Drop the Needle

Drop the Needle

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Drop the Needle 2023 720p WEB H264-HYMN
Ein Kommentar von lolo1734
France

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720p
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Veröffentlicht am: 2023-06-05
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Die ersten 200 Zeilen.

"Parle à ton voisin de ce son au nord de cette frontière"

RAPPEUR, PRODUCTEUR

On me connaît sous le nom de Kid Kut, la voix de la vibe,

le rappeur de Baby Blue Soundcrew.

Quand je dis "bébé", dites "bleu" !

- Bébé ! - Bleu !

Mais je suis un collectionneur de vinyles,

un producteur et un DJ. J'adore les vinyles.

Ce disque est l'un de mes premiers achats.

Chaque fois que j'ai acheté un disque,

j'ai écrit mon nom

et la date de mon achat dessus.

Donc, si je jouais dans une fête

et que par accident,

quelqu'un prenait mon disque,

je disais : "C'est à moi !"

Tous ces disques signifient quelque chose pour moi.

Quand j'ai acheté la maison,

il y avait cet endroit sous les escaliers. C'est pourquoi le plafond est bas.

J'ai tout de suite su que j'y mettrais mes disques sous clé.

Il existe un magasin unique pour moi.

À chaque visite, je suis toujours inspiré, qu'il s'agisse d'un sample ou d'un break.

Allons chercher de nouveaux vinyles.

GÉRANT

Vous dites toujours que vous étiez entouré des bonnes personnes.

Mais au-delà de ça, il s'agit d'un amour pour la musique.

Oui.

Et c'est devenu ce qu'on appelle un artefact culturel.

Qu'en pensez-vous ?

Les gens en parlent sur internet et quand ils viennent ici.

Ils disent que j'ai vu passer trois générations.

Le père, le fils, et maintenant, le fils a des enfants

et il les amène ici.

J'adore voir tous ces gamins.

Et ils racontent des histoires à leurs enfants.

"Là, ce sont des vinyles et ça, ce sont des CD.

"Il y a longtemps, le jeudi, on se battait avec d'autres DJ pour des disques."

Ils leur racontent ce genre de choses.

C'était génial. C'était le rendez-vous du jeudi.

Être plongé dans ce monde était...

C'est parfois dur d'exprimer les choses que j'ai vécues.

Voir tous ces gens unis,

des DJ et des gens venus de tous horizons qui se réunissaient le jeudi.

On a créé la bande sonore de cette époque. C'était le lieu de rendez-vous.

C'était communautaire, en direct et vivant.

Tous les DJ de la ville étaient là. C'était bondé.

Parfois, on ne pouvait même pas bouger.

Tout le monde s'adressait à lui, c'était la référence.

Peu importait qui tu étais dans l'industrie.

Tu pouvais être un promoteur, un DJ ou un artiste,

tu avais besoin d'Eugene.

Je n'y avais jamais réfléchi,

mais en tournant ce documentaire,

j'ai écrit des trucs sur papier

et j'ai réalisé que c'était vrai.

Je suis toujours occupé à faire des choses ou du sport,

à aider mes parents

ou être avec ma famille.

Donc, je ne pense jamais à ça.

Les gens me disaient toujours : "Ton magasin est une institution."

Et je disais : "Ouais, d'accord, c'est cool."

Mais c'est en tournant ce documentaire

que j'ai réalisé notre rôle.

Je n'y ai jamais pensé. Mais quand on prend du recul...

On voit la vue d'ensemble.

Tu m'as eu !

Je l'aurai.

J'achetais des disques pirates de Lord Finesse

et je fouillais les caisses. Ils étaient trop chers et pas très bons.

Salut, Finesse, quoi de neuf ?

Une grande partie de l'histoire de l'ancien magasin

a été transférée au nouveau magasin.

Roy Ayers a été beaucoup samplé. Il est très connu.

Ils ont demandé à faire une signature ici et on a dit "pas de problème".

Il est arrivé tôt et a tout installé.

Dès que les gens entraient, il leur disait de venir.

Il ne savait pas s'ils venaient pour lui, mais il les appelait quand même.

Maestro a ouvert la voie pour les autres.

Il venait souvent ici.

Ils venaient tous ici, je les voyais tout le temps.

Pour moi, c'était la routine.

Puis je lui ai demandé de la signer.

Le premier disque que j'ai acheté était un disque d'ABBA.

Je l'ai acheté avec mon argent.

Au lieu que mon père m'en donne.

Ce n'est pas celui que j'ai acheté,

mais ABBA était populaire à l'époque.

On dansait tous dessus.

La danse ! Dancing Queen.

Ces 45 tours...

Ils viennent de chez moi.

Ce n'est qu'une partie. J'en avais plein.

Mon frère et moi, on achetait des 45 tours.

C'est ce qu'on écoutait à l'époque.

J'ai grandi à Trinidad, Port-d'Espagne, Belmont, rue Erthig.

Mes parents géraient une épicerie.

On vendait certains produits rares dans tout le pays.

C'est comme ça que mon père gagnait sa vie.

Enfant, j'allais au magasin après l'école.

Je jouais là-bas.

C'est de là que vient mon sens des affaires.

Une amie à lui

possédait plein de juke-boxes.

