Die ersten 200 Zeilen.
Brouhaha.
Voilà et voilà.
- C'est ça, vos tenues civiles? - Si ça ne te plaît pas...
- Tu veux appeler où? - Chez moi.
- Fais la surprise. - Après deux ans,
..on ne sait pas pour qui elle est, la surprise.
- Dans 3 heures, gare de l'Est. 20 mn plus tard, métro Odéon.
Je prends la rue de Bussy, je m'arrête au 26.
Je monte 5 étages, je sonne. Qui c'est qui m'ouvre? Bobonne!
Ta gueule.
- Quoi? - Sa femme est morte il y a 1 mois.
- Je ne le savais pas. - Quand on sait pas, on la boucle.
De la laine de bois, qu'ils appellent ça!
Je vais avoir l'air d'un con. La tienne est chouette.
- Donne. - Y a pas de raison.
Si. Moi, je m'en fous.
Allez.
Sonnette.
Bonjour.
Bonjour Simone.
Ils ont rudement grandi.
- Après deux ans, à cet âge-là, ça change.
Tu parles.
De quoi elle est morte?
- Elle est morte en couches. Le petit est dans ta chambre.
- Alors ça, c'est autre chose.
Encouragements du public.
- Dans cette finale du championnat de vitesse amateur..
..que Lou Neveux ne devrait pas perdre,
..on pense dans le milieu que c'est un nouveau Lucien Michard,
..à lui de confirmer ce pronostic.
Lou Neveux revient! Il remonte à la hauteur du pédalier de Martin.
Encore 20 mètres! Et voilà qu'il le dépasse facilement!
Neveux a gagné le championnat de France. Nous reparlerons de vous.
Nos caméras sont venues rendre visite..
..à ce jeune champion de France. Nous sommes dans le café..
..situé 16 rue des Prairies, au bas de l'immeuble..
..qu'habite la famille Neveux. Lou Neveu est entouré..
..de beaucoup de monde. d'admiratrices aussi,
..car il est joli garçon.
La moitié du quartier s'est donné rendez-vous ici.
Votre famille est ici ce soir au grand complet?
Oui, il y a le Fernand.
- M. Fernand, le cadet de la famille.
- Oui. - Un futur champion.
Il y a la soeur de Lou Neveux, votre nom, mademoiselle?
Odette.
- Vous avez 22 ans. On peut encore le dire?
- Oui. - Vous êtes vendeuse..
..dans un magasin de chaussures. Encore célibataire?
Oui.
- Vous trouverez bientôt chaussure à votre pied.
Je voudrais vous présenter celui sans lequel..
..on ne fêterait pas ici le maillot de champion de France,
..celui sans lequel tout ceci ne serait pas arrivé, M. Neveux,
..le père du champion.
Tous ces gens qui sont ici ce soir ont l'air d'être des amis.
Vous habitez ici depuis longtemps? - Oui, ça fait pas mal de temps.
Depuis la naissance de mon dernier en 42, quand je suis revenu.
- Est-ce que vous croyez que Lou Neveux..
..va devenir professionnel? - Ca dépend de lui.
- Il pourrait devenir champion du monde?
Je l'espère.
Nous aussi.
Rendez-vous cet été, à Amsterdam.
Merci, monsieur.
Ici la rue des Prairies. A vous, Raymond Marcillac.
Merci, M. Neveux. - Au revoir.
Au revoir.
Salut, ça va?
- Je t'emmène à la terrasse Martini. On va faire la photo.
Ah bon?
M. Neveux, vous venez avec nous?
- Si je ne paye pas une tournée, c'est l'émeute.
- On emmène mademoiselle? - Oui, mais je vous la confie.
D'accord.
- Donne-nous du blanc dans plusieurs bouteilles.
Du bon.
Serrez-vous la main.
Là.
Je la double.
Merci.
Bravo, p'tit. J'y étais tantôt.
Beau travail. - Merci M. Loutrel.
- Faudra qu'on bavarde. - Pas de problème.
- Vous gagnez combien? - Environ 45000 par mois.
- Vous voulez gagner plus? - En faisant quoi?
Des photos.
- Je te dis que Martin l'a surpris au démarrage.
"Surpris"?
Tu m'as l'air surpris, toi.
T'y connais que dalle en vélo.
- J'ai vu passer le Tour de France cet été.
- C'est ce que je dis, t'y connais que dalle.
Voir passer une course, c'est un spectacle.
Question technique, c'est zéro. - J'ai vu Charly Gaul.
- Charly Gaul! C'est un bon coureur, d'accord.
Si tu veux parler de la route, j'en connais un p'tit bout.
Y en a eu des coursiers, avant M. Charly Gaul!
