Die ersten 200 Zeilen.
Ce manège n'a pas d'autre raison que de vous faire
découvrir la famille petite-bourgeoise.
La grand-mère au regard tendre d'une grand-mère,
regarde ses petits tourner.
Un, deux, trois, quatre, cinq, six...
La mère regarde ses magnifiques enfants tandis que la
si douce et consciencieuse demoiselle s'occupe du bébé.
Quant au huitième enfant...
Un huitième enfant, tu peux imaginer, je suis ravie, mais lui...
Comment va-t-il réagir ? - Je ne dors plus.
Peut-on simplement encore attendre un peu ?
Pourquoi attendre ? Il doit quand même le savoir.
Mieux vaut que ce soit toi qui le dises plutôt que quelqu'un d'autre.
Ça oui. - Je le sais.
Te rends-tu compte de ce que tu fais subir à ton père ?
Je suis désolé, maman.
Père est simplement vieux jeu, je ne peux pas en être responsable.
Mammy, mammy... - Oui...
Cette fois ça va marcher.
Ce n'est rien, je sais d'où ça vient.
Ton père est déjà rentré.
Stéphane ? Stéphane...
Que faites-vous tous les deux là ?
Tu le vois bien ? Je répare, il y a un faux contact.
Tu joues encore ? - Je ne joue pas, je répare.
Tu ne devrais pas être à ton bureau ? - Je ne peux pas tout faire.
Reviens vite car les enfants et moi avons faim.
Tu as entendu, Janet ? - Oui, madame.
Les fusibles ont déjà sauté cinq fois, j'ai même dû tenir la bougie.
Pendant ce temps je ne peux pas continuer. - Alors ouvre des conserves.
Donne-moi ça. Tu le prends comme un canard, alors tu peux aussi bien apprendre à tricoter.
Et comment veux-tu qu'ils aient du respect pour moi ?
On doit aussi te respecter, toi ?
C'est une bonne orange ?
Oui ? - Roland, continue de manger.
Roland, veux-tu continuer à manger maintenant ?
Si tu n'avais pas mangé des cochonneries comme des bonbons, tu aurais plus d'appétit.
On m'a dit que ces cochonneries sont pleines de vitamines.
Mes excuses, madame, mais je me vois contraint de prendre toute la responsabilité
de l'éducation des enfants dans un tel état.
Félicitations.
Allez, nous allons dormir.
« L'éducation des enfants dans de telles conditions. ».
C'est un peu exagéré. - S'il vous plaît...
elle est "au pair".
Salut papa... - Bonsoir les enfants...
Salut maman. - Bonsoir, mon petit Hubert.
Salut chéri. Bonsoir mademoiselle. - Bonsoir monsieur.
Bonsoir. - Bonsoir !
Encore des boîtes de conserve. - Incident technique...
Je te le dirai plus tard. - Ce n'est pas si grave, chéri.
Tu dois reprendre des forces. - Oui.
Donne à Patrick à manger. - Non, je n'ai pas faim non plus.
C'est ce que tu aimes beaucoup. - J'ai probablement la grippe.
La grippe ? Allez tous dans vos chambres.
Dites bonne nuit à papy mais de loin.
Tu ne vas quand même pas contaminer les enfants ?
J'ai attrapé la rubéole à cause d'eux.
C'est de la comédie.
Que fais-tu là ? - Je tue les microbes.
Je n'ai plus du tout faim maintenant. - Où vas-tu maintenant ?
Je vais prendre un bain et aller dormir. - Un bain après le repas ?
Je n'ai pourtant pas beaucoup mangé ? Tu crois que ça peut être dangereux ?
Je ne pourrai le dire qu'une fois que tu auras pris ton bain.
Tu n'as qu'à essayer. - Tu trouves la vie agréable.
Tu peux en rire. Moi je le prends quand même.
D'abord un baiser, on ne sait jamais. - Ce n'est pas drôle.
Bonsoir à tous. - Adieu pour toujours.
Ma petite maman. - Qu'est-ce qu'il y a ?
Tu ne veux pas être gentille, vraiment gentille.
Que veux-tu de moi ? - Dis-le lui toi.
Et quoi ? - Le huitième.
Non, ça va encore être toute une histoire.
Tu te souviens comment il a réagi pour le septième ?
Tu es tellement gentille...
D'accord, je vais l'annoncer.
Je devrai l'entendre. - Tu dois le devancer...
dis-le lui dans son bureau. Il se retiendra.
C'est une idée parfaite.
C'est trop !
Monsieur, peux-tu fermer la porte ?
Pourquoi ne fermes-tu pas la porte ?
C'est trop, je n'ai jamais vécu ça.
Qu'est-ce qu'il y a encore ? - C'est vraiment le comble.
Madame prend un bain. Hier soir le chien et ce matin madame.
Attends un peu... - Comment ça « attends un peu » ?
Arrête de crier, quel jour sommes-nous ? - Vendredi.
Attends, vendredi, c'est évident, non ?
Madame prend un bain mardi et vendredi.
Deux fois par semaine, ce n'est pas exagéré ?
Madame peut prendre son bain pendant que j'attends devant la porte.
Tu exagères. Et tu es ensuite surpris qu'il y ait des grèves.
Tu n'as pas à tourner en rond... Aie simplement de la patience comme un père normal.
Je suis très patient.
Écoute, tu n'as pas besoin de te laver, non ? Tu ne t'es pas lavé pendant 3 semaines.
Tu es quand même encore en vie ?
Isabelle, c'est la goutte d'eau qui fait déborder le vase.
Tu racontes n'importe quoi.
Les enfants peuvent tout faire ici, le chien a tout. Et moi, je n’existe plus ici.
Je ne me sens plus chez moi ici. Je n’ai plus rien à moi.
