De første 200 linjer.
C'était le temps des héros. Le temps des légendes.
Et un dernier combat déciderait du sort de l'empire.
Le héros.
MIGUEL
Le méchant.
Miguel, tu me dois cinq dollars.
Je te dois que dalle, Srini!
Oh non, multiclonage.
Tu t'es cloné?
Rasengan!
Cass!
Attrape-le par la queue de cheval!
Hé, Miguel!
Salut, salut!
Mec, je bosse sur les vidéos de Naruto . C'est le feu!
Trop bien!
Cass!
Cass!
- Bien sûr que je l'ai vu. - Srini!
- Salut. - Donne-moi ça.
- Rends-les-moi! - Par ici.
T'es sérieux?
- Vous avez vu One Punch Man? - Non. C'est quoi?
C'est un anime sur un type
capable de détruire son adversaire d'un seul coup.
La vache. C'est le rêve. Un seul coup!
- Ou un cauchemar. - Pourquoi?
Il peut pas se masturber.
Quoi?
Si sa main est si forte, il pourrait être trop à fond
et arracher sa queue d'un seul coup.
C'est bien trop dangereux. Je ne voudrais pas ce pouvoir.
Et si c'était l'inverse? S'il était super doué?
Un seul coup et…
Ne me vise pas avec ton sperme imaginaire!
- Désolée. - Se battre, c'est comme se branler.
Si c'est vrai, tu fais l'un des deux super mal.
"L'homme à la caresse d'or. "
- Ah! Ouais. - D'accord.
Attendez une seconde.
Si vous êtes un superhéros et que le résultat,
c'est qu'une seule caresse suffit pour… vous savez quoi.
Est-ce que votre vie serait mieux ou pire?
- Mieux. - Pire. Vois ça comme un repas.
Tu veux déguster ou juste te remplir la panse?
Manger, c'est savourer, être dans l'instant.
On dirait le Ratatouille de la branle.
- Je suis avec lui. - Ouais.
Pas moi. Ça dure deux secondes. Ni vu, ni connu.
Le cambrioleur de la branle.
"Le cambrioleur de la branle. "
Heureusement que j'ai pas de bite.
Je dois vous montrer un truc.
Regardez ça.
Oh la vache! C'est génial!
C'est ta meilleure, mec!
Et boom! Quel tir de Srini!
- Bravo! - En direct du terrain!
- Steph Curry vous a mis la pâtée! - C'est pas du Steph Curry, ça.
C'est du curry indien. Tu sens d'ici, mec!
T'as perdu. Dégage du terrain, avec tes joues qui tombent.
Il a vraiment les joues qui tombent.
On dirait qu'elles vont se détacher.
Combien elles pèsent?
Elles doivent bien faire quatre kilos.
Hé, hé!
- Joues qui tombent! - Arrêtez!
MIGUEL VEUT SE BATTRE
Battez-vous!
C'est nul qu'il t'ait dit ça. Ce type craint vraiment.
Merci.
J'entends souvent " Aladdin " ou une blague sur les épiceries.
Au moins, son racisme était artisanal.
Tu aurais dû l'appeler "CaBron James"!
Parce qu'il t'a appelé "curry?"
- Vous savez, cabrón en espagnol… - Oublie.
C'est nul.
- Et "Tony Crâneur?" - Non.
- Et "James Le Con?" - Non.
- Parce que… - J'ai compris.
C'est juste pas drôle.
Armando est dehors. On va sur l'autre trottoir? Cool, merci.
Il est sorti il y a deux semaines. Je l'avais pas encore vu.
Il est pas passé à la salle.
- Il en a eu pour combien? - Neuf mois.
Imagine être sur le point de devenir un riche boxeur pro
et finalement sortir de prison et fixer le barbecue chez ta mamie.
La vache.
Il n'a pas d'ustensiles de cuisine?
La prochaine fois, je l'appellerai comme si on était potes.
- Pour qu'on soit potes. - Tu veux être son ami?
Il déchire pas, c'est une teigne.
T'es bloqué sur ce qu'il a dit sur ton père?
Évidemment que oui.
- Putain, non. - Qu'est-ce qui se passe?
Mon pull a été abîmé dans la bagarre.
Pareil pour moi.
Comment ils ont eu ta poche?
Mets pas tes doigts là.
Miguel, ça va?
Hein? Oui, ça va. Je suis en un seul morceau.
On a tous donné autant de coups et de trucs.
Quoi?
Attends? Tu t'es pas battu?