Elle avait presque tous les juke-boxes de Trinidad.

Elle a dit à mon père :

"J'ai plein de disques. Tu les veux ?"

Ils ont négocié le prix, et le lendemain, on a reçu les disques. J'étais...

C'est là que j'ai découvert la musique. Avec des disques gratuits.

Je suis venu au Canada pour étudier.

Je pensais rentrer après mes études et reprendre l'affaire.

Mais mon frère est venu étudier.

Puis ma sœur est venue aussi.

Mon père est venu pour deux jours. Il ne prend jamais de congés.

Il a passé deux jours au Canada.

Il a adoré et a dit : "On emménage ici."

Il y a des années, les Indiens Hurons ont donné à cette ville

le nom de Toronto, soit "lieu de rendez-vous".

C'est aujourd'hui un très grand lieu de rendez-vous.

Demandez à n'importe quel DJ ou mélomane

ce qu'ils aiment faire quand ils visitent une nouvelle ville.

Les disquaires.

Pour s'accorder à la culture musicale d'une ville,

les disquaires sont un passage obligé.

Je suis resté ici pendant un mois et j'ai fait le tour des disquaires.

Sam the Record Man, Cheapies, A&A Records.

Puis j'ai acheté des disques chez Star Sound et Carnival Records.

Star Sound était le magasin de disques de référence dans les années 80.

Les types de Club Z et Twilight Zone achetaient leurs disques là-bas.

C'était aussi une occasion de se réunir.

On voyait des DJ qu'on pensait ne jamais rencontrer un jour.

Quand je suis allé à Star Sound pour la première fois,

j'étais ébahi. J'ai pensé : "C'est bien réel."

Je ne savais pas à quoi m'attendre, mais mes posters étaient partout.

C'est ce qu'a dû ressentir LL Cool J quand il a sorti Rock the Bells.

J'ai trouvé ça positif.

J'ai senti que ma ville me soutenait, alors respect à Star Sound pour ça.

Il y avait de la loyauté envers Star Sound et Carnival.

Quand Star Sound est devenu Traxx, j'étais loyal à Carnival.

Car Kamal de Carnival m'a laissé bosser chez eux

pendant le Caribana Festival de 1990.

J'étais loyal envers lui, car il me payait en disques.

Et le klaxon !

Quand la scène musicale et l'industrie du disque

sont devenues plus commerciales, Star Sound ne suffisait plus.

Les stocks s'épuisaient.

Ça ne suffisait plus

pour des gens normaux comme moi.

Play De Record est arrivé au bon moment.

Il a essayé plusieurs choses, puis il a voulu monter un commerce.

C'était la suite logique de son amour pour la musique

et il y avait peu de disquaires sur la rue Yonge.

Mon père possédait l'immeuble sur la rue Yonge.

L'arrière est resté vide pendant deux ans.

Il a dû vous dire que son père possédait l'immeuble.

En 1990, il avait du mal à louer l'arrière.

Il y avait d'autres disquaires. La rue Yonge était très commerçante.

Il adorait la musique

et il a voulu utiliser l'arrière.

Personne ne voulait louer l'arrière d'une boutique.

Qui ferait ça ? Juste moi.

J'ai dit à mon père : "Personne ne le louera.

"Ouvrons un magasin de disques."

Mes parents ont répondu : "D'accord, essayons."

Quand les gens voient qu'un nouveau disquaire a ouvert,

ils veulent voir ce qu'il vaut. On était dans la rue parfaite pour ça.

On a eu des clients dès l'ouverture.

On a ouvert le magasin, mais il n'avait pas de nom.

On me demandait comment il s'appelait.

J'ai pensé à "play the record".

Soit "lis le disque". Voilà.

Je ne savais rien sur comment ouvrir un magasin de disques.

Je connaissais juste des genres musicaux.

Le RnB, le jazz, la musique latine, la soca et le reggae.

Mon magasin ne proposait que ce genre de musiques.

L'un de mes clients DJ

s'appelait Deko. Il aimait ce qu'on faisait,

mais il m'a suggéré d'ajouter de la house,

de la techno et d'autres types de musique. "Ça marchera bien."

Il m'a donné un contact à Montréal.

Alors j'ai appelé cette personne en lui disant de m'envoyer

les disques qui selon lui, se vendraient bien.

Et ça a marché. On avait de la DnB.

Les clients étaient impressionnés.

C'étaient des disques qu'on ne trouvait nulle part,

sauf en Angleterre. Donc, j'ai accroché.

C'est comme ça qu'on a eu les nouveautés

et les trucs de DJ. Les DJ venaient ici,

car on avait des trucs que personne n'avait.

L'avant du magasin était une supérette.

On se demandait si on était un bon endroit.

C'était censé être un magasin de disques cool, alors c'était étonnant.

En entrant dans le magasin,

on se retrouve dans une supérette un peu crade

avant d'arriver à Play De Record.

Le magasin de disques se trouvait à l'arrière.

Il y avait des coups de poing américains, des cassettes pornos

et plein de choses qui n'avaient rien à voir avec des disques.

Eugene et Donna sont des gens chaleureux,

sympas, cool et affectueux.

Et puis, il y avait les parents d'Eugene

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