Die ersten 200 Zeilen.
UNE SÉRIE LIMITÉE NETFLIX
La première étape pour une équipe de football américain,
c'est les sélections.
Et pour passer pro, les sélections commencent par le NFL Combine.
Les joueurs potentiels défilent devant les recruteurs et les propriétaires
qui mesurent leur talent et leur aptitude sur le terrain.
Les coachs vous diront qu'ils cherchent des guerriers, des tueurs, des bêtes.
Ils disent qu'on doit devenir un animal.
Et il faut leur donner ça.
Mais laissez-moi vous dire.
La réalité, c'est qu'ils établissent une dynamique de pouvoir.
Avant d'aller sur le terrain, les équipes tâtent, palpent et examinent.
Ils cherchent tout défaut pouvant affecter les performances.
Aucune limite n'est respectée. Aucune dignité ne reste intacte.
Allez. Dépêche-toi. Regardez-moi cette forme.
Regardez ça.
M. le fermier, j'ai votre offre. Trente pour vous, James.
Cent ! Vendu !
Le suivant, c'est le meilleur.
- Cinq cents. - Cinq cents !
Six cents !
Ici.
Regardez ça !
Allez ! Qui veut ça ?
- Sept cents ! - Sept !
- Et voilà. Mille ! - Mille !
Je vous dis ce que je veux.
- Oui, j'ai entendu. - Vendu !
Enfant, on ne se dit pas qu'on nous forme à un système.
On aime juste jouer au football. On veut juste être dans l'équipe.
Tout ce qui m'intéressait à l'époque, c'était le foot, le base-ball,
et un peu de basket à côté de ça.
- Super. - Bon sang !
Surveille les mains de Kaepernick.
Ce gamin s'améliore d'année en année.
Une partie de moi voulait aussi être cool.
Hé, tu as vu Baby Boy ?
Quoi ? Le film ?
Non, idiot. Le bébé. Bien sûr, le film.
- Non. - Écoute.
- Je l'ai trouvé sur LimeWire. - C'est interdit aux mineurs.
Ta mère t'a laissé le voir ? Elle est stricte.
Pas si stricte.
- Bon. Je t'en ferai une copie. - Cool.
Lori, je te vois.
Je vais pécho Lori. Elle est bien pour une 4e.
- On est aussi en 4e. - Je suis mûr pour mon âge.
Bon, écoute. Vas-y. Demande.
Demander quoi ?
- Demande, Colin. - Quoi ?
Tu veux savoir pour les cheveux ? Cool, hein ?
- Oui. - Regarde derrière, mec.
Ils sont longs.
Une lycéenne m'a coiffé, Dee Dee.
Elle pourrait te faire la même chose.
On se voit après l'entraînement.
- À plus. - Oui.
- Allô ? - Salut. C'est Dee Dee ?
- Non, c'est sa mère. Qui est-ce ? - Je suis Colin.
J'appelle pour me faire coiffer. Ryan a dit que je pouvais.
Attends. Dee Dee !
Maman, je reviens ce soir
Je suis né dans le Wisconsin.
Un État connu pour l'exploitation laitière et le peu de gens noirs.
Mais j'ai grandi à Turlock, en Californie,
où il y a aussi des producteurs laitiers
et, vous l'avez deviné, peu de gens noirs.
Mais on pouvait voir des Noirs à Turlock
dans l'immeuble de Dee Dee.
Même si c'était près de chez moi, je n'y étais jamais allé,
mais je m'y voyais bien.
Colin ?
Oui. Dee Dee ?
Un défi.
Entre.
Ça va ?
Si je vais bien ?
C'était comme faire du tir à la corde avec mes cheveux.
Avec une corde en feu. Est-ce que je vais bien ?
- Trouvez-vous une chambre. - Tais-toi.
Si tu continues, maman te fera porter ce nez pour toujours.
Maman, tu peux aller chercher de la graisse dans la salle de bain ?
Il n'y en a plus. Je t'avais dit qu'il fallait en racheter.
J'en ai besoin pour ses cheveux.
Va en chercher. Ou j'en achèterai au centre commercial.
- Lequel ? - Modesto.
Ce sera trop long.
Tu sais quoi ? Il y a un joli haut que je veux essayer.
Je viens avec toi.
Viens avec moi ! Allez.
Toi aussi.
Allez.
Ça prendra 20 minutes.
Sois sage.
Reste dans la voiture.
Comment tu t'appelles, petit ?
Tu as l'air ridicule.
- Toi aussi. - Quoi ?
Rien.
J'étais en voiture avec un clown furieux, à attendre d'être à nouveau torturé.
