Maigret

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Maigret 2022 FRENCH 1080p HDLight x264 AC3-Wawacity red
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x264
AC3
1080
HD
Veröffentlicht am: 2022-06-30
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Die ersten 200 Zeilen.

Un instant, j’arrive.

C'est mieux comme ça.

Il vous faudrait quelques accessoires.

Vous pouvez vous rhabiller.

Cette sensation de fatigue est fréquente ?

En ce moment, oui.

Fatigue ou lassitude ?

Des essoufflements ?

Après un effort.

Courir derrière un autobus,

monter un escalier...

Vos nuits sont paisibles ?

À votre avis ?

Comment va l'appétit ?

Je me nourris.

Mais l'envie n’est plus là ?

Oui, c'est ça.

Seulement pour la nourriture ?

Pas seulement.

Vous devriez prendre du repos.

Ou alors avancer votre départ à la retraite. Hein ?

Bon. La tension est un peu élevée, mais à votre âge…

Les bronches semblent encrassées. Je prescris une radio des poumons.

En attendant,

je vais vous demander un énorme sacrifice.

Il faudrait arrêter le tabac.

-Tchin, mon amour. -À la tienne.

Hm, viens que je te présente.

-Une coupe ? -C’est gentil, j'en ai déjà une.

Robert !

Enchanté. -Voici Jeanine. On parlait de toi.

Enchantée, Robert.

-Voilà Jeanine. -Félicitations. Vous êtes magnifiques.

-Mon chéri, tout va bien ? -À merveille, mère.

On se revoit tout à l'heure.

-Ça sort d'où, cette robe ? Je t'ai pas invitée.

Va faire du scandale ailleurs. Tu veux me gâcher ma fête ?

-Non ! -Alors, pourquoi t'es là ?

-C'est fini ? -Oui, elle s’en va.

-Tout de suite. Allez. Je m'en occupe.

Tu veux quoi ? Hein ?

De l’argent ?

C'est ça ? Hein ? On t’en a pas donné assez ?

Prends ça ! Allez, fous le camp !

Oui, entrez.

Y a rien à en tirer.

Lapointe va tenter la chansonnette.

-Avec ce gus, ça peut durerjusqu’au matin.

Je fais monter des sandwiches ?

-Oh, comme tu veux, Janvier, mais moi, je rentre.

-Patron, s'il passe aux aveux ? -Tu le descends au dépôt.

Police—secours, j'écoute.

Allô ?

Allô ?

Allô ?

Fermez—lui les yeux.

-Rien sur elle qui permette de l’identifier.

Elle a reçu plusieurs coups de couteau.

L'arme n'a pas encore été trouvée. On passe le secteur au crible.

-Qui a appelé Police—secours ? -On sait pas.

Il ou elle a brisé la glace sans dire un mot.

-Commence par une enquête de voisinage.

Le parquet est prévenu ?

On s’en occupe.

T'as dîné, au moins ?

Oh, je sais plus.

Rendors-toi, va.

Bonne nuit.

Bonne nuit.

Je le prendrai dehors.

Ça va ?

Oui.

-Va pas prendre froid. -Non, tout va bien.

Voilà.

Commissaire Maigret ?

C'est moi, le témoin.

Votre inspecteur m'a dit de venir vous voir.

J'habite au 5, là, juste en face du square.

Vers minuit et quelques, je venais de me coucher

etj'ai entendu une auto s’arrêter.

Une belle cylindrée, d'après le bruit du moteur.

Puis deux portières, ouvertes, refermées,

et le coffre aussi.

L'auto est repartie, je dirais...

cinq à dix minutes après.

Voilà.

Pauvre fille.

Si jeune.

-La victime de sexe féminin, de race blanche, était mineure,

âgée de 20 ans tout au plus.

En bonne santé, mais sous-alimentée.

On relève 5 plaies par arme blanche,

au niveau du thorax et de l’abdomen.

D'après leur profondeur, il s'agit d'un couteau à trancher ou à découper.

L’agresseur est sans doute gaucher, étant donné l’angle des incisions.

Les coups ont été donnés de manière désordonnée, à bout portant.

Ils ont apparemment causé le décès. -"Apparemment" ?

-Rupture des cervicales et morbidité pulmonaire.

J'ai demandé des examens complémentaires.

Le corps ne comporte ni traces ni empreintes exogènes.

Elle serait morte à quelle heure ?

Pas facile à établir.

L'estomac est quasi vide.

Probablement entre 22 h et minuit.

Avant minuit, en tout cas.

