Die ersten 199 Zeilen.
C'était l'horreur, l'horreur viscérale et dense.
Les cauchemars moulaient son visage tel un masque de pure panique.
D'horribles mains et bras émergèrent soudainement des ténèbres.
S'avançant doucement vers elle. Les bras étaient couverts de poils.
Blêmes et glacials. Les coudes étaient parcheminés.
Et sortaient des ténèbres.
- Chapitre 3... - Merci, c'est bon.
- Ça vous plaît ? - Je vous dirai ça en lisant le reste.
Cela vient d'arriver. C'est personnel. - Merci !
Je pensais décrire les mains au prochain chapitre.
Quand elle en déchire une en morceaux.
Je vois que vous croyez en l'école de l'impact de l'écriture.
Oui, écrire un livre est pour moi, un acte de violence.
- Une approche ingénieuse ! - L'imagination est essentielle !
Je préfère entendre ça plutôt que la technique narrative des autres.
Cependant... C'est votre idée personnelle de l'imagination ?
Dans l'avenir, faites-moi la faveur de soumettre...
votre "impact" à d'autres éditeurs. Bonne journée.
- Je ne comprends pas... - J'ai dit, bonne journée.
Venez, je vous prie.
- Que s'est-il passé ? - Regardez ce qu'est son impact imaginatif !
- Une main ! - Une horrible main en cire.
Ça ressemble peut-être à de la cire mais l'odeur n'est est pas.
Il ne jouerait pas à ce genre de plaisanterie stupide.
Ah, non ? Les écrivains sont tous un peu fous.
C'est de la cire. Et n'en parlez à... personne.
- Compris ? - Oui, Monsieur.
Feu !
- Je l'ai eu ! - C'est pas vrai, je l'ai eu !
Ma vision téléscopique est meilleure que la tienne !
Dis la vérité, je t'ai pas atteint en plein dans l'oeil ?
C'est une façon d'accueillir votre père ?
- Vert ou rouge ? - Quoi ? - La balle que t'as reçu dans l'oeil ?
- Dis la vérité ! - Ou est votre mère ?
Sortie avec la nouvelle voisine. Elles buvaient dans la cuisine.
Elles parlaient de vêtements, d'hommes, de pilules.
Ça suffit ! Un baiser et vous allez jouer sur la terrasse.
- C'était la balle rouge ! - C'est pas vrai !
Je dis que ce sont des chéloniens des Galapagos. - On lui demande.
Une tortue est un animal ou un poisson ? - Un reptile !
Un reptile a quatre pattes. Le reptile mange de la laitue.
- Vous avez promis d'être sages. - C'était hier, pas aujourd'hui.
D'accord, d'accord. Allez jouer.
Débarrassez-vous de cette sale tortue.
Il a aucune idée de ce que peut-être un chélonien.
- Ni même les Galapagos. - Fallait s'y attendre.
- Déjà de retour ? - Ça veut dire quoi ?
Les enfants deviennent de fieffés menteurs.
- Ils m'ont dit que tu étais sortie. - Comment ça ?
La domestique est en congé. Ils parlaient peut-être d'elle.
Non, de toi ! - J'ai essayé à ton bureau toute la journée.
- Tu n'étais pas là. - Des affaires ennuyeuses à gérer.
- Tu as reçu un télégramme. - De la part de qui ?
- Un nommé Parker. - Qui ? - Parker !
Il demande si tu es intéressé par un avant-bras.
- Un quoi ? - Là, lis toi-même.
- Y a un problème ? - C'est au sujet d'un livre.
- Un livre ? - Un chef d'oeuvre de la science-fiction.
Il s'appelle: "Avant le bras" ! On va le publier.
- Oui, Monsieur ? - Qu'ai-je de prévu cet après-midi ?
Vous avez un rendez-vous avec Mr Palmer, le photographe
et l'imprimeur entre 17H00 et 18H00.
- Rien d'autre ? - Je vous ai pris rendez-vous...
- avec l'écrivain à 16H30. - Ah oui ?
Il avait l'air si découragé en partant. J'ai décidé de l'appeler et...
