Die ersten 200 Zeilen.
Monsieur Albert, un autographe, s'il vous plaît !
- Très heureux ! - Bonjour. Tout va bien ?
- Très bien, merci. - Connaissez-vous Paul Roban ?
- Je n'ai pas eu cet honneur. - Bonsoir.
Très heureux de vous voir, monsieur.
Excusez-moi, je vais voir monsieur le comte.
- Alors ? - Monsieur le comte, c'est parfait !
Vous n'avez plus rien à apprendre. - Merci, Charles !
Ah, merveilleux, merveilleux ! Vous êtes un vrai Fratellini !
Je vais vous conduire dans l'arène. Le public ne devinera pas !
Ah, voyez-vous, Maë, comme je suis capable !
Je n'ai jamais douté.
Et vous, monsieur le futur ambassadeur, pas un seul compliment ?
Je n'ai pas de mots !
Parfait ! Une excellente carrière de diplomate vous attend.
Et maintenant laissons nos amis se préparer.
Oh, je commençais seulement à y prendre goût !
Mais puisqu'il faut que la foule s'amuse aussi...
Ah, Marie, très bien, continue ainsi.
- Oh, pardon. - Viens ici, ma petite poule.
Ici nous préparerons ta beauté.
- Voilà. - Merci.
Allons, mes enfants !
Dépêchons-nous, cela commence déjà.
Au revoir, mon cher, et encore merci !
- Eh bien, je vais à ma place. - Non, asseyez-vous avec nous !
Mais je suis avec mon ami, François de Serious.
- Alors d'accord, à bientôt. - Excusez-moi. À bientôt.
Ici le comte d'Orgele s'est maquillé en clown dans la loge des Fratellini.
Si tu voyais cela ! C'est simplement fantastique !
Et sa femme ! As-tu vu Maë d'Orgele ?
Ils sont si merveilleux !
Il m'a proposé de m'asseoir avec eux, là, en face.
- Merci d'être venu me tenir compagnie. - Que tu es stupide !
Je vous présente les célèbres Fratellini !
Je suis heureux de te voir ! C'est magnifique !
Bon, bon !
Et voici notre Albert !
Maintenant vous verrez le champion ! Quelle silhouette !
Quel sportif ! Droite, gauche, droite, gauche...
Il est tout simplement incroyable !
Hé, hé, monsieur Albert ! Hé, champion !
Écoute, François, je ne te comprends pas !
Avec ton nom de famille
et toutes les portes ne s'ouvrent pas devant toi ?
Tu ne fais absolument aucun effort ! Comment peut-on être si négligent ?
C'est un crime !
Mais non ! Allons, ouvre la bouche !
- Plus grand ! Ah ! - Ah !
Hé, doucement, je n'ai pas de parapluie.
Bien, ouvre la bouche. Aïe-aïe-aïe...
Mais qu'est-ce que tu fais !
Maintenant nous voyagerons dans le monde entier.
Dis-moi donc, comment dit-on "oui" en italien !
Si ! Si ! Si !
Oh, quel bravo !
Bon, d'accord...
Et dis-moi donc, comment dit-on "oui"... en allemand !
Ja !
J'ai entendu dire que madame d'Orgele est originaire des îles.
C'est pour cela qu'elle a un nom si amusant.
Maë ! Charmant, n'est-ce pas ?
- Maë... - Tu rêves, vieux !
Maë est simplement une forme médiévale du nom Mathilde.
Ah bon ? Tu connais les d'Orgele ?
Non-non, simplement... je crois les avoir rencontrés deux fois.
À la "Comédie Française", je crois.
Très belle performance. Bravo !
Excuse-moi, j'ai promis d'aller les voir.
- Alors à bientôt. - À bientôt.
Ah, voici le jeune Guillaume ! Bonjour, Guillaume !
Quelle mémoire vous avez, monsieur le comte ! Vous ne l'avez vu qu'une seule fois !
Je ne retiens les noms que de certaines personnes :
les enfants, les fous et les rois.
Allons, dresseur !
Madame la comtesse, avez-vous aimé le numéro de boxe ?
Oui, c'était très drôle.
Il semble que François de Serious ne nous connaisse pas aussi bien que nous le connaissons !
Je ne savais pas que vous me connaissiez, monsieur.
Nous vous connaissons mieux que vous ne pensez. N'est-ce pas, Maë ?
Mais oui, bien sûr !
J'ai souvent demandé à votre ami Paul Roban d'organiser quelque chose,
mais je soupçonne qu'il ne vous a rien transmis.
Paul aime ses amis, mais il les cache dans différents tiroirs.
Vous avez entendu, Maë ? Et dans quel tiroir êtes-vous enfermée ?
Je suppose dans le tiroir secret ?
Peut-être est-il simplement modeste ?
Non-non, je connais cette modestie. C'est simplement de la jalousie !
Mais nous nous vengerons de lui.
- Vous êtes le chauffeur de monsieur d'Orgele ? - Oui, monsieur.
Parfait, merci.
Jouons un tour au petit Roban.
Les diplomates et les hommes d'affaires sont ceux que j'aime tromper le plus.
François ! Me permettrez-vous de vous appeler François ?
Donc, nous sommes de vieux amis, que le brave garçon le pense.
Allons, Maë, prenez-le par le bras.
- Êtes-vous sûre que c'est drôle ? - Mais c'est une farce !
Ah, eh bien, si c'est une farce...
Attention, je le vois ! L'essentiel est de se comporter naturellement !
Ah, donc vous êtes ici ? Nous vous attendions dans la loge.
Non, vous avez dit...
