Die ersten 200 Zeilen.
O.K. Allez vous asseoir.
O.K, M. Hamilton, asseyez-vous.
La tête bien droite.
Allez vous asseoir.
Asseyez-vous.
Pourriez-vous retirer votre chapeau ?
Parfait.
Allez vous asseoir.
3-A !
Alexander Carswell !
4-C !
Vous n'aimez pas les Indiens ici. Je suis un Apache de l'Oklahoma.
On ne veut rien me donner parce que je suis un Indien.
Ils ne valent rien, les Indiens ?
Je suis un être humain, comme un Blanc ou un Noir.
Ils ne veulent pas m'aider parce que je suis un Indien.
On ne voit pas beaucoup d'Indiens ici, à New York.
Je me suis échappé de la réserve de Washington.
Je suis parti parce que c'était comme...
comme un camp de concentration.
On prend toute ma terre et on me met dans une réserve-prison.
Mais le gouvernement, il aime pas les Indiens, ça lui plaît pas.
Il a fait la chasse aux Indiens,
et maintenant on me dit : "Dehors l'Indien,
"on ne veut pas d'Indien ici." C'est pas juste.
C'est pas bien, parce que je suis un être humain,
comme vous, comme n'importe qui.
Il faut aller au bureau d'Aide Sociale, au 39, Broadway.
Bien, madame.
Apparemment, ils n'ont pas prévu de carte pour leurs demandeurs.
C'est ce que je vous dis.
On ne peut pas vous en faire une ici
car vous n'êtes pas inscrit chez nous.
Quand vous aurez votre chèque,
trouvez quelqu'un qui l'encaissera pour vous.
Insistez au bureau d'Aide Sociale
jusqu'à ce qu'on vous donne une carte pour vos chèques.
- Sans la photo, on n'a pas... - On ne peut rien faire.
Vos chèques ne viennent pas de chez nous,
on ne peut pas vous donner de carte.
Vous ne pouvez pas avoir la carte d'un service
et obtenir vos chèques d'un autre service.
- Mais j'ai besoin de la photo... - On ne peut pas vous la donner.
Eux seuls peuvent vous la donner.
Mais hier, on m'a dit...
Écoutez,
j'y suis allé hier, à pied, parce que j'ai pas d'argent.
J'ai marché jusque là-bas.
Je leur ai expliqué ma situation.
On m'a dit : "On vous donnera pas de carte d'Assistance Médicale,
"ni de carte d'assuré.
"Allez au bureau de la 44e rue,
"peut-être qu'ils trouveront une solution pour vous aider."
Notre centre n'est plus responsable de ces problèmes.
Comment je fais pour mon chèque ?
Vous l'avez sur vous ?
J'essaie juste d'avoir cette photo...
Je vous ai dit qu'on ne pouvait pas vous la donner.
Je sais bien, mais pour mon chèque ?
Faites-le encaisser par quelqu'un d'autre.
Mais on me donnera rien si j'ai pas de carte !
Retournez au 39, Broadway
et dites-leur que vous avez besoin d'une carte pour vos chèques.
Je leur ai dit hier. Je devais avoir une photo ici.
Ils veulent pas me donner de carte sans photo.
Désolée, notre centre n'est pas responsable.
- Vous perdez une boucle d'oreille. - Merci.
Qu'est-ce que je fais maintenant ?
Retournez là-bas avec votre chèque...
Il faut que je leur réexplique tout ?
Merci bien, jeune fille.
Vous êtes partis de cet appartement en novembre ?
- Le 28 novembre exactement. - Le 28. Et ensuite...
Mais vous êtes arrivés au centre d'accueil le 27 décembre,
un mois plus tard.
Elle veut savoir ce que nous avons fait
- du 28 novembre au... - Au 27 décembre. Où étiez-vous ?
J'ai fait quelques séjours en prison.
J'y restais souvent une seule journée.
Votre dossier ne parle que d'un jour de prison.
Je sais, mais avant cette fois-là...
On mangeait parfois au restaurant sans payer
parce qu'on n'avait pas d'argent.
Ils nous embarquaient pour ça,
on passait la nuit en prison et ils nous relâchaient ensuite.
On habitait chez un de mes amis.
Quand vous avez travaillé dans les services sociaux,
vous aviez un bon salaire ?
Oui. Je restais au même poste pendant un an
et je passais les concours internes.
C'est comme ça que j'ai eu ma promotion.
Je suis passé d'employé au tarif syndical à chef de service.
Je restais 2 ans au même poste, maximum.
Je n'ai pas vos relevés de compte,
j'ai juste la lettre de la banque disant que vos comptes sont fermés.
Il a perdu son livret bancaire.
Attendez une minute.
Vous n'aviez que très peu d'argent sur ces comptes.
Pourtant vous gagniez bien votre vie, à cette époque.
- Il faut compter 198 $ de loyer. - Je sais bien.
Et la nourriture ? Il fallait bien manger.
