdons pas notre star.
Je m'intéresse beaucoup à qui est mon père ici et maintenant,
car on ne sait pas ce que l'avenir nous réserve.
On ne sait jamais combien de temps il nous reste.
Et puis, pour moi, il a toujours été une figure dominante.
J'ai longtemps été "le fils de Bob Downey".
Son succès risque d'éclater comme un coup de tonnerre,
le talentueux cinéaste underground Robert Downey.
Vous sentez-vous coupable de faire une émission mainstream ?
Non, parce que si le film ne marche pas,
je n'en ferai pas d'autre.
Dès que j'ai commencé à jouer avec la caméra,
je n'ai plus voulu travailler.
Tu n'es pas à l'école ?
Je t'emmerde.
J'emmerde l'ordre établi.
J'emmerde tous ceux
qui veulent me faire entrer dans l'ordre établi.
Dans ma famille,
on était tous dans le cinéma underground.
C'était normal de ne pas avoir d'interactions avec le grand public.
Votre premier film, c'était un projet de votre père ?
- Oui. - Et ensuite ?
Il est devenu l'acteur le mieux payé au monde !
- Voilà ! - Papa, viens chercher ta part.
C'est une vieille photo de Robert et moi.
Le photographe a dit :
"Il ne vous manque plus que des tronçonneuses."
Robert lui a dit : "Foutez-moi le camp."
On est toujours d'accord sur le titre ?
J'aime bien, mais on peut faire mieux.
ROBERT DOWNEY SR., LE PÈRE
CHEZ JR., EAST HAMPTONS
- Où est Sr. ? - Derrière.
On y va. Allez.
Vous allez découvrir
la progéniture de la progéniture de Sr.
Ne lancez pas de bombes à eau sur mon équipe.
J'aime le fait que ce soient ses enfants.
Jolie scène.
Il y a du mouvement.
Personne n'est assis.
Tu as vu les films de ton grand-père ?
Non, pourquoi ?
Ils sont géniaux. Tu voudras les voir ?
- Peut-être. - Juste peut-être.
Essaye au moins de m'atteindre.
C'est bien.
Avri, fais-nous juste un petit signe.
Bon Dieu…
Tu dois te mouiller les cheveux.
Bon sang.
Arrête. Tu vas le regretter.
Ne mouille pas la caméra.
Arrête. Sr. ?
Ton petit-fils n'a pas de limites.
Ça me rappelle mon père.
"Surtout, ne mouille pas la caméra."
- C'est bon ? - Oui.
On n'a encore rien d'utilisable, mais Exton a fourni de l'action.
- Je peux changer vite fait ? - Oui.
Merci.
Mais avant, je veux te montrer un truc.
- Juste moi ? - Non, Rosemary aussi.
La voilà.
Robert voulait faire un documentaire sur son père,
leur histoire et la vie qu'ils ont partagée.
Beaucoup de gens connaissent Robert Downey Jr.,
mais pas Robert Downey Sr.
Il a voulu corriger ça.
On espère que ce projet sera intéressant et singulier,
et qu'il donnera un aperçu de cette folle entreprise
qu'est essayer de comprendre son père.
Tu penses le comprendre ?
J'en saurai plus quand on aura fini.
Tu reviens, et c'est là qu'on commence.
Robert et Rosemary sont sur le canapé,
et on part de là.
On va faire la même chose, mais dehors.
- Vous êtes mariés depuis quand ? - C'est moi ?
Oui.
Depuis quand êtes-vous mariés ?
1 500 ans.
On devrait échanger nos places.
Oui. Mettons-la au milieu.
Oui !
Depuis quand ?
- 1 500 ans. - Oh, bon sang !
- C'était mieux ? - Elle a regardé dans cette direction.
Tu as raison, on recommence. Troisième prise. Scène une.
Il préfèrerait faire un film sur n'importe quoi
que de laisser faire un documentaire sur lui.
Le compromis, c'est qu'il fait sa propre version.
Vous êtes mariés depuis…
1 500 ans en juillet.
- La vache ! - Oui.
- Joyeux anniversaire. Presque. - Merci.
- Ça me va. - D'accord.
Voilà le genre de réalisateur qu'il est.
Je lui ai dit : "Papa,
"ce documentaire légitime qu'on va faire sur toi
"va couvrir le coût de ton film d'auteur."
Il a l'air d'accord.
SR. COMMENCE SON FILM
Tu l'as eu ? C'est bon, ça ! La prise de la journée !
C'est marrant.
Il faut garder tous les visuels qui nous plaisent.
Ils peuvent finir là où on ne les attend pas.
Qui a dit "Une image vaut mille mots" ?
Une bonne image, oui.
Sr. a un talent incroyable
pour légender des photos ou des scènes de rue
avec un style très "vrai mec des années 50".
Genre : "Regarde-moi ce con."
Regarde ce groupe.
Qu'est-ce qui se passe ?
Alcooliques anonymes.
"On va boire un verre en douce."
Regarde cette vitrine.
Il devrait y avoir quelqu'un
présidant la cérémonie de quelqu'un qui serait dehors.
Peut-être.
C'est ce coin-là. Il y avait un immeuble résidentiel.
Dis-moi ce que tu en penses, mais…
tu peux commencer là, entendre le dialogue et venir filmer ça.
D'accord.
Au 116, il y avait trois lofts,
et on était au deuxième étage en partant du haut.
Il n'y a plus rien.
Tu te sentais adulte ? Tu avais des enfants.
Non.
C'est peut-être ça le problème.
J'ignore ce qu'en dit Robert, mais ça a changé.
- Tu as fait un film quand tu vivais ici ? - Oui.
"Court métrage Downey" ?
J'ignore ce que c'est.
Je pourrais jeter tout ça.
Je pense que je vais regarder mes films
et choisir des scènes qui fonctionneront pour ce que tu fais.
C'est le plus important.
C'est intéressant.
Commençons par ça.
Voilà.
- Je t'aime, Walter. - À plus tard.
Je t'aime plus que tout au monde.
Je t'aime aussi, maman.
C'est bon, ça !
- C'est toi qui as écrit ça ? - Oui.
C'était le début.
- De ta carrière ? - De tout.
CHAFED ELBOWS RÉALISÉ PAR ROBERT DOWNEY SR.
Tu sais, Walter,
tu peux avoir tout ce que tu veux dans la vie.
La seule chose que je veux,
c'est toi.
Chafed Elbows parle d'un excentrique qui épouse sa mère et vit d'allocations.
C'est une ode à Œdipe.
Ma mère n'a pas apprécié, je vous le dis.
Mon Dieu !
J'ai dit : "Ce n'est qu'un film." Elle a dit : "Et alors ?"
"Comment oses-tu ?"
On s'amusait à bidouiller la mise au point.
Aucun de nous ne pensait toucher un public.
Ils disent que tu pourrais être mon fils, mais tu l'es vraiment.
Et soudain, j'ai eu une critique dans le New York Times .
Le lendemain matin, les gens faisaient la queue
pour voir ce petit film en 16 mm.
Qu'est-ce qui t'inspirait ?
C'était du jamais vu.
Dans quel autre endroit peut-on tourner un film
sans la moindre expérience ?
Un instant. Tu entends ?
C'est parfait.
- La sirène ? - Oui.
OK. Les gens ont-ils essayé de donner un sens à tes films ?
Mon Dieu. J'espère que non.
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