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Rita Moreno Just A Girl Who Decided To Go For It 2021 1080p NF WEB-DL x264 DDP5 1-PTerWEB
En kommentar af lolo1734
France : Vanessa Fusco

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Udgivet den: 2023-05-22
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De første 200 linjer.

Je déteste faire ça. Je déteste.

Ils ont des gens pour ça.

On voit que je ne suis pas une star, quelqu'un d'autre ferait ça.

Exactement.

DÎNER DE REMISE DES PRIX

C'est intéressant quand on commence…

MEILLEUR SECOND RÔLE RITA MORENO

… à se sentir rayonnant parce que tout se passe bien.

C'est pour ça qu'il ne faut jamais vraiment croire

à sa célébrité et toutes ces conneries.

Ça monte et ça descend. Là, c'est au top.

CONTRIBUTION EXTRAORDINAIRE À LA CULTURE AMÉRICAINE

MEILLEUR DISQUE POUR ENFANTS

EMMY AWARDS

PRIX ANTOINETTE

Eh merde.

Il y a un diamant par terre.

Ça a commencé à 77 ans.

C'était super sympa et génial.

Pour mes anniversaires, je choisis un thème

et j'exige des déguisements.

Les gens adorent se déguiser. Ils adorent ça.

Cette année, c'était Cuba.

VISITEZ CUBA

On dirait une fête pour enfants.

Je ne sais pas quel est le rapport avec Cuba, mais c'est cool.

Tu sais quel est le rapport ? C'est festif.

C'est exactement ça.

Venez voir les bébés bananes.

On dirait un pénis d'éléphant.

Ne sont-elles pas adorables ? Ce sont mes petits bébés.

Rita, c'est une diva.

ACTRICE D' AU FIL DES JOURS

Dans le meilleur sens du terme.

Elle a du vécu.

Je ne connais personne dans le milieu

qui incarne le rêve américain mieux que Rita Moreno.

Je suis une artiste dans l'âme.

Je crois que je suis née comme ça.

J'étais branchée comme ça.

J'ai voulu être une star de cinéma dès que j'ai vu ma première photo.

Et je me dis toujours : "Quel parcours !"

COMME AU THÉÂTRE

TES ÉMOTIONS SONT DES IMITATIONS MÉDIOCRES

TON CINÉMA N'EST PAS NÉCESSAIRE

JE CONNAIS DÉJÀ TON PETIT NUMÉRO

TU MENS EN DISANT QUE C'EST JUSTE UN RÔLE

MAIS À LA FIN

C'EST QUI TU ES VRAIMENT

J'ai un message pour votre pote américain.

Dites à cet assassin que Maria ne le rencontrera jamais.

Dites-lui que Chino est au courant pour eux deux

et qu'il l'a fait taire !

Elle est morte !

Certains voient Rita Moreno comme l'incarnation du rêve américain.

80 ans après que Rita Moreno a vu la Statue de la Liberté,

elle continue de personnifier sa promesse.

Ici, en Amérique,

peu importe son apparence ou d'où l'on vient,

ou quel est son nom de famille, on peut réussir.

Ce qu'elle a accompli,

c'est d'avoir atteint la célébrité en venant d'un milieu immigré.

Certains voient ça comme ça.

Je vois surtout les obstacles mis sur son chemin.

Simplement à cause de son origine

et des associations que les gens ont faites.

Quand Rita Moreno est arrivée, elle suivait peu de gens.

Dont Rita Hayworth, évidemment.

Rita Hayworth cachait son identité latina.

Rita Moreno a aussi fait face à ce défi.

Quelle est la possibilité pour elle de jouer son propre rôle ?

Ma maman m'appelait "sa petite poupée".

Muñequita.

C'est un rôle que j'ai appris à jouer.

Salut, beau gosse.

Je parle à voix haute.

Je fais ça depuis que je suis petite.

Ma mère marmonnait constamment en espagnol.

Parfois, je me raconte des blagues.

Je ne vais pas raconter des blagues, mais dire un truc drôle

et rire de moi-même.

Je suis née à Humacao, à Porto Rico.

Humacao est la seule ville qui avait un hôpital.

C'était en 1931.

J'avais mon petit frère, Francisco, et mon père, Paco Alverío.

J'étais souvent pieds nus. Pas besoin de chaussures.

Ma mère allait au ruisseau du coin pour faire sa lessive.

Et toutes les femmes chantaient,

se criaient dessus et racontaient des histoires.

Vous voyez ?

Les gamins jouaient dans le ruisseau.

C'est un souvenir très heureux.

Quand ma mère a divorcé,

on a emménagé chez mon grand-père qui me faisait danser.

Il ne me forçait pas. J'adorais.

Très tôt, j'ai compris que c'était bien d'attirer l'attention.

Ce qui a changé, c'était venir aux États-Unis

pour une "meilleure vie."

Si, et Chino gagne la moitié de ce qu'ils produisent.

- Le lieu jaune est américain. - C'est parti pour la pub.

- Ta mère est polonaise. - Ton père est suédois.

