Die ersten 200 Zeilen.
Partie 2 : Le corps congelé
ERIE, PENNSYLVANIE
Police.
C'est Bill Rothstein.
Vous êtes venus chercher Marjorie Diehl au 8645 rue Peach ?
M. Rothstein, on s'occupe de ça à l'instant où je vous parle.
- Elle est avec vous ? - Non, pas encore.
D'accord.
Je travaillais au bureau
quand une réceptionniste à l'autre terminal a reçu un appel.
Elle a dit que l'interlocuteur était Bill Rothstein.
POLICIER
Ce nom me disait quelque chose. Je connais un Bill Rothstein.
M. Rothstein, je crois vous connaître. C'est l'agent Morgan.
Oui. Je sais qui vous êtes.
Je le connaissais car il avait été témoin lors d'un mariage de ma belle-famille.
Un peu excentrique, un sacré personnage.
Il se croit plus intelligent que les autres.
Dis-moi ce qui se passe, Bill.
- Il y a quelqu'un dans le congélateur ? - Oui.
On sait qui c'est ?
C'est son copain, ex-copain,
parce que s'il est mort, j'imagine que c'est son ex.
Et tu as peur de Marjorie, c'est ça ?
Oui.
Elle est très intelligente. Très intelligente.
Elle manipule les gens. Oh, oui !
Oui.
Vous savez ce qu'est un maniaco-dépressif ?
Oui.
Elle l'est.
Ses humeurs changent très rapidement.
Il a dit : "Bon, Ron, tu dois venir chez moi.
Marjorie est ici. Viens la chercher.
Il y a un corps dans le congélateur du garage. Elle a tué le gars.
Elle veut que je mette son corps congelé dans un broyeur.
Je ne peux pas le faire. Viens la chercher."
Ça nous aiderait que tu viennes au poste
nous dire ce que tu sais. Tu serais en sécurité ici.
Très bien, j'arrive.
On en a discuté, et on était certains...
POLICIER
...que c'était lié à Brian Wells.
LA TOUR BRIAN Y A LIVRÉ LES PIZZAS
Il a livré les pizzas ici. Maintenant, on a un corps au congélateur.
8645 RUE PEACH MAISON DE ROTHSTEIN
À un moment j'ai pensé :
"C'est bizarre, tout se passe autour de chez Bill.
Impossible que Bill soit impliqué. Ce n'est pas le genre."
SIÈGE DE LA POLICE DE PENNSYLVANIE TROUPE E
21 SEPTEMBRE 2003
À l'écran, M. William Rothstein.
TROIS SEMAINES APRÈS LE BRAQUAGE
- Vous avez 59 ans ? - Oui.
Très bien.
Vous avez appelé la police, vous pouvez expliquer pourquoi ?
Oui, tout simplement...
Il y a quelqu'un que je connais depuis la fin des années 60, début 70,
que je fréquentais.
Elle avait un corps chez elle dont elle voulait se débarrasser.
Vous avez dû lui demander ce qui s'est passé, non ?
Elle a dit l'avoir tué.
C'était une nuit sombre et orageuse.
UNE SÉRIE DOCUMENTAIRE ORIGINALE NETFLIX
À 9 h pile, j'ai reçu un appel de la caserne.
On leur avait parlé d'un corps au congélateur.
On m'a demandé de venir, de mener l'enquête.
ENREGISTREMENT DE PREUVE
DOMICILE DE BILL ROTHSTEIN
On se préparait à entrer. J'ai dit aux autres de rester dehors.
Je voulais entrer et évaluer la situation avant que les autres n'entrent.
Je suis entré dans le garage.
J'ai dû me frayer un passage tant il y avait de bazar.
En me frayant un passage dans le garage,
j'ai regardé à gauche.
Dans tout ce bazar, j'ai vu une grande bâche
qui pendait du plafond au sol.
Je me suis approché, l'ai retirée, il y avait le congélateur.
PREUVE PHOTO
Quand je l'ai vu, je l'ai ouvert,
j'ai vu le corps, il était enveloppé comme un morceau de bœuf.
J'ai refermé le congélateur.
Je suis retourné dans la maison.
Marjorie Diehl était assise sur le lit, gueulant car on était là.
Elle voulait qu'on parte.
À ce moment, je l'ai placée en état d'arrestation, j'ai demandé à la menotter.
Elle disait que Bill avait tué ce gars.
Qu'elle n'avait rien à voir avec ça.
On l'a mise à l'arrière d'une voiture.
Une des choses les plus dures était
que cette femme n'avait pas dû se doucher depuis des jours voire des semaines.
Il faisait chaud. La clim était allumée.
Mais ça ne changeait rien.
Le trajet vers la caserne durait entre 10 et 15 minutes.
On l'a mise en salle d'interrogatoire.
Bill Rothstein est un sale menteur, je vais le poursuivre.
Quand Marjorie sort et que tu la vois...
marmonner.
Je vais les poursuivre pour négligence
depuis la prison s'il le faut. Ils feraient mieux...
En tant que policier, on ne voit pas une personne dangereuse.
On voit quelqu'un qui a sûrement des problèmes mentaux.
