Die ersten 200 Zeilen.
"Confidentiel, urgent. Attention, cargo X2 813.
"Changement de route. Abandon destination Niger.
"Faire route à 280 degrés. Pervillard, Paris."
Et donc, tout ceci relève de la fable, de la rumeur.
Il n'y a rien de fondé. Aucune preuve.
Aucun cargo n'a été détourné de sa route.
Ces fausses informations portent atteinte
à la réputation d'un homme et à celle d'une entreprise.
On appelle ça de la diffamation.
Et mon client,
le président de la GGEI, François-René Pervillard,
est en droit d'attendre le franc symbolique
chaque fois que cette diffamation sera imprimée
dans quelque publication que ce soit
et n'importe où en France.
Drôlement efficace, Senanques.
Écoutez, vous m'emmerdez, là !
Le président nous emmène dîner, ce soir.
- Non, Guarrigue. Pas ce soir. - Tu viens.
- Je suis fatigué. - Obligado.
- Maître Senanques... - Oui ?
Je peux vous dire un mot ?
- Bon. À tout de suite. Tu viens. - D'accord. J'arrive.
Bravo, vous avez gagné, mais je suis déçu.
- C'est normal. - C'est pas ça. Je suis déçu,
parce que je vous ai vu défendre des causes plus justes,
des gens moins puissants. Vous êtes passé du côté de l'argent.
Je suis déçu.
Cet après-midi, fin des plaidoiries
dans le procès en diffamation qui opposait le journal L'Informateur
au président François-René Pervillard,
plus connu dans la politique et la finance
sous le sobriquet "le Président".
M. Pervillard sera l'invité principal
de notre émission Toute la vérité sur cette même chaîne
mercredi prochain.
C'est la 1re fois que M. Pervillard,
considéré comme un homme très influent,
mais mal connu du public,
accepte de paraître en direct dans notre célèbre émission.
Je suis très satisfait de vos services.
Vous faites une belle équipe.
Notre cabinet est en activité depuis bientôt 10 ans.
- Ça marche bien. - Ça ne m'étonne pas.
Vous, Guarrigue, c'est l'organisation.
Vous, Senanques, c'est le... talent.
Vous avez tout pour vous, Senanques.
En plus, une superbe épouse.
Babée. C'est ça ?
Oui, oui.
Babée...
Babée...
Arrête.
Arrête !
- Tu ne dois pas venir ici. - J'en avais trop envie.
Tu n'as rien entendu ?
- Non. - Arrête !
...et peut donc opérer sur le fond de l'oeil
et permet d'éviter toute intervention sanglante.
C'est effectivement un progrès gigantesque.
Des élites médicales comme vous en êtes parfaitement conscients.
Mais il y a une méfiance du ministère.
L'appareil est fabriqué à l'étranger. On prétend qu'il est dangereux.
Nos hôpitaux ont besoin de ce laser,
mais le laser Epsilon a besoin de votre soutien.
M. Ericson, dites à Catherine que ça s'est bien passé.
- On se retrouve à l'agence. - Bien.
- Madame... - Nous sommes médecins à la faculté.
On peut prendre un pot avec vous ?
C'est la 1re fois que vous venez à la fac ?
- Non. Là, je viens pour ce laser. - Qu'a-t-il de génial ?
Je vais vous expliquer.
Le laser soigne le décollement de la rétine sans lui faire de mal.
Vous comprenez ?
- Votre métier...? - Relations publiques.
- C'est un métier ? - "Sacha Vernakis..."
- Vous avez un mari grec ? - Un ex-mari.
Ah oui.
"Sacha" est un prénom masculin.
C'est le diminutif de "Alexandra" et le prénom de la fille de Tolstoï.
Mon père, professeur de lettres...
Comment allez-vous les convaincre d'acheter votre laser ?
- Ce n'est pas "mon" laser. - Mais vous touchez une commission.
Je ne crois pas que ça vous regarde.
Et je ne suis pas libre à déjeuner. Mais merci pour le café.
Vois ce qu'il veut.
Le président de la fédération. Occupe-toi de lui.
Bonjour. Ça va ? Tout va bien ? Vous êtes contents ? Très bien.
Quoi ?
Débrouille-toi. Prends ça. Va ranger ça. À tout à l'heure.
Sacha, comment tu vas ? Tu es en pantalon ?
- Ça va pas ? - Pas terrible.
Il paraît que ça s'est bien passé.
Tu me raconteras demain. Là, je n'ai pas le temps.