-Un passant, peut-être le meurtrier lui-même,

a prévenu Police-secours

à 00h33.

-Rien n’atteste que l'agression a eu lieu sur place.

Les lividités diffèrent de la position du corps.

Ça veut dire

qu'il a été déplacé ou transporté après le décès.

Exactement.

Vous aviez commencé des études de médecine. Pourquoi avoir arrêté ?

Pour gagner ma croûte.

Dans la police ?

Ça ou autre chose... C’est le hasard.

-J'ai découvert une fibre de tissu blanc

accrochée à un ongle dela main gauche.

Peut-être un drap qui aurait servi à envelopper le corps. C’est pas tout.

Elle avait absorbé une bonne dose d’un alcool fort.

Elle était en état d’ébriété avancé.

-Vu le quartier, ça pouvait être une entraîneuse.

Ce genre de fille ne boit pas,

elle fait boire.

-Le genre qui couche avec des clients ?

Qui couche plus ou moins.

Elle n'était plus vierge.

Mais avant le décès, elle n'a eu aucun rapport sexuel,

ni contraint, ni consenti.

J'aimerais la voir.

-Si vous voulez, mais elle est pas refermée.

Vous fumez plus la pipe.

Comment vous sentez—vous ?

Tout nu.

Ça va mieux, mon petit?

Excusez—moi, l’odeur, ça m’a...

Tu t'y feras, va.

-J'ai eu Janvier. Dans les commissariats,

aucun avis de disparition ne correspond. Ni dans les journaux.

Lucas s’occupe des boîtes et des bars du quartier.

-Concentre-toi sur les chauffeurs de taxi, sur ceux qui font la nuit.

-On va où ? -Au Quai.

Et l'arme du crime ? -On n'a rien trouvé.

Doucement, tu vas éclater la bruyère.

J'ai pensé à quelque chose.

-Vous vous rappelez le tueur de dames de Monceau ?

-Alors ? -On l'a jamais pincé.

-Non. Monceau,

c'est pas loin des Batignolles.

-Comment il tuait ses victimes ? -Étranglées avec un fil de fer.

Et là ?

Là, non.

Mais il aurait pu vouloir changer de méthode…

Ses effets n'ont pas parlé.

Pas d'empreintes ou de poussières exploitables. Son sac

ne contenait quasi rien. Un mouchoir, un rouge à lèvres bon marché.

Ses sous-vêtements aussi sont ordinaires, Uniprix ou autre.

Les boucles d'oreilles, des perles de pacotille.

Ses chaussures sont de meilleure facture, mais usées.

Tout ça ne colle pas avec la robe du soir.

-Pourquoi ? -Car là, on change de catégorie.

Haute couture,

signée d'une grande maison, ça doit valoir une petite fortune.

-C'est bien d'une création de notre maison. "Rêve d’un soir".

Un modèle d’avant-guerre.

La collection hiver de 1937.

1937…

-Quelle tristesse de l’avoir abîmée ! -Si c'était que la robe !

Vous sauriez qui l’avait commandée ?

Elle avait connu un beau succès.

Impossible de retrouver chacune de nos clientes.

Ou alors d’après les mesures de celle—ci,

notre première d'atelier s’en serait souvenu.

-Je pourrais lui parler ? -Hélas, elle est décédée.

Un mois après son départ

à la retraite, vous vous rendez compte ?

Ouvre. Mais tu risques d’être déçue.

Pourquoi une fille de 20 ans porterait-elle une robe

qui aurait pu appartenir à sa mère ? -Quelle fille ?

-Justement, je sais pas. Je sais rien d'elle. Rien.

Même pas son nom.

-J'ai fait du fricandeau à l’oseille, ça te va ?

Une lichette. J’ai pas faim.

-Tu te souviens de notre première rencontre ? Ce raout dansant ?

"Tenue de soirée exigée".

J'étais dans mes petits souliers, c’est vrai.

Quand je t'ai vu avec ton mauvais costume et ta cravate de travers,

je me suis dit : "En voilà un au moins aussi empoté que moi."

Eh ben,

ma jolie robe bleue, je l'avais louée. Y a des boutiques pour ça.

Comme pour les smokings.

Pourquoi elle aurait loué une robe ?

Ben ça, commissaire...

Quelle horreur.

Votre inspecteur ne m'avait rien dit.

-On n’annonce pas ce genre de nouvelles par téléphone.

-Comment elle s’appelait ? -J'allais vous le demander.

J'ai oublié de lui demander.

Elle était pressée.

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