Ah non?
Tu t'es pas battu? Pas interposé?
Si, j'étais là. Mais plutôt…
J'étais sur l'extérieur. Je surveillais le périmètre.
- Tu t'es pas battu? - On se bat, tu te bats.
C'est la règle.
J'allais le faire. Mais c'était fini si vite.
Ils étaient combien? Trois? On était quatre. C'était pas équitable.
- Ce connard comptait. - Tu dois te battre.
- Mais non. - Peu importe. D'accord?
Vous allez bien. Comme d'hab'.
Je me serais battu si besoin, mais…
Attends une seconde. Tu t'es jamais battu? Genre, jamais?
- Aucune importance. - Là, il sait plus compter.
C'est pas possible.
Rends-moi mon portable.
- Répète? - Répète?
ANNÉE DE SECONDE
Et quand Claudia m'avait volé mon portable?
Je me rappelle. Elle était folle.
Tu l'as giflée, j'en reviens toujours pas.
J'étais sûre que tu étais derrière moi, Miguel.
O-O
Nope.
VACANCES DE NOËL
Je me rappelle que tu t'es battu, la fois au ciné.
Calme-toi!
Merde, mon popcorn!
Hé, non. Je ne me suis battu non plus. Je voulais voir le film.
Vous, vous l'avez manqué. Le gars se battait contre un tigre.
TOUJOURS 0-0
HALLOWEEN
Et à Halloween? Quand David s'est battu pour te protéger?
Tu t'es battu, cette fois-là.
Vous savez quoi? Je me suis retrouvé face à ce mec.
On se regardait, mais aucun de nous ne voulait le faire.
Ça s'est terminé… en accolade agressive.
Ça compte?
O-O?
C'est pas vrai.
David, tu savais qu'il ne se battait pas?
- "Savoir", c'est fort. - Quelles conneries.
- C'est Miguel, c'est pas sa faute. - Tu as déjà donné un coup?
- Oui! - À qui?
- Non. - OK.
Je m'en fiche.
- Comment? - Je peux m'en ficher?
C'est idiot de se battre.
Comment tu ne t'es jamais battu ici?
Dans ce quartier… tout le monde se bat.
Tu adores les films de combat! Tu ne parles que de ça.
Et ton père est entraîneur de boxe.
C'est comme ça. C'est tout. C'est mal de se battre, non?
Si on compare ce qui est bien et mal.
Non. C'est génial.
Tu t'es entraîné au moins, non?
Je vais à la salle, mais c'est à cause de mon père.
Je nettoie, c'est tout. Et j'aime pas beaucoup les gants.
Ils me font transpirer des mains.
Les gants te font transpirer des mains?
Te battre aux côtés d'eux te permet de reconnaître tes vrais amis.
C'est un prérequis.
Srini a beau être un branleur précoce, il a raison.
C'est un prérequis.
Arrêtez ça. C'est pas vrai. Bon sang.
Vous dites n'importe quoi. Vous faites que blablater. Laissez tomber.
C'est une blague. On te taquine, mec.
Je sais. Je comprends.
Et celle-ci?
Tu aurais pu dire à Saul que sa mère va "Tonique Parker. "
Ou "Nique Tyson. " Comme "niquer. "
Arrête de dire "niquer. "
- Salut, fiston. David. - Ça va, monsieur P. ?
- Les gars. - Coach.
- Monsieur P. - C'est quoi, ça?
C'est rien. Juste une petite bagarre au parc.
Un type a dit des trucs pas très sympa à Srini et…
Je le répète. Les combats, c'est à la salle, pas dans la rue.
Vous êtes entraîneur et vous êtes anti-boxe?
Je ne suis pas anti-boxe, mais anti-bagarre. L'une est digne.
Avec des règles, un arbitre et du matos de sécu.
L'autre n'a rien de tout ça.
Au moins, vous vous êtes serré les coudes. C'est positif.
Et toi? Pas de blessures de guerre?
Il m'a griffé dans le dos.
- David, j'ai un plat pour toi. - Merci, madame P. C'est gentil.
- Et pour moi? - Non.
- Super. - Je ne rigole pas sur les combats.
- On a compris. - Miguel a compris.
- Merci. - À plus.
- Bye. - Je vais chez David.
Rapporte le plat.
- Tu veux une pizza? - Mon père cuisine, ce soir.
Ouais, je suis au régime.
Je vais à la cuisine.
- OK. - Salut, maman.
No comments yet. Be the first to leave one.