- C'est embêtant ? - Non.
Un cocktail, si c'est pas le bordel, c'est que c'est pas réussi.
Le ministre.
M. le ministre, on commence dans 1 s.
Tout va bien ?
Très bien.
Je te laisse. On en reparle. OK ?
Bonsoir. Ça va ?
- Je ne vais pas très bien. - Je t'en prie, pas de scandale.
Allez.
Écoute, Guarrigue, calme-la. J'arrive. s'il te plaît.
Alors ? Tu es content ?
Ça te fait plaisir, de me voir souffrir ?
Pardon.
Pardon, madame.
Mes chers amis, Métrologie, que j'ai l'honneur de présider,
est fier de présenter le plus petit
et le plus récent des ordinateurs d'intérieur,
Greed System, la révolution de l'informatique.
- M. le ministre... - Grotesque.
Autrefois, on disait "mécénat".
Aujourd'hui, mot atroce, on dit "sponsoring".
Ridicule.
...dans ce décor unique,
M. le président directeur général de Métrologie,
M. Antoine Macart, ait voulu offrir à ses amis...
Guignol.
et à vous, mesdames et messieurs, la primeur de son nouveau produit.
Quoi qu'il en soit, mesdames et messieurs,
si l'art et la culture...
- Vous avez perdu quelque chose ? - Oui. Ma boucle.
Si je la trouve, je gagne quoi ?
- Laissez-moi. Ça va pas, non ? - Pardon.
...en révolutionnant les foyers...
La voilà.
...apporter aux familles une nouvelle façon de vivre.
- Merci. - De rien.
Il faut être reconnaissant à Métrologie d'avoir contribué...
Ça, ça doit marcher le samedi sur les boudins que vous draguez.
...cette superbe salle qui va donner
à ce prestigieux musée
l'éclat nécessaire, la dernière touche.
Tu permets, Guarrigue ? Tu me prêtes tes boucles ?
Tes boucles, là, tu peux me les prêter ?
Merci. Je te les rapporte.
De toute façon, j'y vais. Je ne vais pas tarder.
D'accord.
Au revoir.
J'en ai d'autres. Vous les voulez ?
Même comme ça, vous n'êtes pas drôle.
Bien sûr.
- Alors ? - Chut...
Je suis le baby-sitter. Je m'appelle Bobby.
- Bonsoir. - Bonsoir.
Bonsoir, madame.
Allez, ouste ! Au lit.
Allez.
Bonne nuit.
- Ça, c'est quoi ? - Il ne dormait pas, en fait.
On a d'abord un peu joué au gin, mais il a préféré jouer aux flics.
Je termine sa partie à 10 francs le point. OK ?
Si vous voulez.
C'est moi. Je monte.
Viens voir. Merci.
Oh, le gros bébé. Merci.
Mon bébé.
À demain.
Viens.
Voilà.
Bonjour, bonne nuit.
Bonne nuit, bonjour, mon chéri.
Allez. Tu vas faire un gros dodo avec le petit nounours
et le petit chat noir
et l'éléphant.
Allez. Gros dodo.
Ça s'est bien terminé ?
Mon client était content. Il y avait tout le monde.
Je me suis fait draguer par un type impossible.
- Ah bon ? - Exaspérant. Beau, remarque.
Une gueule incroyable, mais con quand même.
- C'était Paul Senanques. - Qui ?
"Senanques." "Paul Senanques." Tu ne connais pas ?
Tout le monde connaît Senanques.
Dis-moi, Catherine, c'est qui, "tout le monde" ?
- Qui a gagné ? - Quoi ?
- La partie de gin avec le petit. - Lui.
Enfin, c'est moi.
Non. C'est lui, je crois.
Terminé à quelle heure ?
Ça ne s'est pas terminé. On est sortis, après.
Ah bon ? Et où ça ?
Écoute, je vais être en retard. Je t'expliquerai.
Mon cher ami, vous êtes à l'heure et moi aussi.
L'exactitude est la politesse des rois.
Après vous.
Exceptionnellement, mon cher ami, nous irons à pied à votre bureau.
Qu'est-ce qu'il y a ? Ça ne va pas ?
Allez, courage.
Sois sage et travaille bien. D'accord ?
Je viens te chercher tout à l'heure.
Papa, j'ai un secret à te dire.
Quoi donc ?
Mais non.
Mais non. Tu as rêvé.
C'était un rêve, mon grand. Tu dormais.
Tu n'as rien vu.
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