Die ersten 200 Zeilen.
Les Jeux olympiques de 1972 !
Il y a neuf jours, le monde entier entrait dans le stade olympique
de Munich.
Et vous y étiez en direct !
Il s'agissait d'un signe de paix de l'Allemagne d'après-guerre,
partagé avec le monde entier
grâce à l'esprit sportif olympique.
Maintenant que la moitié des épreuves sont passées,
nous allons vous montrer comment ces images
voyagent de Munich à chez vous.
Les Jeux de 1972 ont été les premiers de l'histoire
à être retransmis par satellite partout dans le monde.
Un dispositif technique sans précédent
a été installé par les organisateurs allemands
et la chaîne ABC Sports a des caméras partout.
Il y en a même une sur la tour olympique,
ce qui nous permet de voir le village olympique tout entier.
Regardez. C'est nous !
D'ici, tout va vers le satellite,
cette merveille qui tourne autour de la Terre,
nous permettant de diffuser les Jeux en direct
et en couleur.
Mais s'il fait jour chez vous, c'est qu'il fait nuit chez nous.
On travaille 24 heures sur 24
pour que vous ne ratiez rien des Jeux.
Restez avec nous
pour les derniers jours de ces merveilleux Jeux olympiques.
C'est un bon départ pour Mark Spitz.
Caméra deux, en place.
Caméra deux.
Caméra six.
Spitz est en tête.
Caméra une.
Les caméras sous l'eau.
Regardez ce style. Ces mouvements puissants.
- Passez à la une. - Spitz laisse le nageur
- allemand loin derrière. - La deux.
Il va gagner sa septième médaille d'or, marquant ainsi l'histoire des JO.
Caméra une. Gros plan.
Et il l'a fait ! Spitz a gagné !
- Gros plan sur Spitz. - Non, sur l'Allemand d'abord.
Certain ?
Caméra deux, changement de plan. Je veux voir le nageur allemand.
Werner Lampe est dévasté. Il s'était rasé la tête pour ça.
- Caméra sur Spitz. - Rien n'arrête l'histoire.
Spitz sort de la piscine et se précipite vers ses parents.
Je n'y crois pas. La médaille d'or.
- Plus serré. - Caméra six. Par là-bas.
Suis-le, Charley.
Un aperçu avec la six.
C'est ça, voilà. Maintenant, la six.
5 SEPTEMBRE
La Finlande était bien représentée.
Il y avait des favoris, mais pas pour la médaille d'or.
Mais ils l'ont fait.
- Allô ? - Bonjour, M. Mason,
- c'est pour vous réveiller. - Merci, je l'étais déjà.
Vous pouvez préparer les caméras pour la natation et le basket ?
Salut, Geoff.
- Merci. - De rien.
Tu devais être là avant la fin du spectacle.
J'ai une minute et 30 secondes d'avance.
- Bien sûr. - À New York, j'ai cinq heures d'avance.
Très drôle. Si tu fous tout en l'air,
c'est moi qui aurai des problèmes.
- On doit revoir le planning. - On commence par le volley, à 9h30,
groupe D, l'équipe C va filmer,
pendant que l'équipe B se prépare pour l'avant-match de foot à 10h30.
Bien, bien. T'as tout compris.
- Quoi ? - T'as un rencard ?
J'en ai eu un. Ta femme te salue.
La clim est cassée.
…et ceci conclut notre rapport quotidien des 20e Jeux olympiques d'été.
Il est maintenant 4 heures du matin à Munich.
La compétition va bientôt reprendre.
Jim, présente la conférence de presse Spitz.
Mark Spitz, l'athlète américain qui a établi
un nouveau record en remportant sept médailles d'or,
sera interviewé demain,
ici, sur ABC Sp…
Non, pas encore !
Que se passe-t-il ? C'est notre flux ?
Non.
- Pourquoi l'écran est noir ? - La diffusion est bonne.
On finit sur le jingle.
- D'accord. - Envoie la cassette cinq.
Les Jeux olympiques d'été.
Intenses et personnels.
La façon ABC.
- Et c'est bon. - Bien.
Retour à vous, New York.
Bon boulot, les gars. L'unité B tourne demain.
Reposez-vous bien.
Bonne nuit, Jim. À jeudi.
- Bonne change, Mase. - Merci, profite bien des Alpes.
Oui !
Roone, excuse-moi, j'aimerais faire un transfert
- avec Geoff, qui… - T'as vu le reportage de Jennings ?
Pas encore.
Tu peux regarder et voir si c'est bien ?
J'ai un peu de mal à passer du sport à l'holocauste.