- Pas des fantaisistes. - Je veux!
Tu ne connais pas M. Christophe, M. Alavoine, M. This, M. Lambot?
Je ne parle pas d'Henri.
Henri qui?
- Oh, Ernest! "Henri qui" qu'il demande!
Henri Pélissier, monsieur!
A cette époque-là, y avait pas de dérailleur.
Il fallait tourner sa roue pour grimper en montagne!
- Ton fils, j'aimerais le voir en montagne.
Quel con, il m'essouffle!
- On causerait politique, que tu te paume dans les étiquettes, OK.
Mais le sport, c'est sérieux.
Tu compares les grimpeurs avec les sprinters.
- C'est comme si t'additionnais les oiseaux avec les lévriers.
Gildas, donne le der!
C'est ma tournée.
- Je ne t'en veux pas, on a dit ça pour toi.
A l'avenir, si tu causes vélo, tu débloqueras moins.
- N'empêche que je ne comprends pas ce démarrage.
- Donnez-moi un vélo que je lui explique!
Je ne te parlerai même pas du braquet qu'on pousse..
..parce que là encore, t'y connais que dalle!
Bon!
T'es aux balustrades dans le dernier virage, hein?
C'est toi qui mènes la bricole.
Tu surveilles le mecton derrière.
Sous les bradillons, comme ça, l'air de rien.
Bon...
T'accélères un peu.
L'autre marlou derrière, faut qu'il se décide.
Ou bien il reste dans ta roue, ou bien il plonge.
Alors, t'accélères un peu.
Encore un petit peu.
- Pa pa pa pa pa pa! Vas-y! Vas-y! Vas-y!
Encouragements.
Grouillez-vous, il va siffler.
- Envoie. - J'ai rien à payer.
Je suis 1er, vous êtes jaloux. - T'as copié.
Quand Verdier est 1er, son père lui file 500 balles.
A cause de toi, c'est fini. - C'est pas normal.
-500 et 500, ça fait 1000. Envoie. - Laissez-moi.
Si vous me touchez, je le dis. - Ecoute...
On ne veut pas que Verdier soit de sa poche. T'es prévenu.
Sifflement. - M'sieur!
Salaud!
Et ton casque?
- Quoi, mon casque? - Il n'est pas fait pour être..
..porté en sautoir. - Pardon, chef.
Tu me rappelles le 20e d'artillerie à Poitiers.
On avait un juteux..
..aussi emmerdant que toi. - T'avais 20 piges à cette époque.
Prends des précautions. - Le casque, tu l'avais au réveil.
Tu tenais une belle muffée hier. - Non.
- T'as dû prendre ton lit en marche. - Mais non. J'ai bu 3 blancs.
- Quoi!? - Mettons 4.
On peut fêter un truc sans sombrer dans la vinasse et dans le porno.
Tu dis ça pour qui?
Pour personne.
A la 1re communion de ton filleul, j'ai dû t'empêcher..
..d'ôter ton pantalon.
Tu sais que ton filleul va passer professionnel?
Il a raison.
- Et Odette dans la photo. Un coup à la télé et c'est parti.
Je suis content qu'elle quitte ses godasses.
Y avait toujours un client qui essayait de l'emballer.
Dans la presse et dans la mode, c'est un autre monde.
Fernand, il vise quoi?
- Lui, c'est autre chose. - Evidemment.
Ca veut dire quoi, ça?
- Fernand n'est pas un produit maison.
- J'en fais plus pour lui que pour les deux autres.
- T'en fais trop. Les 2 autres ont quitté l'école à 14 ans.
Celui-là, tu le pousses.
- Les miens, je sais ce qu'ils pensent.
Le père de Fernand, ça peut être un mec bien ou un salaud.
Je veux qu'il apprenne des choses au cas où.
J'aurai fait mon devoir.
- Tu devrais te faire graver des cartes de visite.
"Henri Neveux, homme de devoir". - Arrête ton tir.
- Pourquoi pas? C'est une branche peu encombrée.
Plus de profil.
Voilà.
Tu cherches quoi?
- Les tirages de Sylvie. - A l'imprimerie.
- T'aurais pu les rapporter. - Michel Ange peignait,
..il faisait pas..
..les parquets. Enlève..
..ton soutien-gorge.
On n'a pas besoin de ça à ton âge.
Voilà. Beaucoup mieux.
Bouge plus.
Voilà. On la double.
Bouge plus.
Déclic.
Passe le cardigan.
T'attends quoi?
Je me change où?
Pardon?
- Je me change où? - Chez toi.
Tu prends le métro, tu vas chez toi, tu reviens, je t'attends.
- Tu peux serrer la main au père Loutrel, mon cochon.
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