Tu as perdu quelque chose ? - Ma brosse à dents.
Qu’est-ce qu’ils en ont fait ? Ils les mangent tout simplement, incroyable.
Sophie ? - Mon petit trésor...
Elle nettoie tes chaussures. Et avec du cirage, frotte bien.
Elle est tellement mignonne. - Mignonne ? C’est incroyable.
Avec du cirage...
Tu vois ce que tu as fait, et tout ça pour une stupide brosse à dents.
Et tout ça pour une brosse à dents.
Ma pauvre chérie, voici ta brosse à dents.
J’en achèterai une nouvelle. Comment tu te comportes avec les enfants ?
Ce n’est qu’un enfant.
Hubert, ce n’est pas trop demander de conduire tes propres enfants à l’école ?
Moi ? Je n’y pense même pas. Les cours commencent à 08h30.
Il n’y a qu’une seule place disponible. - J’ai une grande famille.
Montez. Le bus est complet.
CHEF COMPTABLE
Entrez.
Qu’est-ce que c’est encore ?
Votre femme a demandé de rapporter ceci.
Ils vont se régaler. - Oui, moi aussi.
Bonjour. - Toi, ici ?
Il n’y a pas un enfant malade ? - Non.
J’ai une bonne nouvelle. - Ça recommence.
Comment ça ? Tu ne sais même pas de quoi il s’agit.
Si c’était une bonne nouvelle, tu me l’aurais déjà dit. Vas-y.
Elle attend encore un bébé. - Qu’as-tu dit ?
Oui, sympa hein ? - Encore ?
Ça devient vraiment banal. Chaque année la même chose.
C’est comme Sainte Catherine ou la « galette des rois ».
Je trouve cette débauche complètement absurde.
Qu’est-ce que tu veux y faire ? C’est comme ça.
La pauvre brebis. Elle fait des enfants comme quelqu’un qui a une insolation.
On pensait que tu serais content.
Bien sûr, bientôt je vais encore avoir une bosse. Je ne peux pas me taire.
Vous voulez ma mort. - Qu’est-ce que tu racontes ?
Mais oui, ton gendre le fait avec préméditation.
Stéphane !
Je sais que c’est un bon ton pour la naissance, alors ça illumine
son visage, où il m’a donné des lentillons le 14 juillet.
Ce n’est pas vrai ? Imagine... Bravo, félicitations.
C’est évidemment correct, c’est orthodoxe comme tu dis : « vive l’armée ».
Tu vois le défilé des militaires. Qu’est-ce qu’il y a ?
Rien...
Je pourrais aussi allumer mes lampions.
Mais de cette façon, ça ne va pas.
La situation actuelle ?
La façon dont cet homme nous exploite depuis leur mariage.
Se marier sans travail, sans appartement, venir vivre chez nous, dormir, manger.
L’utilisation de ma cravate et de mes bijoux, ma chemise,
tes robes, ma voiture, c’est de l’exploitation, non ?
Sois honnête, il paie déjà une pension depuis deux ans.
Nous sommes bien avancés. Ton gendre mange plus qu’avant, c’est comme s’il
voulait récupérer son argent, on risque d’attraper un ulcère à l’estomac.
Ce n’est pas joli. - J’en suis conscient.
Un énorme appétit, fais donc attention à ta ligne ma chérie.
Il pense à ses futurs enfants.
Il mange si gloutonnement qu’il a été obligé de donner du sang
pour compenser ses excès.
Il n’est pas égoïste. - Tais-toi vite.
C’est un glouton avec ces bonus.
Il pense à l’avenir.
Il est encore étudiant.
Le temps qu’il lui faut pour apprendre, il doit obligatoirement réapprendre
ce qu’il a déjà vu, pour apprendre ce qu’il a déjà appris.
Un peu de patience, Steph. Chacun son tour.
Les enfants grandissent et toi tu rétrécis.
C’est la vie. - Je rétrécis ?
Salut maman, salut papa.
Tu ne dois pas toujours demander. - Ça ne fait rien.
Il y en a... huit.
J’aimerais faire une blague à papa, mais je ne sais pas laquelle.
Je sais déjà.
Alors, ça ne te dérange pas tous ces enfants ?
Bien sûr que si, mais ça me rend encore plus heureux.
Tous les enfants que je n’ai pas eus par toi, je les ai maintenant par mon gendre.
Je veux dire par ma fille. Pour moi c’est comme une maternité de second degré.
Chaque année un si beau cadeau.
C’est comme une commande, ça arrive et je le sais.
Et de nos jours c’est si rare.
Voici une couche. - Les voilà.
Oui, je reconnais la manière délicate dont Hubert ferme la porte.
Bonjour Hubert. - Bonjour mère.
Bonsoir. - Bonsoir, Hubert.
Tu as une façon de m’adresser la parole ou plutôt de ne pas m’adresser la parole.
« Bonsoir », ce n’est pas très agréable. - Je dois dire « papa » ?
J’ai déjà une fille, ça suffit.
Dois-je dire Stéphane ? - Comme un ami.
Salut Stéphane, à l’américaine. - Tu es fou ?
Je ne sais pas.
Que dois-je dire alors ? Je ne sais pas.
« Hello Steph », quelle génération.
Les bandits, les voyous. - Tu insultes qui ?
Ils veulent vraiment me tuer. - Non, quand même ?
Regarde par toi-même. - Un petit soldat.
Avec son fusil. - Tu le vois tout le temps.
Oui, ris donc, comme ça tu vas avoir une panaris.
Pas là quand même ? Tu veux du mercurochrome ?
Non, d’abord voir si ça s’améliore.
J’en recevrai encore beaucoup.
Ça veut dire que les enfants pensent à toi.
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