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The Track (La Traque)

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Травля [La traque]1975 BDREMUX FRE
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REMUX
Veröffentlicht am: 2021-05-24
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Die ersten 200 Zeilen.

Villeherviers !

- Ça va ? - Ça va.

Salut !

Villeherviers !

- C'est bien l'hôtel Molette en face ? - Oui.

- C'est fermé ? - Ça m'étonnerait.

Ah, vous savez, c'est dimanche.

Ah, ça ne fait rien, je vais attendre un peu.

Oh, ils vont pas tarder.

- Tenez.… Votre retour. - Ah, merci.

Il y a un train pour Alençon à midi, c'est vrai ?

Midi deux.

- |l te plaît ? - Superbe.

C'est pas raisonnable.

C'est un achat d'homme.

Jeanne n'imaginera jamais qu'une femme te l'a offert.

Je pensais pas seulement à elle.

A David ?

Il en avait envie justement, il ne l'a pas acheté, je sais pas pourquoi.

- Il va le reconnaître. - Mais quelle importance ?

Tu peux t'acheter un fusil, toi aussi.

Oui, bien sûr.

- Qu'est-ce que tu as ? - Oh, rien.

David te fout la paix, c'est une affaire entendue.

Moi, je te rappelle, je peux prendre aucun risque.

Ah, Philippe !

Mon beau-père me balaierait immédiatement s'il savait.

Mais tu es quand même le père de ses petits enfants.

Oh, si tu crois que ça compte.

Embrasse-moi.

Il faut que je parte maintenant.

Tu rentres directement chez toi ?

Pas avant ce soir.

Et toi, qu'est-ce que tu as dit à Jeanne ?

Que je dormirais chez le garde.

Ne fais pas ça, Françoise.

- [ N'est pas chargé. - Je sais mais ça ne se fait pas.

- Tu fumes déjà ? - La dernière… ou la première.

- Qui y a-t-il avec vous ? - La bande habituelle.

Je vais demander qu'on te monte ton petit-déjeuner.

- Tu t'en vas quand ? - Oh, je ne suis pas pressée…

Dans deux ou trois heures.

Prend-le avec toi. Il te portera chance.

- À mardi ? - Bien sûr.

Le taxi a été appelé pour une urgence,

il sera de retour dans 1h, 1h30 au plus.

Je pensais pouvoir reprendre le train de midi.

Mais il y en a un autre vers 4 heures,

ça vous donnera plus de temps pour visiter.

Si vous décidez de louer La Guetière, il vous faudra une voiture.

C'est loin de tout, vous savez.

- Bonjour, M. Mansart. - Bonjour, Mme Molette.

- Vous pouvez monter le petit déjeuner. - D'accord.

Je repasserai ce soir prendre mes affaires.

- Bonne journée, M. Mansart. - Merci.

Les seuls gens que vous verrez à La Guetière : les chasseurs.

Et encore, à la saison.

C'est un ancien moulin, vous verrez, il a été très bien aménagé.

- Voulez-vous monter ça avec le plateau ? - Entendu.

- Pardon, vous allez à La Guetière ? - Oui.

Je passe devant, je peux vous y emmener si vous voulez.

C'est une bonne idée, ça vous avancera.

Tenez, voilà la clé. N'oubliez pas de me la rendre quand vous rentrerez.

Je dirai au taxi d'aller vous chercher vers 11 heures,

comme ça vous l'aurez votre train de midi.

- Si ça vous ennuie pas ? - Philippe Mansart.

- Helen Wells. - Je vous en prie.

- Au revoir. - Au revoir.

Vous voulez acheter La Guetière ?

Peut-être que je vais la louer pour les week-ends.

Faut aimer la solitude.

Le climat n'est pas très agréable en cette saison.

Ça ne me dérange pas.

Vous vous installez dans la région ?

Je suis chargée de cours à l'université de Caen.

Vous connaissez le pays alors ?

Pas beaucoup. J'ai des amis à Alençon. Le professeur Juillet et sa femme.

Ah, vous êtes une amie des Juillet !

Nous aurions déjà pu nous rencontrer.

Je suis le gendre d'Auguste Marjorie.

Vous connaissez les établissements Marjorie ?

- Non. - Vous connaîtrez…

Mon beau-père est sénateur, il fait la pluie et le beau temps sur la ville.

Ce sont des amis. Les Danville.

Idiots !

Ils sont un peu fous !

Ne craignez rien, ce sont des gosses.

- Laissez-les passer. - C'est pas commode !

Alors, Mansart, on se dégonfle ?

- Imbécile ! - Ralentissez. Je vous en prie.

Ah, les salauds !

- La maison est à 100 mètres, vous verrez. - Merci encore.

- À bientôt, j'espère. - Au revoir.

Bonjour.

Vous pourriez nous présenter, Mansart.

Un instant, mon vieux !

Helen Wells. Paul Danville, Albert Danville.

Ces messieurs sont dans la ferraille.

Voilà ce qui explique le mépris qu'ils ont pour la carrosserie de leur voiture

et celle de leurs amis.

Ça va, Mansart…

Bon, ben, au revoir. Au revoir.

Vous êtes Américaine ?

- Non. - Anglaise ?

Oui.

Venez avec nous, on va chasser le cochon.