Je suis entré dans la maison, tout le monde a vu l'émission J'entasse .
C'était dix fois pire.
On m'a dirigé vers un petit congélateur.
MÉDECIN-LÉGISTE DU COMTÉ D'ERIE
Le corps de M. Roden y était.
Il était enveloppé en position semi-fœtale.
Donc, c'était très... Il était totalement congelé.
On se dit : "C'est bizarre.
Ça va continuer longtemps ? Ça s'arrête quand ?"
Depuis quand connaissez-vous Marjorie Armstrong ?
Depuis environ 30, 35 ans.
Comment Marjorie Diehl-Armstrong vous a-t-elle parlé
d'un problème qu'elle avait avec cette personne décédée ?
Elle m'a appelé la nuit ou le matin du meurtre.
Elle est venue chez moi.
Elle a dit que...
Jim...
Elle a expliqué que Jim était mort.
Elle m'a sûrement demandé de l'aide. Elle en a fait des caisses.
Elle faisait ça. Elle s'est penchée en arrière et a dit :
"Personne ne peut m'aider. Tu es le seul à pouvoir le faire."
Et...
Je ne me suis pas trop posé de questions.
J'y ai pensé, mais pas de la bonne manière.
J'ai dit que je...
J'ai dû dire que j'y jetterais un œil.
Quand elle vous a dit que Jim, Jim Roden, était mort chez elle,
vous n'avez pas demandé ce qui était arrivé ?
- Je ne sais plus. - Non ?
Elle me l'a peut-être dit. Ou pas.
Elle a dû juste dire qu'il était mort, mais je ne suis pas sûr.
Elle demande de l'aide, pourquoi vous acceptez ?
Pourquoi j'ai décidé de... Parce que j'avais pitié d'elle.
J'ai déjà essayé de l'aider avant, pour d'autres choses.
Et... je croyais pouvoir aider. J'ai pensé à me débarrasser du corps.
Pour cela, il fallait le sortir de la maison
et s'en débarrasser, mais pas le détruire.
Juste le mettre dans un endroit sûr.
Et décider plus tard ce que je ferais du corps.
Elle vous a demandé de l'aider à se débarrasser du corps.
Je voulais sortir le corps de la maison pour qu'elle n'ait pas de problèmes.
Je l'ai mis dans mon garage...
et ce jour-là, samedi, elle voulait le détruire.
J'ai dit : "Je ne fais pas ce truc. Je ne vais pas faire ça."
J'ai pensé
soit me suicider, soit la dénoncer.
Puis trouver la meilleure façon de le faire.
APPEL À WSEE TV
C'est un appel en PCV de...
Marjorie Diehl.
Une détenue de la prison du comté d'Erie.
Allo ?
Journaliste : Bonjour, Marjorie ?
- C'est Carol. - Carol, j'aimerais dire un truc,
je n'ai pas tué James Roden.
Qui a été retrouvé mort ?
C'est mon petit ami, James Roden,
il l'a été pendant dix ans et demi
et m'aimait profondément.
- Journaliste : Où l'avez-vous trouvé ? - J'ai trouvé James mort en rentrant
- et je le dirai à l'avocat. - Comment est-il mort selon vous ?
C'est peut-être Bill, il veut me brûler au bûcher.
- Vous croyez qu'il a tué James ? - Peut-être.
Il était tellement jaloux, je ne sais pas.
On a pris le congélateur.
Pour protéger les preuves. Donc, on l'a pris
et emmené à la morgue.
Il était enveloppé en position semi-fœtale. Il était congelé.
Le froid avait collé le corps aux parois du congélateur.
Il a fallu dégivrer le congélateur avant de pouvoir l'en sortir.
Ça a pris quelques heures. Puis, on l'a sorti du congélateur.
Mais il était congelé.
C'est une comparaison horrible, mais quand vous achetez un poulet congelé
au supermarché,
il était exactement...
comme ça.
Le processus de dégivrage a pris quatre jours.
Ensuite, on a pu faire un examen.
On a fait des radios pour voir de quoi il s'agissait.
Et puis on a découvert qu'il s'est fait tirer dessus.
Marjorie : William l'a mis dans le congélateur.
C'est ce qu'aurait fait un homme honnête et décent ?
Je suis allée chez lui quand la police était dans le coin avec l'affaire Wells.
J'allais le dénoncer à la police. Je crois qu'il avait peur de ça
parce qu'il me croit imprévisible, je dis ce que je pense.
Ensuite il a voulu scier Jim.
Vous imaginez ? Il voulait acheter un hachoir à viande cette nuit-là !
La nuit où ils m'ont arrêtée.
Il voulait acheter un hachoir à viande !
J'ai rédigé une liste, et on a rassemblé des trucs.
J'ai menti au maximum pour pouvoir gagner du temps.
Vous aviez une liste, elle comprenait quoi ?
Des bâches.
Un hachoir à viande.
Vous avez dit être allés chercher un hachoir à viande ?
Je n'ai fait qu'acheter des trucs et gagner autant de temps que possible.
- Donc... - Donc, attendez.
Dites-moi si j'ai tort, vous prenez...
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