Die ersten 200 Zeilen.
Pacte Avec Un Tueur
MAINTENANT PLUS QUE JAMAIS
Démocrates et républicains veulent du travail,
la prospérité sans guerre ni inflation.
Démocrates et républicains veulent une bonne instruction...
Démocrates et républicains veulent la croissance
pour leurs enfants, leurs petits-enfants...
..quiconque se présente, surtout à la présidence...
Vous ne pouvez pas mettre ça là !
CETTE FOIS
Vous avez entendu ?
C'est ce qu'ils ont repéré, une belle montre.
- C'est du sang ? - Oui, il a reçu 14 coups de couteau.
Ne bouge pas. Sors de là, les mains contre la grille.
- Et l'autre ? - Rothman !
- Quoi ? - Bouge ton cul, rapplique.
Sors, pose les mains contre la grille.
On va au casier 84. Toi, tu vas l'aider.
Stop.
Posez-le.
Contre le mur.
Qui vous a si bien renseignés ?
Rothman.
- Je ne sais rien. - Mais si, Fred.
- Emmenez-moi. - Va dans le fourgon.
Prends ça, tu veux bien ?
- J'arrive plus à respirer. - Pas bon pour le service.
T'as pas l'air en forme non plus.
T'as des couilles, l'ami.
A toutes les unités, cambriolage au dépôt, 114 South Spring Street.
Quatre hommes, pas de signalement.
Agent blessé. Je répète : agent blessé.
Ici, unité 12. Nous sommes à proximité...
..il y a moins d'une heure, au cours d'une attaque
au dépôt de la police du centre-ville.
Trois agents sont morts. Un quatrième, Dennis Meechum,
est opéré en urgence à l'hôpital Queen of Angels.
- ..et il se repose. - Va-t-il se rétablir ?
- Son état est critique. - Vous avez trouvé le van ?
- Il y avait un complice ? - Je n'ai rien à dire.
Dennis Meechum, dans la police depuis neuf ans,
auteur de coup monté, sur le cambriolage tristement célèbre
organisé par les agresseurs aux masques de Nixon au dépôt de la police.
Comment conciliez-vous le métier de policier et celui d'écrivain ?
Mal. Je dois dire que je suis d'abord un policier.
..une médaille pour son courage et sa conduite exemplaire
au cours d'une arrestation le 17 avril 1981...
Comptez-vous rester dans la police ?
- Oui. - Et aussi écrire ?
Oui.
LOS ANGELES 1987
On y va !
Halte, police !
Je m'occupe de la marchandise.
Police ! Ne m'oblige pas à cavaler !
Pauvre con !
Arrête-toi, connard !
Plus un geste !
Bon Dieu !
- Qu'est-ce que vous foutez ? - Police !
Allez !
Démarre, connard. Allez, enfoiré !
Je vais nulle part, enfoiré. C'est ma pause.
Reculez, intervention policière !
Merde !
Cassez-vous avant d'être blessé !
Je peux vous aider ?
Attention, Dennis.
Je suis trop vieux pour ces conneries.
Il était peut-être dans le coup.
Tu es sûr de ne pas le connaître ?
- Lui me connaissait. - Faites analyser les douilles.
Il n'y aura pas d'empreintes.
DIS MERCI !
- Bonjour, papa. - Bonjour, chérie.
Tu veux des oeufs ?
C'est toi qui les as préparés ?
Oui.
Alors, je me contenterai d'un café.
Il te reste de l'argent de ta sortie d'hier ?
Non. On a rencontré des garçons, on est allés dans un bar.
On a tout dépensé. Tu sais ce que c'est.
Très drôle.
N'oublie pas ta carte de bus, ou tu devras payer.
- Ton ami m'accompagnera peut-être. - Qui ?
Un de tes amis. Il nous a ramenées, moi et mes amies.
- Comment il est ? - Un type sympa.
Mince, bien habillé. Il sait tout de nous.
Que maman est morte, tout. Il dit qu'il t'a sauvé la vie.
Bon Dieu ! Tu es folle ? Tu montes dans la voiture d'un inconnu ?
- On était trois. - Ça ne change rien, Holly.
- Il n'est rien arrivé. - Ce n'est pas la question !
- Tu le connais. - Non !
Je l'ai seulement rencontré.
Je ne sais rien de lui.
Lui, il te connaît.
Meechum, mon rôle ne consiste pas à poursuivre nos écrivains.
Nous travaillons dans l'édition.
Nous avons été patients. Quatre délais non respectés !
- Il ne s'agit pas de poursuites. - Un film ?
Ça n'intéresse personne, absolument personne.
- Qui est le génie qui a déconné ? - Personne n'a déconné.
Ne comptez pas sur Hollywood pour vous en tirer.
Meech, ça vient d'arriver.
Ta fille a oublié un livre de géométrie dans une voiture.