- Le sanglier. - Ah.….

Non, je crois pas que j'aimerais ça.

Dommage.

C'est malin ça, bravo !

Vous en faites pas, on vous en achètera une toute neuve.

Qui c'est ? Où c'est que vous l'avez ramassée ?

Sur la route.

Et elle est tombée dans votre lit, hein ?

Tu peux te marrer, Albert, bravo !

Merde ! C'est le genre de fille à me faire bander, moi. Même à jeun.

A jeun, à jeun… ou pas ! Hein ?

Ce hangar ne tient plus debout.

On y remise tout de même |es machines.

Remisez-les ailleurs. C'est pas la place qui manque.

Faut voir.

Bon, écoutez, j'en parlerai avec votre mari au moment des comptes du fermage.

Est-ce que la clôture des prés de Longueville est terminée ?

C'est tout comme.

Il en manque bien encore une cinquantaine de mètres, oui.

Tu ferais mieux de t'occuper de tes collets, Maurois. Y'en a jamais eu autant.

C'est faux, M. Sutter. Je vous jure que je le tiens à l'œil le braco.

N'a pas de collets sur vos chasses.

- J'y mettrais pas ma main au feu. - Bon, bon, bon, bon !

- Bonjour, tout le monde. - Bonjour, M. Rollin.

- Bonjour cher ami. - Mme Leuillot, cher David.

Il fait frisquet ce matin. Ça va, Maurois ?

Bonjour, M. Rollin.

- Je me suis frigorifié à l'église. - Quelle idée, aussi ?

- Celle un bon chrétien ! - Un peu de soupe ?

Non, non, un peu de jambon.

Dites-moi, Rollin… Les Pichon sont bien vos clients ?

Oui, depuis toujours.

Qu'est-ce qu'ils comptent faire de leur terrain de Saint Jean le Blanc ?

Ça vous intéresse ?

S'ils ne sont pas trop gourmands, oui.

Vous devez avoir de l'influence sur eux.

L'influence d'un notaire, vous savez…

Vous pensez pouvoir obtenir le permis de construire ?

Bah, après les élections au conseil général, oui.

Mansart ?

Il vaudrait mieux que les Pichon l'ignorent.

Oui, mais ce sont presque des amis, alors…

Ben, justement.

Je vais essayer de vous arranger ça.

Vous savez que j'ai bonne mémoire des services que l'on me rend.

Messieurs les Danville et Monsieur Mansart.

Ça m'ennuie que vous invitiez toujours les Danville.

Bah, j'avoue qu'ils m'amusent.

Moi pas.

- Alors, comment ça va, les voyous ? - C'est la superforme aujourd'hui, David.

- Paul et moi, on prend tous les paris. - Affirmatif !

Eh bien, nous allons voir ça.

- Occupe-toi des clébards, Maurois. - Entrez manger quelque chose.

- Alors ? - Bonjour.

- Comment ça va, Rollin ? - Ça va, merci.

- Il est bon, le jambon ? - Oui.

Qu'est-ce que tu nous as fait de bon, Fernande ?

Allons, Messieurs, un peu de tenue !

Laissez donc, M. Sutter. En v'là deux qu'en disent plus qu'ils n'en font.

C'est pas comme d'autres.

Vous devriez pas laisser dire ça, M. Sutter.

Occupe-toi du vin, Maurois, tu veux ?

- Apporte du vin Maurois, bon Dieu ! - Maurois, à boire.

Manger du petit Jésus le matin, ça donne de l'appétit, hein, notaire ?

Ne blasphémez pas, Danville, je vous en prie.

- Mais c'est à qui ce galure ? - Ah, ça c'est fin.

Vous boirez bien un petit coup, hein ? Là. Allez, M. Albert.

- Pourquoi tu fais la gueule, Maurois ? - Je fais pas la gueule, M. Danville.

Quand je pense à Fernande…

Je pensais vous trouver ici !

que vous passeriez la nuit chez Maurois.

Oui, c'était mon intention, mais vous savez, j'ai changé d'avis.

En cours de route ?

- M. Rollin ! - Vous voulez de la soupe, M. Mansart ?

Oui, avec beaucoup de chou, Mme Leuillot.

Pas du chou ! Ça va te faire pisser, Mansart.

Moi je serais avec une nana comme celle avec qui on vient de le voir,

je boufferais pas du chou.

Qu'est-ce que c'est cette histoire de nana ? De quelle nana s'agit-il ?

Hé, hé, hé, Messieurs, je réclame votre discrétion.

Comment elle s'appelle déjà ? C'était pas une Anglaise ?

Qui rit quand on la baise !

Quoi ?

- Philippe, je la connais ? - Je crois pas, non.

- Une amie de Juillet. - Le psychiatre ?

Mais alors, c'est une cinglée si elle est avec Juillet.

- Et au lit elle est comment ? - Folle, voyons.

- Bonjour, Messieurs. - Bonne route ?

On a failli s'emplafonner !

En plein virage, Chamond a voulu que j'évite un lapin

la route est humide, j'ai dérapé, on a failli se retrouver dans le fossé.

Mme Leuillot, servez ces messieurs.

Qu'est-ce que tu veux, du jambon cuit ou du jambon cru ?

Donne-moi du cru. Bonjour, Mme Leulliot.

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