Die ersten 200 Zeilen.
"Mon cher Craig,
Cela fait cinq mois
que ton père et ma chère sœur sont décédés.
Il n'y a certes pas de limite de temps
imposée au deuil
et au chagrin.
Je sais que l'idée de travailler dans l'acier ne te tentait pas
mais peut-être est-ce le moment
de permettre à la tradition familiale de te réconforter.
Tu es jeune et particulièrement vulnérable
depuis que tes parents sont morts.
Viens travailler avec moi.
J'ai entendu dire que tu t'étais lancé dans un projet immobilier.
Est-ce vraiment le moment de te distancer de ta famille?
De t'associer à des étrangers louches?
Après tout, tu es un Blake.
Je t'en prie, réponds-moi.
Tendrement,
oncle Albert."
- 50 $ que j'y arrive avant toi. - Double. Faut pas faire attendre Blake.
Tenu. On se fait tous les feux rouges, Jabo?
Je vois une poule que je me ferais bien, là.
Je suis chaud comme la braise et je vais mettre le feu à Birmingham!
Tu es à l'arrêt. Si tu cilles, tu me verras pas passer.
Les cow-boys peuvent aller se coucher,
l’Éclair de Hueytown a débarqué!
On y est presque, les gars.
Plus que deux appartements...
et tout le pâté sera à nous.
Comment tu as fini par persuader le tailleur?
Un re-financement à 35000 $. Il était têtu comme une mule, ce vieux.
Mais il a fini par piger.
En voilà une bonne nouvelle!
- Et toi, Hal? - J'y travaille.
Craig, c'est toi qui es chargé d'acheter la dernière propriété.
Étant donné que tu es le seul à n'avoir rien ramené.
Je vais aller faire une offre à ce type à la hauteur de ses chevilles.
Bien. Et s'il ne mord pas, occupe-toi de ses genoux.
Mais on a pas besoin de te dire quoi faire.
Tu vas le charmer et il nous mangera dans la main. Pas vrai, les gars?
- C'est sûr. - Tope-là, M. Blake.
Ils ont gagné une fortune. On a de la chance d'être dans le coup.
- De la chance? - Ouais.
- Ce sont eux qui ont de la chance. - Ne t'excite pas. Va acheter le club.
La corporation le rachète et le pâté est à nous.
- On construit le plus haut gratte-ciel... - Je connais le refrain.
Mon arrière-grand-père a construit la ville en écrasant des types comme eux.
C'était pas la voiture de ton père?
Ouais. Je lui fais prendre l'air.
T'es sûr que tu y arriveras, tout seul?
Oui, j'en suis sûr.
On se voit au club samedi, à 10h.
- D'accord. A samedi. - Tu ferais mieux de la capoter!
CLUB DE GYM OLYMPIC POUR HOMMES ET FEMMES
JOE SANTO "M. AUTRICHE" S’ENTRAÎNE ICI
Bienvenue à l'Olympic. Je suis Mary Tate Farnsworth...
Tu ne devrais pas rester aussi longtemps la tête en bas.
- Bienvenue. Je suis Mary... - Je veux juste jeter un coup d'œil.
- Bon, alors prenez l'escalier. - Merci.
- Vous êtes un homme d'affaires? - Bien vu.
- Franklin Coates. - Craig Blake.
Je vous fais visiter? Appuyez-vous sur ce tonneau. Voilà, c'est bien.
Suivez-moi.
Là, on est dans le studio.
Par-là, il y a les massages et les UV.
Salut!
Par ici.
Le jacuzzi fait 43 degrés en permanence. On y ajoute des herbes.
- Pour tuer les morpions? - Hein?
Oh, ouais...
Perte, réduction ou musculation. On vous prépare un programme...
Le type sur le panneau suit un programme?
Joe Santo? "M. Autriche"? Il n'en a pas besoin!
- Moi non plus. - Pardon. Monsieur...?
- Blake. - Thor Erickson. Appelez-moi Thor.
Les culturistes s'entraînent la nuit...
C'est ce que je lui disais. J'allais lui expliquer...
- Je ne m'intéresse pas... - Ils ne sont pas votre genre.
Ces types sont des durs à cuire. Que faites-vous, monsieur...?
Blake. Je suis un homme d'affaires.
- Un décideur. L'immobilier... - Du calme.
- J'obtiens beaucoup pour rien. - Vous êtes plutôt en forme.
J'étais en train d'évaluer l'endroit.
Ça pourrait me plaire. Vous le vendriez pour combien?
"Cher oncle Albert,
J'admets fréquenter des hommes d'affaires peu orthodoxes.
Mais j'avance avec prudence."
- Les affaires, ça crispe. - "Et, bien entendu, avec détermination.
Sincèrement, Craig."
- Hé! Vous, là. Vous ne pouvez pas... - Hé, ça va.
Il est passé il y a deux jours et Thor a dit que c'était bon.
- Vous avez déjeuné? - Un en-cas, oui.
- Quoi? - Thor ne m'a rien dit.
A moi, si. Il vaut mieux avoir le ventre vide.
T'as pas intérêt à espionner T'as pas intérêt
- T'as pas intérêt à espionner... - Newton, arrête.
- C'est quoi, ce concours? - M. Univers, le mois prochain.
Thor va dévoiler Joe à ce moment-là.
Il ne doit pas être repéré avant.
- Vous êtes son entraîneur? - Je suis son huileur.
Je lui mets de l'huile avant les concours.
C'est bien.