Spitz est juif, non ?
Depuis quand je suis expert en judaïsme ?
- Il l'est. Juif. - À quelle heure est la conférence ?
- Seize heures. - Voilà ton fil.
Tu veux que je lui parle
- de l'Holocauste, en direct ? - Ouais.
Demande-lui ce que ça fait de gagner sur la terre d'Hitler.
Vous voulez bien venir ?
Parlez-moi d'aujourd'hui.
On commence par le volley. Ça va être un beau match.
- Pas d'équipe des États-Unis ? - Non. Ensuite, c'est le foot.
- Qui ? - La RDA contre le Mexique.
Maroc contre Danemark. Birmanie contre Malaisie.
Il y a de la boxe.
Notre étoile montante est en quarts contre Teófilo.
- Le cubain ? - Oui. Il est bon.
Il a mis KO Denderys au premier round. En trente secondes.
On perd et tout se finit en trente secondes ?
Peu importe. C'est les États-Unis contre Cuba.
On implique la politique ?
Il s'agit d'émotions, pas de politique.
"La guerre froide se réchauffe. Cuba bombarde l'espoir américain" ?
Trop long, mais l'idée est bonne.
Il a déjà fait du direct ?
- Ouais, je… - Un tournoi de golf.
Et la ligue mineure de baseball.
Je reviens pour la boxe.
Pas d'appel avant 10 heures. Je l'ai promis à mes filles.
Bien. Prépare le teaser,
pendant que je contemple la fin de mes compatriotes juifs.
On dirait que je vais repasser la nuit ici.
Pas d'appel avant 10 heures. Promesse à moi-même.
- T'as réparé ça ? - Je suis dessus.
Environ 15 kilomètres
séparent le stade olympique…
REPORTAGE SPÉCIAL AVEC PETER JENNINGS
…et le chapitre le plus noir de l'histoire.
Des atrocités ont été commises au camp de Dachau.
Et pourtant, après 27 ans, c'est devenu un lieu de commémoration
et de réconciliation, grâce à l'esprit olympique.
Un esprit qui a rendu ces images possibles
alors qu'on les imaginait impossibles.
C'est là tout l'esprit des Jeux olympiques.
HALTÉROPHILE ISRAÉLIEN
Comme notre coach dit, ici, on peut discuter avec des Allemands,
ou des athlètes libanais et égyptiens.
C'était notre rêve.
Pour nous, ce n'est pas que du sport.
CHEF DE LA PRESSE ALLEMANDE
Vous êtes allemande, n'est-ce pas ?
Pardon ?
Vous êtes la nouvelle traductrice ?
Vous pouvez me rendre un service ? Qu'est-ce que…
Qu'est-ce que dit Hans ?
Que les Jeux sont une opportunité
pour accueillir la nouvelle Allemagne
et avancer.
Bien sûr.
C'est ce qu'on espère tous.
Que peut-on faire d'autre, à part faire mieux ?
Vos parents sont toujours vivants ?
- Oui. - Laissez-moi deviner.
Ils ignoraient tout, hein ?
Je ne suis pas comme eux.
Non.
Non, c'est vrai. Désolé.
- Je suis Marvin Bader. - Le chef des opérations.
Et, je m'appelle Marianne Gebhardt. Enchantée.
De même. Bienvenue à ABC.
Je dois changer tous les câbles.
Alors fais-le.
Grincheux en a pas.
Du moins, pas pour un Français.
Hermann, on a vraiment plus de câbles ?
Je te parle. On a besoin de câbles.
Ton patron remplit les papiers. Il les donne à mon patron.
Puis, t'auras tes câbles.
Hé, toi.
Le vieil homme fait la sieste ?
Aucune idée. Il est juste parti.
Je peux aider ?
Combien les Jeux ont coûté aux Allemands ?
Deux milliards de marks.
Et ensuite, les Américains viennent et se plaignent.
Je comprends. Vous devez gérer les plaintes des gens tout le temps.
Mais vous savez quoi ?
Le monde entier nous regarde. Nous et Munich.
Et vous contribuez à tout ça.
- Je te laisse gérer. - Oui.
Merci, Hermann !
C'était des coups de feu ?
Dis au Français que je me rappelle du son des coups de feu.
ABC, Geoff Mason ?
Bonjour, c'est Kenneth Moore, vous avez entendu des coups de feu ?
Non, j'ai rien entendu.
Appelez-moi si vous entendez quelque chose.
Bien sûr, monsieur Moore.
- Merci. - Merci. Au revoir.
Kenneth Moore vient d'appeler.
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