Veuillez me consulter à l'avenir quand vous prenez une décision.
Je pars et je ne serai pas de retour avant 17H30.
- Que vais-je lui dire ? - Ce qui vous passe par la tête.
Je m'en fiche !
Les enfants sont bouleversés. Toby est morte.
- Toby ? - La tortue !
Elle était notre amie. Douce, sincère, loyale. Pourtant, papa a dit que c'était un reptile.
- Un paquet a été livré ! - Un paquet ?
- De la part de qui ? - Comment le saurais-je ?
L'homme qui l'a amené l'a trouvé dans son arbre.
- Dois-je l'ouvrir ? - Non !
- C'est une robe ! - Une robe ?
Et une photo !
Et ceci !
- Tu la connais ? - Non. Du tout.
TU AS UTILISE NOTRE AMOUR COMME VICTOIRE ENVERS TON EGO.
RIEN N'A JAMAIS EFFLEURE TON COEUR.
- T'es sûr de ne pas la connaître ? - Exact, je ne la connais pas !
- Etrange, n'est-ce pas ? - Ça a l'air juste étrange !
Mon ami Parker veut que je trouve cette femme et lui donner son adresse.
Je vois. Et il te laisse un paquet dans la rue ?
Le facteur peut l'avoir laissé là. C'est possible. - Bien sûr !
Il est aussi possible de repérer une femme parmi des millions.
- Grâce à une seule photo ? - Oui, c'est possible !
Parker m'a donné des indices. Elle vend des billets dans un cinéma.
Où ça ? Désolée, ça me semble vraiment étrange !
Son parfum est très cher pour une vendeuse de billets.
C'est quoi, ces idioties ? On voudrait avoir la paix !
Au lieu de m'ennuyer avec des questions dignes d'un prof,
tu devrais apprendre à ces gamins à bien se tenir.
- Il est temps de vous baigner, allez ! - Toi d'abord. - C'est pas juste.
Hé, du calme, vous deux ! Ça suffit pour la journée !
J'e l'ai reçu sur la tête, j'ai aussi des enfants et je les connais bien.
Je vous préviens. La prochaine fois, j'appelle la police.
Désolé, ça n'arrivera plus. Je peux vous l'assurer.
Vaudrait mieux, cher Monsieur.
- Oui ? - Il arrive. Ça a pas l'air d'aller !
D'accord ! Merci !
- Bonjour, Monsieur. - Des appels ?
- Votre épouse ! - Quand ça ? - Votre épouse est là !
Cachez ceci ! Débarrassez vous-en ! Jetez-le ! Brûlez-le !
Donnez-moi ce dossier. Boutonnez votre chemisier.
- Quelque chose ne va pas ? - Ça, je me le demande !
- Y a un problème ? - Non, pourquoi tu le demandes ?
- Tu m'as l'air un peu nerveux. - Pourquoi le serais-je ?
- A cause du paquet ! - Quel paquet ?
Celui que tu es allé chercher à la poste.
Si tu parles du paquet que m'a envoyé Parker, je ne l'ai pas récupéré...
Je l'ai vu !
- Qui ça ? - Elle !
- De qui tu parles ? - De la femme de la photo !
La vendeuse ! L'amie de parker.
Comment sais-tu que c'est elle ?
- Je n'oublie jamais un visage. - Ecoute, je suis occupé.
J'ai du travail. Alors, ne me...
Tu es allé directement au bureau de poste.
Je t'ai suivi en taxi. Tu es allé à la réception des paquets.
Je t'ai observé en faisant semblant d'envoyer un télégramme.
Soudain, j'ai vu une femme se tenant à côté de moi.
Elle aussi, envoyait un télégramme mais de sa main gauche.
Je l'ai reconnu. C'était la femme de la photo.
C'était clair. Elle suivait chacun de tes mouvements.
Je savais pas pourquoi elle te suivait mais je devais savoir.
- Où est-elle allée ? - Chez nous. Elle est sortie de la voiture...
- et a laissé un mot au portier. - Et le mot ?
Il se réfère encore au livre.