Je pensais que nous devions nous rencontrer ici ?
Connaissez-vous François de Sérieuse ?
- Très enchanté. - Je suis ravi.
- Allons danser au "Robinson" ! - Je ne sais pas danser ! Et j'ai promis...
François promet toujours Dieu sait quoi à Dieu sait qui.
Allons, allons nous amuser.
Allons-y, nous reviendrons tôt.
- Dans ce cas, j'accepte. - Alors, en route !
- Merci, Léon. - Nous ne tiendrons pas tous, je m'assiérai devant.
- Vous allez geler ! - Non.
J'espère attraper une pneumonie pour que François meure de remords.
- Au "Robinson". - Au "Robinson".
Alors, allons nous amuser ?
Ma mère et moi vivons à Champigny depuis que mon père est mort.
- Champigny ? Mais c'est hors de la ville ! - Oui.
Ma mère ne veut voir personne. Et elle n'a que 40 ans. Stupide, non ?
- Complètement stupide ! - Vous ai-je ennuyé avec mes histoires ?
Non, mais pas du tout. Vous verrez, le "Robinson" est un endroit complètement fou.
Plutôt, les gens qui y vont.
Oui. C'est un énorme château que l'ancien croupier Gérard a loué en 1917.
Les mauvais Français y allaient en cachette pour boire et danser.
Et nous continuons.
"Comme des poissons des grandes profondeurs, où la nuit est aveugle".
Ne vous inquiétez pas, c'est de Cocteau.
Maë ?
Maë, revenez parmi nous !
Seul Gérard a compris que notre intérêt pour la nuit est la conséquence de la guerre.
La mort est encore si proche.
Pendant 4 ans nous avons dormi debout et veillé dans le sommeil.
Enfin nous pouvons vivre sans dormir.
Comment peut-on dormir ici ?
- Léon, que se passe-t-il ? - Nous sommes coincés, monsieur le comte.
Là-bas une voiture est tombée en panne.
Oh là là, comme ça tu n'y arriveras jamais !
Sans bras !
Mais c'est Hortense, la princesse d'Austerlitz ! Vous la connaissez, François ?
- Bien sûr. - Elle a un pneu crevé !
Nous ne pouvons pas la laisser seule. Volons à son secours !
Nous ne pouvons pas passer toute la nuit ici !
Et il travaillait encore dans une ambulance ! - Pourquoi ne te glisses-tu pas toi-même sous la voiture ?
Dans une tenue pareille ?
Glisse-toi toi-même, si tu es si malin !
- Moi ? - Oui, toi.
- Tu penses que je ne peux pas ? - Alors vas-y, glisse-toi !
Eh bien, laisse passer.
Hortense ! Hortense !
Hortense ! Hortense ! Hortense !
Hortense !
Il ne manquait plus que vous ! C'est vraiment une fête !
Quelle attraction ! Tout le monde crie : "Hortense ! Hortense !" C'est un triomphe !
Comte d'Orgel. Ma jeune amie américaine Hester Wayne.
- Connaissez-vous Paul Roban ? - Mon Dieu, le petit Roban !
Charmant ! Peut-être un peu trop maigre.
Imaginez, votre père voulait m'épouser !
Mais sa famille le lui a refusé à cause de mon nom de famille, imaginez ?
Austerlitz ! Mon arrière-grand-père était forgeron !
- Tout est prêt. On peut changer la roue. - Merci !
Mille remerciements, garçon. Et ceci est un souvenir d'Hortense.
Merci, Hortense !
Vous savez, je n'ai pas peur. Je suis habituée à être seule pendant la guerre.
C'est vrai. Paul me racontait souvent la brillante conduite d'Anna.
Il n'aime pas en parler. Il pense avoir agi comme tout le monde.
Oui, mais Paul disait qu'il faisait toujours plus,
faisant semblant d'avoir fait moins.
Je suis heureuse que Paul vous l'ait dit.
Bonsoir, amis, bonsoir !
Bonsoir ! À bientôt !
À bientôt ! Nous vous suivons, chère Hortense !
Elle est incroyable !
Allons-y, Léon.
Ah, Mirza ! Classe ! C'est la voiture de Mirza !
Hortense, je vous en prie, cessez de faire du bruit !
- Mirza ! - Hortense !
Mon cher petit prince, j'arrive !
Nous danserons toute la nuit ! - Certainement !
Puis avec toi !
Bonjour ! Êtes-vous François de Sérieuse ou non ?
Ma tante parlait souvent de vous.
Je suis Hester Wayne, américaine.
Alors, Paul, allons danser ?
Excusez-moi, mais je suis un très mauvais danseur.
Et pour la première fois de ma vie je le regrette.
Merci ! Alors peut-être boirez-vous quelque chose avec moi ? Voulez-vous ?
- D'accord. - Asseyons-nous.
François, dansons le tango ?
Impossible, vous le savez !
- Qui est-ce ? - Mirza.
Le plus parisien des princes persans.
Persans ? Oh mon Dieu ! Et pourquoi a-t-il un nom de chien ?
Mirza n'est pas un nom, c'est un titre. Nous l'appelons ainsi, c'est plus simple.
- Et la fille ? - Amina ? Sa nièce.
Elle a 15 ans et elle est déjà veuve.
Dansons le charleston ? Tu permets, François ?
Merci, mon ami !
Hé, et pour moi du vin rouge !
Anne nous prépare son mélange le plus dangereux !
- Quelle horreur ! - Qui goûtera ma délicieuse Alaska ?
- Personne ! - Non, moi je veux.
Maé, je vous en supplie, pas vous ! Je vous aime trop !
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