- J'espérais que ça en vaudrait la peine. - Et boum !
Tu en penses quoi ? Dis quelque chose.
C'est censé être aussi serré ?
C'est à cause de ta texture.
Les cheveux de métis glissent et se barrent de tous les côtés.
Mais j'ai réussi.
Tu sais à qui tu ressembles ? Allen Iverson !
Tu es mignon. J'ai bien bossé.
Pardon, c'était long. Ça va, pour rentrer ?
Je peux utiliser ton tel ?
Au revoir.
Les 24 heures suivantes ont été un vrai tourbillon.
Ça m'allait bien.
Mais j'avais la tête en feu.
- Ma mère était en colère. - On ne savait pas où tu étais.
On ne savait pas où tu étais, ton père et moi.
J'ai mis un mot sur le frigo.
Je l'ai vu.
Il ne disait pas où tu étais. Colin.
La colère et le feu n'étaient pas un bon mélange.
Entre l'absence de réaction de ma mère...
Je viens de la rencontrer. L'amie d'une amie.
...et ses critiques subtiles...
Ton prof de sport est ton coach de basket, non ?
Tu crois qu'il aimera ta coiffure ?
...et la douleur lancinante ressentie cette nuit-là...
Ça va aller.
...j'espérais que ça en vaudrait la peine.
On disait que ce n'était pas professionnel.
PAS PROFESSIONNEL
Que c'était intimidant.
- Désordonné. Qu'il était déconcentré. - De quoi on parle ?
Qu'il était dangereux.
Qu'il faisait du tort à la ligue.
Qu'il manquait de respect.
En 1997, après avoir fait sensation dans la ligue
- et remporté le Rookie de l'année... - La foule l'adore. Allen feinte...
et marque !
...une jeune superstar de la NBA a reçu plus de critiques que de félicitations.
- Le langage corporel d'un... - Voyou !
Il a connu plus de controverses politiques que d'éloges passionnés.
Pourquoi ?
Pourquoi ce joueur exceptionnel
possédant à la fois la grâce et la hargne
a-t-il provoqué la fureur des puissants ?
Ce qu'il avait fait pour créer cette controverse était simple, délibéré
et fidèle à lui-même.
Il représentait sa culture.
Il s'était tressé les cheveux.
Vous le connaissez sous les noms d'AI, The Answer, Allen Iverson.
Numéro 3, Allen Iverson !
L'un des joueurs les plus dynamiques ayant jamais foulé un terrain de basket.
Il a supporté mépris et moqueries simplement pour avoir été lui-même.
C'est facile de voir aujourd'hui à quel point c'est dingue.
Mais à l'époque...
j'ignorais ce qu'il ressentait.
Même si je n'avais pas dormi de la nuit,
j'avais hâte de montrer mon nouveau style.
- C'est une nouvelle tenue. - Oui.
- Tu veux que je mette ça au grille-pain ? - Non, merci.
Qui mange les Pop-Tarts froides ?
Allen Iverson, peut-être ?
Tu es allé voir Dee Dee ?
Et tu as les nouvelles AI. On dirait vraiment The Answer.
Et ta mère t'a laissé sortir sans pantalon ?
O.K. T'es un marrant, toi.
- Mais sérieusement. Ça te plaît ? - Oui.
Merci, mec.
Tu as les cheveux...
Pardon.
Moi aussi, j'ai souffert. Il faut t'y faire.
C'est pas si dur.
T'es nul.
Il a raté le panneau ?
Colin ! Le coach veut te parler.
Aujourd'hui !
Encore deux !
Quoi ? Qu'est-ce qui se passe, mon grand ?
Rien. Ça va.
J'ai mal à la tête et je suis fatigué, mais ça va.
Fais quelques tours. Vois si ça te réveille.
Je dois courir ? Même si j'ai mal à la tête ?
Tu dois savoir que tu peux le faire
même en étant fatigué et en ayant mal à la tête.
C'est trop serré.
Ça va pas.
C'est déjà assaisonné.
Délicieux.
Colin, tu connais la fatigue décisionnelle ?
C'est quoi ?
Le cerveau est comme un muscle, non ?
Plus tu utilises un muscle, plus il se fatigue.
Tu perds de l'énergie cérébrale avec tes coupes de cheveux.
- Mon "énergie cérébrale" ? - Oui.
Il faut pas que tu t'épuises parce que tu penses à tes cheveux,
ou à tes vêtements, par exemple.
Tu as besoin de penser à des choses plus importantes.
Je ne ressens pas de fatigue.
Désormais, tu te feras coiffer par des professionnels.
Je ne veux plus de ces embrouilles. On ne va pas comme ça chez quelqu'un.
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