Vous croyez que soulever ces petits machins, c'est de l'entraînement?
Moi, je trouve qu'il s'en sort bien. Tout à fait bien.
Je l'observe depuis un moment et il bouge bien.
Il bouge comme un ancien joueur de hockey.
Hé, Franklin, demande-lui s'il jouait au hockey.
- Tu jouais au hockey? - Dis à Batman que c'était de la crosse.
- T'en as encore pour longtemps? - Mary Tate et Anita sont au club.
Allez-y et je vous rejoins plus tard, d'accord?
Ils ont une table de billard. Tu joues?
- Où est Joe? - Il fait de la musc...
Le groupe voulait qu'il participe à un tour de chant, ce soir.
- Ne cause pas d'ennuis. - T'en fais pas.
Ne cherche personne.
Tu vois?
Il fait quoi, Santo, à part soulever des haltères?
Joe fait tout.
C'est un super joueur de bowling.
Il a failli être un nageur olympique.
Et quand il vivait en Autriche, c'était le champion du monde de curling.
- Tu sais ce que c'est? - C'est pas n'importe qui, donc.
Tu l'as dit.
Dans le coin. Je vais te dire un truc, mon pote.
Quand Joe remportera le titre, le mois prochain, il...
...il aura tout fait.
Tu sais ce que tu fais, vieux. Tu sais ce que tu fais. Rassemble-les.
Allez, applaudissez le groupe!
Anita vient de Chicago.
Étale pas ton fric comme ça. Pardon.
- Elle donne des cours au club. - Des cours de quoi?
De karaté. Je vais dire bonjour à mon ami.
D'accord. On se retrouve à la table.
- Hé... - Excusez-moi.
Vous êtes quoi? Je veux dire, vous êtes tous baraqués.
- Vous jouez au foot ou quoi? - Ouais, on joue pour Auburn.
- Vous jouez quelle position? - Arrière.
C'est ce que je me disais. Vous vous appelez comment?
Blake. Buck Blake.
Ouais... Eh bien, merci, Blake. "Allez les Eagles", vous me suivez?
Je vous suis.
Ne t'inquiète pas. Joe s'en fiche.
Tu sais quoi?
- Tu ressembles à un marais. - Un quoi?
Un marais! Avec tes cheveux blonds, tes yeux et tout.
J'aime ton physique. A part ça. Qu'est-ce que c'est?
- On dirait la queue d'un bébé écureuil. - Attention aux crottes.
Le mois dernier, j'étais à Cozumel pour la pêche au poisson voilier.
Et au mois de septembre, on va au Mexique pour le tir aux pigeons.
Je vois pas l'intérêt de tirer sur des oiseaux.
C'est moins cher que de jouer aux dés.
Je vois pas l'intérêt de tirer sur des pigeons.
Mon dentiste avait un congélateur rempli de pigeons. Je déteste ça.
Ils pullulent, là-bas. Ils dévorent toutes les cultures.
Quant aux cultures, je trouve que le premier arrivé... a le droit de les manger.
- Tu m'as dit que tu ne savais pas danser. - Que je ne savais pas danser?
Chérie, je danse la valse depuis que j'ai arrêté les petits pots de bébé.
- Tu vois? - Hé, excusez-moi. Je peux vous parler?
Je peux vous parler? Vous avez dit à mon pote que vous jouiez pour Auburn?
- Oui, mais je plaisantais. - Vous êtes un menteur.
Je ne manque aucun de leurs matchs et ils n'ont pas de joueur appelé Blake.
- On veut pas d'ennuis. - Ne vous en mêlez pas.
On ne fait que s'amuser. Mon pote Blake ne fait que s'amuser.
Ça fait mille fois que je te dis...!
Je te l'ai déjà dit, fais pas ça!
Fais pas ça!
Merde!
Merde!
- Pardon. - Comment ça va?
- Ça va aller. - Montrez-moi.
Joli coup.
- Qui êtes-vous? - Joe Santo.
- Santo? - Désolé, je viens d'arriver...
Vous étiez champion de curling? Le truc avec la glace et les balais?
Ouais. Lavez-vous le visage et je suis sûr que ça ira.
- Je vous attends dehors. - D'accord. Bien.
Désolé de ne pas avoir été là.
Hé, Blake, cette maison est à vendre ou quoi?
Non, pas vraiment. C'est la maison de mes parents.
- Ils sont en vacances? - Non, ils sont morts.
- Alors, c'est ta maison. - Non, c'est la leur.
- S'ils sont morts, c'est la tienne... - Ta gueule, connard.
C'est une magnifique collection de verre taillé.
C'est ma grand-mère que tu regardes.
- Et c'était sa chaise préférée. - Regarde, Mary.
Ça devrait être exposé dans un musée.
Hé, Craig!
Je te cherchais! Déjeuner!
- Comment ça va? - Je me suis levé un peu tard.
Tu devrais remonter ta montre. J'ai dû les battre avec Lester.
- Bon service. - En effet!
Je présume que ton oreille a été blessée lors de l'une de tes nobles quêtes?
C'est ça.
Vous n'en avez pas marre de ces sandwichs? Je veux du hachis.
Ils ne t'en donneraient pas.
Harold! Je veux du hachis aux piments, Harold!
Devine quelles mains couvrent tes yeux et tu auras un don de Dieu!
- Amy, ne l'encourage pas. - Golda Meir?
Non, idiot. Mais je t'embrasse quand même.
Dites, j'ai le plus grand mal à trouver un authentique pour ma soirée.
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