Mais vous êtes né ici, alors ça va.

Vous êtes américain. Mais nous ?

- Des étrangers ! - Des poux ! Des cafards !

Maman et moi, on a pris le navire SS Carabobo.

C'est un nom hilarant

parce qu'en anglais, ça veut dire "tête stupide".

Ce n'est pas un bon présage,

parce qu'on a tout de suite été prises dans une tempête.

On vomissait, on était malades, les gens avaient peur.

C'était notre entrée dans cette soi-disant vie meilleure.

Très vite, j'ai compris

que ma mère quittait définitivement Porto Rico.

Elle quittait mon papa et mon petit frère, Francisco.

Je n'ai jamais revu mon frère.

Venir de Porto Rico à New York, c'était un Oz inversé.

Passer de ce bel endroit, vert et coloré, à ceci.

J'ai regardé cette femme, là-haut.

Elle tenait un énorme cornet de glace.

Je la croyais présidente des États-Unis.

Des gens arrivaient pendant la Grande Dépression.

C'est pour ça que les Portoricains

étaient en conflit avec d'autres groupes

et en compétition pour le nombre limité d'emplois disponibles.

Quand on est arrivées, je crois que c'était en février.

Un froid glacial.

Les temps étaient très durs, à Porto Rico.

Ils arrivaient ici, sans vêtements sur le dos.

Mais ils ont toujours eu un certain style.

Ils se pensaient chez eux.

Ma mère cousait beaucoup pour moi.

Elle m'a habillée comme une poupée.

Il y avait tant d'abus

et une véritable ségrégation à New York à l'époque.

Je devais faire attention en marchant dans certaines rues

parce que ces garçons traînaient dehors et m'insultaient

avec des mots que beaucoup ne connaissent plus.

" Spik ", c'était l'une des pires insultes à l'époque.

"Marchez dans ce quartier, mais pas là, c'est chez les Irlandais."

C'était réel.

C'était réel, cette discrimination

selon le quartier où l'on se promenait.

J'ai grandi à New York, en apprenant et en croyant

que je ne valais pas grand-chose.

Croire qu'on n'a aucune valeur, c'est une maladie très grave.

Et j'ai ressenti ce genre de sentiment d'indignité

pendant des années.

Pour moi, les cours de danse étaient un remède, à l'époque.

J'ai commencé à faire de la danse espagnole.

J'ai commencé ma carrière à six ans

dans une boîte à Greenwich Village.

Elle a passé beaucoup d'années à se demander comment survivre,

et très jeune, elle s'est rendu compte qu'elle pouvait survivre en dansant.

J'ai arrêté l'école à 15 ans, quelque chose comme ça.

J'ai tout de suite commencé à travailler en boîte.

À 16 ans, elle était la seule à gagner sa vie pour sa famille.

Je me souviens d'un spectacle au bord de la mer

où les jeunes hommes attendaient de partir.

Je me souviens que je chantais "Rum and Coca-Cola"

dans la tenue de Carmen Miranda que ma mère m'a confectionnée.

Elle a cousu tous mes costumes.

Et cette cloche a sonné comme une cloche d'école

et certains d'entre eux devaient partir.

Je n'ai pas ressenti la tristesse d'un tel moment.

Je ne comprenais pas qu'au moins la moitié ne reviendrait pas.

Divertir, pour elle, était un moyen

de survivre à des moments difficiles.

J'ai toujours voulu faire du cinéma.

C'était mon but.

Au bout d'un moment, j'allais faire du cinéma.

Et quand un découvreur de talents m'a repérée à un récital de danse,

il était de MGM, je rayonnais de joie et de bonheur.

Il est allé en coulisses et a donné sa carte à ma mère.

Louis B. Mayer était en ville.

Il dirigeait les studios MGM

et était responsable, entre autres, du Magicien d'Oz.

Il a dit : "Il sera en ville. Rencontrez-le."

On l'a rencontré dans le penthouse du Waldorf-Astoria,

mais on avait du mal à monter.

On ignorait ce qu'était un penthouse.

On ne savait pas quel ascenseur.

Ma mère dit : "Je sais pas quoi faire." On va à la réception.

Elle dit : "On doit voir Louis B. Major.

"Et on ne sait pas quoi faire."

La dame a dit : "Appuyez sur le bouton 'PH'."

C'est ce qu'elle a dit. "PH".

"Ah, d'accord."

Ma mère appuie sur "PH" et on monte dans son penthouse.

On n'était jamais allées à l'hôtel.

Tout ça, c'était… J'avais 16 ans.

On m'a habillée pour ressembler à Elizabeth Taylor.

C'était vraiment sympa. On m'a acheté un corset

pour affiner ma taille, car elle avait une taille minuscule.

Et on a bien serré à ce niveau-là.

J'avais la même coiffure et les mêmes sourcils qu'elle.

J'ai tout fait pour lui ressembler. C'était mon modèle.

Parce qu'il n'y avait pas de modèle pour quelqu'un comme moi à l'époque.

Personne !

Il n'y avait personne.

Elle était tout ce que je pouvais admirer.

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