On dépensait aussi pour nos loisirs.
- Quel genre de loisirs ? - Le cinéma.
De l'alcool, de temps en temps.
- Pourquoi ne travaillez-vous pas ? - Je suis épileptique.
Il fallait aussi payer l'électricité.
- Avez-vous une assurance ? - Non, mon médecin...
- On a l'Assistance Médicale. - C'est tout ce que j'ai.
Vous suivez un traitement ?
Non, le médecin m'a dit que j'en avais pas besoin,
que je n'avais qu'à me reposer.
Je n'ai pas le droit de travailler.
On a droit à l'Assistance Médicale à cause de notre situation.
Si je vous pose toutes ces questions,
c'est que, même si vous êtes dans une situation d'urgence,
il nous faut examiner chaque aspect de votre demande.
D'accord ?
Vous devriez être au courant,
vous avez travaillé dans les services sociaux.
Pour l'instant, je ne pense qu'à répondre à vos questions.
Avez-vous touché des allocations par le biais de votre père ?
Je ne connais pas mon père.
Il est militaire, je ne l'ai pas revu depuis l'âge de 6 ans.
- Et votre mère ? - Elle habite Pelham Parkway.
Elle m'a donné un peu d'argent et m'a conseillé de me pendre.
Maintenant, elle me raccroche toujours au nez.
Elle a dit à mon conseiller de réinsertion
qu'elle ne me connaissait pas.
Ma sœur a essayé de lui parler et m'a donné un peu d'argent,
mais elle ne m'aide plus maintenant.
Ma mère ne veut plus de moi, quand j'appelle, elle raccroche.
"T'as qu'à te pendre ou dormir en prison !"
C'est pour ça que je n'obtiens pas de réponse.
Je ne peux pas vivre chez ma sœur parce qu'elle travaille.
On serait ravis de vivre dans notre famille.
J'ai une tante qui habite la 14e rue,
mais elle s'occupe de mon grand-père,
alors je ne peux pas lui demander ça.
Vous avez chacun fait une demande d'aide sociale ?
Vous viviez ensemble, mais vous n'êtes pas mariés.
Si je savais où est mon mari, je ne serais pas là.
Je ne sais pas où il se trouve.
Ma main est handicapée et j'ai des troubles moteurs.
Je portais un appareil orthopédique.
Je suis aussi épileptique.
J'avais un traitement, mais le médecin l'a arrêté.
Vous êtes mariée ?
Oui, mais je ne sais pas où est mon mari.
- Êtes-vous allée au tribunal ? - Non.
- Êtes-vous divorcée ? - Non.
Votre mari travaille sans doute,
il a peut-être une très bonne situation
et vous êtes légalement à sa charge.
Si je savais où il est, j'irais le voir tout de suite.
La dernière fois que je l'ai vu, c'était cet été.
- L'été dernier ? - C'est ça.
C'était la nuit.
Je le voyais toujours la nuit, en vitesse.
Il était toujours avec moi, pas vrai, Larry ?
Tu te souviens, quand t'étais avec ta femme.
Auriez-vous une cigarette, madame ?
Des fois, sa femme travaillait à l'Assistance...
- Vous aussi, vous êtes marié ? - Oui.
Ça a l'air compliqué comme ça...
Vous l'avez signalé ici ?
Votre femme travaille-t-elle ?
Je n'ai pas de femme, pourquoi tu as dit que j'avais une femme ?
- Vous avez parlé de sa femme. - Je croyais qu'il en avait une.
C'est elle, ma femme.
Je ne sais plus ce que je dis.
Je ne sais plus. Je suis désolée, Larry.
Je ne sais vraiment plus.
- Êtes-vous marié ? - Avec elle ? Non.
- Avec quelqu'un d'autre, alors ? - Non.
Alors pourquoi le croit-elle ?
Peut-être qu'elle aimerait que je le sois.
C'est peut-être ça.
Je n'ai pas mangé depuis 2 jours, je perds un peu les pédales.
Je suis désolée, Larry.
Je ne me sens pas très bien non plus.
J'ai besoin de manger et de dormir.
J'ai mal partout.
Ça, c'est pour le Service du Logement.
Où doit-on l'apporter ?
C'est au 5e étage.
Après ça, vous devrez aller
au Service de l'Emploi.
Notre dossier est accepté ?
Si elle dit qu'on va nous loger, c'est que ça va.
Merci, je voulais juste être rassurée.
Il faut aussi qu'on mange parce qu'on est affamés.
Pouvez-vous d'abord passer au Service du Logement ?
- Quel étage ? - Au 5e.
Le Service de l'Emploi, lui, est au 4e étage.
- On monte là-haut et on revient ? - Oui.
Allez au 3e étage, au Service des Compensations.
Au 3e étage.
Anna, dis-lui d'aller au Service des Compensations.
Suivant !
- Que voulez-vous ? - Je viens pour mon chèque.
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