Qui a appelé ?
Il a dit que tu le saurais. Tu dois le rejoindre ce soir.
Vous vouliez me voir, me voilà. Et maintenant ?
N'avancez pas.
C'est un beau plongeon.
Eteignez, nous allons discuter.
J'aime vos livres, surtout le premier.
Ecoutez bien, fichez-moi la paix.
- Et fichez la paix à ma fille. - Je m'excuse, Dennis.
- Je devais attirer ton attention. - C'est fait.
Elle est charmante. Tu l'as bien élevée,
surtout sans une épouse pour t'aider.
Qu'est-ce que tu veux ?
- Que tu écrives un livre. - C'est ce que je fais.
Depuis la mort de Kate, tu bloques à la page 15.
Tu cales et tu en as marre d'être flic.
Tu es au bout du rouleau. Ces factures impayées...
On te talonne, les gens veulent leur fric.
- Je peux t'aider. - Pas la peine.
Si, et je t'apporte mon aide sur un plateau.
Un best-seller. Sur moi et sur celui pour qui j'ai travaillé.
- Tu es dingue. - Bah...
le monde est dingue.
Et de deux !
Qu'est-ce qui mérite tant d'être raconté ?
MORT SOLITAIRE DE L'HOMME AU SCANDALE
UN BANQUIER MEURT SUBITEMENT
P.B. BELTZER SE NOIE
LE JUGE PENN MEURT DANS SON SOMMEIL
MORT DU P.D.G. DE GRAYKIRK
UNE FUSILLADE DEROUTANTE MORT ETRANGE D'UN SENATEUR
STAND DE TIR HOFFARTH DEMAIN 16H
Bonne performance.
Une vieille habitude.
Bonne arme, le Smith 8 Wesson 38. Précis, fiable, flamme réduite.
Tu essaies le mien ?
Je t'arrête. Tu as le droit de te taire.
C'était un rendez-vous amical.
Tu as tué, prends un avocat. Face au mur.
Ecarte les jambes.
Tu me mets mal à l'aise.
Je te croyais plus intelligent.
Je croyais que tu cherchais comment me présenter dans le livre,
me rendre sympa. Tu me déçois vraiment.
Je parle de Madlock, de Kappa International, de meurtre.
- Enlève ces menottes ! - Une histoire de tueur de la mafia ?
- Ça marche plus. - Tu vas te l'enfoncer dans le crâne ?
J'ai aidé David Madlock et Kappa International en tuant
ceux des coupures de journaux. Tu piges ?
Les compagnies ne font tuer personne.
Les compagnies gèrent deux choses : l'actif et le passif.
J'ai réglé le passif et contribué à l'actif.
J'étais le cadre attitré de ces tâches, crois-moi.
Et tu as été impliqué. Dès le début. On l'a été tous les deux.
C'est drôlement gênant, les menottes.
Tu as trois minutes avant de les remettre : parle.
Il s'agit de capitaux. Comment se lance un ambitieux ?
Avec des capitaux. Madlock est hors du commun, ses fonds aussi.
Tu as parlé de ce type de financement dans ton premier livre.
- Le dépôt. - Exact.
- Tu étais dans le coup ? - Oui.
Deux flics sont morts, ce jour-là.
Dont un gentil pépé qui attendait la retraite.
Tu me mets mal à l'aise pour la deuxième fois. Contrôle-toi.
Je conduisais. C'est tout ce que j'ai fait.
Les autres sont morts. Celui que tu as blessé est mort de péritonite.
- Il reste toi. - Tu me veux ? Me voilà,
mais j'ai douze témoins qui jureront que j'étais à Chicago.
- Parle-moi de l'argent. - 2,5 millions de dollars nets d'impôts.
Une mise de fonds. A l'américaine, Dennis.
Kappa International est né six mois plus tard, en capital-risque.
Ne laisse pas passer ça, Dennis.
Un best-seller.
Donc, tu as commencé tueur, puis tu as trahi.
Trahi ? Non. Il m'a mis à la porte !
Je voulais quelque chose...
de plus.
Je suis un homme d'affaires, un cadre.
Je voulais...
du respect.
Il m'a offert de l'argent.
Je l'aide et il me fait la charité ?
- Témoigne contre lui. - Il a les moyens de s'en tirer.
- Sauf avec le livre. - Exactement, Dennis.
Toi et moi, on peut le mettre dedans. Je peux le coincer.
Tu as besoin de moi. On a besoin l'un de l'autre.
Comment vous l'avez découvert ?
Elle a senti une bosse. Là, dans le coude.
Une tumeur maligne ?
Ils ont ouvert, jeté un coup d'oeil, et ils ont recousu.
Après, elle a fondu, perdu ses cheveux...
Plus tard, elle me regardait sans me reconnaître.
Tout notre fric y est passé.
Je voulais qu'elle vive.
Mais elle est morte.
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