DE TOUTE FAÇON, TU AURAS L'AVANT-BRAS.
Explique-moi tout... depuis le début !
- Qui est Parker ? - Un ami !
- Homme ou femme ? - Un homme !
- Qu'y avait-il dans le paquet ? - Des livres !
Tu mens !
Excusez-moi, j'ai quelque chose pour vous, un instant !
Voilà, Monsieur.
- Qui a apporté ça ? - Une femme. Il y a 10 mns.
- A quoi elle ressemblait ? - Grande, brune, habiilée de noir.
- Je ne l'avais jamais vu. - Elle a sorti l'enveloppe de son sac ?
Son sac ? Non, je ne crois pas. Elle l'avait dans sa main.
C'est ça. Une voiture noire immatriculée en France.
Merci. J'aimerais savoir même si ça n'est pas important...
Quoi ? - Elle vous l'a donné de sa main gauche ou de la droite ?
Je réfléchis. Je crois que c'était de la main gauche.
Non, de la droite. Non, la gauche. La gauche !
Oui, je crois que c'était la main gauche.
Je peux vous donner le numéro de la plaque d'immatriculation.
Pourquoi avoir pris le numéro de la plaque ?
Une habitude. Mes années dans la police.
RAPPELLE-TOI.
En effet, elle est artificielle !
Qui êtes-vous ? Parker est votre vrai nom ?
Vous ne savez pas qui je suis ? C'était il y a longtemps.
Je peux décrire le moment où vous êtes entré dans ma vie...
dans les plus petits détails.
J'espèrais que cet endroit, cette maison vous permettrait de vous en souvenir.
Je m'en souviens bien. Mais jamais avec vous.
- C'était quelqu'un d'autre. - Qui était une part de moi-même.
Qu'est-elle devenue ?
Elle est morte.
Quand ? Comment est-elle morte ?
Elle est morte. Elle n'est plus là.
Veuillez vous asseoir.
C'est juste pour attirer votre attention.
Je vous ai perturbé, je le sais. Comme vous, je veux finir ce petit jeu.
- Vous me trouvez séduisante ? - Oui.
Même en dépit de ma main artificielle ?
- Oui. - Ou à cause d'elle ?
- Vous avez peur ? - Non. Vous voulez m'expliquer ?
Plus aucun mot, je vous prie. Tout savoir est très simple.
- Qu'est-ce que c'est ? - Tout. Rien !
Juste du papier buvard. Prenez-le ! Et vous aurez toutes les réponses.
Gardez-le dans la bouche ! Les portes s'ouvriront dans quelques secondes.
Tout mes rêves étaient construits sur l'amour.
Je n'ai maintenant qu'un sentiment d'impuissance.
Mes yeux ont perdu leur clarté. Qui leur donnait la vie.
Ils ne connaissent que les larmes depuis que tu as décidé de me quitter.
Une décision qui causera ma mort. Une voix dans ma tête ne cesse
de me dire de ne plus aimer un homme que je ne reverrai jamais plus.
Un homme qui m'a quitté et qui ne m'aime en rien.
Toute ma tristesse. Un homme qui rejette mon amour.
Sans un seul mot de gratitude envers ce cadeau.
Mais je ne peux penser que du mal de toi.
Je n'arrive pas à croire que tu m'as oublié.
Suis-je folle ? Je le suis peut-être. Mais si c'est le cas...
je ne regrette pas ce que mon amour pour toi a fait de moi.
Crois-tu que je pourrai surmonter les choses qui me possèdent ?
Et vivre une vie ordinaire ?
Non, jamais. Je ne pourrais exister dans un tel vide.
Tu dois savoir que je meurs sous le poids de mon chagrin.
Ecrasée par les incertitudes et les contradictions.
Le désespoir et la mélancholie. Les jalousies qui m'empoisonnent.
Tu peux donc comprendre l'insoutenable situation dans laquelle je suis piégée.
Si c'est le cas, tu dois me faire une dernière faveur.
Viens me voir, je t'en prie. Tu dois venir me voir.
C'est de la folie, je sais que ça n'est pas possible.
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