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Kyou wa totemo ureshii kibun
Aujourd'hui, je me sens tellement heureuse
Shiroi hato ga akai hana kureta
Une colombe blanche m'a donné une fleur rouge
Nandaka akogare no ano hito to
Quelque part, j'ai l'impression
Aesou na yokan ga suru wa
Que je pourrai à nouveau le rencontrer
La la la, nous nous reverrons-nous ?
RU... dou shiyou aeru kashira
RU... dou shiyou hazukashii na
La la la, c'est un peu gênant
Je serais si heureuse si cela se réalisait
Moshi sou nara totemo ureshii wa
Aa kamisama hayaku oshiete
Mon Dieu, faites-le-moi savoir
Moshi sou nara totemo ureshii wa
Je serais si heureuse si cela se réalisait
Aa kamisama hayaku oshiete
Mon Dieu, faites-le-moi savoir
Cela se passe en France, il y a un siècle environ.
À cette époque, la France était en guerre
avec son voisin, le royaume de Prusse.
L'armée française était commandée par Napoléon III.
C'était une bataille qui ne pouvait être perdue.
présente
15 ans, le jour où je suis devenue une dame
Épisode 01
Si nous perdons cette bataille, l'ennemi aura le champ libre pour Paris.
Cette bataille ne scellera non seulement pas le sort de la France,
elle scellera aussi le sort
de l'empereur Napoléon III.
J'attends de vous tous une détermination absolue. Je compte sur vous, messieurs.
À vos ordres !
Capitaine Andréa... Répondez-moi franchement.
Quelles sont nos chances de l'emporter ?
Je l'ignore. Mais il est hors de question de perdre.
Mes parents et mes deux sœurs se trouvent à Paris.
Je ne peux mettre ma famille en danger.
Mon époux...
Calmez-vous un peu.
Oui...
Ne vous inquiétez pas pour Isabelle.
Elle s'est déjà préparée pour le bal.
Elle ne restera pas un garçon manqué éternellement.
Madame Jeanne ! Madame Jeanne !
- Madame Jeanne ! - Avez-vous trouvé Mademoiselle ?
Oui, elle joue près de la fontaine du jardin.
Elle ne pense absolument pas à nous.
Faites-la cesser ce jeu et qu'elle se prépare pour le bal.
Entendu.
Aujourd'hui, c'est son entrée en société. Quelle source d'ennuis...
Je n'en veux pas. Je suis trop à l'étroit dans cet accoutrement.
Mademoiselle, vous êtes devenue ravissante.
Regardez-vous dans le miroir.
Vous n'êtes plus ce garçon manqué malicieux.
C'est... c'est moi que je vois ?
Tout à fait. Vous êtes maintenant une dame élégante.
Une dame élégante...
Une dame élégante !
Dites-moi, Jeanne, qui de ma sœur ou de moi est la plus belle ?
Par rapport à Mademoiselle Geneviève ?
Ce regard veut tout dire.
Je vois...
Ma sœur est hors concours, je le sais. Où avais-je donc la tête ?
Non, ce n'est pas vrai.
Mademoiselle Geneviève a son élégance.
Mais vous, Mademoiselle Isabelle, vous avez votre jeunesse.
C'est un bon atout.
Vraiment ? Je risque de m'habituer à une telle flagornerie.
Ce n'est pas de la flagornerie. N'est-ce pas, mesdemoiselles ?
Tout à fait !
Bien, laissez-moi me présenter à ma sœur.
Que dira-t-elle ?
Elle est restée une enfant...
Ma sœur !
Ma sœur, regardez-moi !
Oh non...
Isabelle...
Une robe de fête nécessite d'être plus prudente dans ses gestes.
Moi qui essayais de vous montrer quelque chose d'avantageux...
Je suis si maladroite.
Ce n'est pas vrai. Isabelle, vous êtes ravissante.
Vous le pensez vraiment ? Merci, ma sœur.
Monsieur, nous accompagnerez-vous au bal ce soir ?
Oui, j'y jouerai du piano.
Je suis impatiente de vous écouter !
Isabelle...
Et si vous montriez votre ravissante robe à nos parents ?
Je dois poursuivre ma leçon de piano.
Nos parents vous ont attendue avec impatience toute la matinée.
Oui. Désolée de vous avoir dérangée.
Et hop !
Non, ça ne se fait pas. Je suis désormais une dame à part entière.
Je vous laisse.
Que de souvenirs... Elle me rappelle celle que j'étais.
Ce jour où je suis entrée en société.
Vos débuts en société et les bals ?
La France est maintenant en pleine guerre.
Je n'arrive pas à comprendre le raisonnement des gens fortunés.
Mais...
Mais, Jules...
Ce sentiment amoureux demeure.
Ne nous embarquons pas dans cette voie, Geneviève.
Je ne suis qu'un professeur de piano misérable.
Nos mondes sont trop différents.
Jules...
Par ailleurs, vous avez Victor, le fiancé parfait.
C'est mon père qui l'a choisi. Mais c'est vous que j'aime !
Geneviève !
Il y a des monts qu'on ne peut grimper.
Non !
Une entrée en société.
Elle allait rencontrer la haute société pour la première fois.
Isabelle ne pouvait empêcher son cœur de battre,
tant elle était emplie d'attentes et d'angoisses.
Nous arriverons à tout moment.
Ne soyez pas aussi tendue, Isabelle.
Nous y sommes.
Ce soir, ce sont vos premiers pas en société, Isabelle.
Merci, père.
Mère, j'ai peur...
Ma chère Isabelle, j'étais comme vous. Où est passé votre courage habituel ?
Prenez ma main, Mademoiselle Geneviève.
Merci, Gaston.
Allons-y.
Mademoiselle Geneviève...
Mademoiselle Geneviève...
Monsieur et madame Rostain, accompagnés de leurs filles !
Voici la haute société...
C'est la haute société, n'est-ce pas ?
Dès ses premiers pas dans la haute société,
la beauté d'Isabelle captiva tous les cœurs.
Vous êtes ravissante, Isabelle.
Victor !
Vous êtes devenue une belle dame.
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