Die ersten 200 Zeilen.
D'APRÈS LES ROMANS D'ISAAC ASIMOV
Réveille-toi.
La Première Oratrice t'accueille.
Thalis.
Tu as passé un an en stase. Tout se passe selon tes plans.
Réveillez-vous, Hari Seldon.
La Seconde Fondation vous souhaite la bienvenue.
Hari et moi avions enfin établi la Seconde Fondation sur Ignis.
Mais nous avions du retard à rattraper.
Le Plan n'était plus sur la bonne vo ie.
Il fallait le remettre sur les rails.
Nous sortions de cryo-sommeil quelques semaines par an.
Réveille-toi. Une autre année a passé.
Alors, Hari enseignait la psychohistoire aux mentalistes.
Manipuler les événements par l'action de masse.
Infléchir l'histoire,
voilà le véritable pouvoir de la psychohistoire.
Je leur apprenais à utiliser leurs pouvoirs
pour combattre le Mulet.
Au fil des ans,
les enfants de Tellem sont devenus des lames tourbillonnant
dans le temps.
Ne vous inclinez pas.
Notre ère religieuse est terminée.
Nous nous sommes étendus
pour chercher d'autres mentalistes et grossir nos effectifs.
Nous avions des yeux et des oreilles dans toute la galaxie.
Nous œuvrions dans l'ombre
pour renforcer la Première Fondation et affaiblir l'Empire,
conformément à la trajectoire initiale du plan.
Mais, les années passant,
nous nous sommes heurtés à une chose impossible à contrôler.
Le temps.
On ne sera pas prêts à temps.
Le Mulet n'arrive que dans 50 ans.
Ce n'est pas lui qui m'inquiète.
La troisième crise a toujours été décisive.
Si tout n'est pas exactement à sa place,
même si on vainc le Mulet, on ne sera pas prêts pour la suite.
Spécialisons-nous.
N'enseignons pas toute la psychohistoire, mais des parties, à chacun d'eux.
Bien.
Mais il faudra mettre à jour nos modèles de régression.
Affiner nos socio-opérations pour savoir si on influence les bons secteurs.
On ne rattrape pas notre retard.
Il faut rester éveillés.
L'un de nous doit rester éveillé.
Hari.
Tu vas te battre contre le Mulet.
Je dois m'assurer qu'on est prêts.
Hari. Merde !
Il n'y a qu'une façon de faire.
À dans un an.
IL Y A 4 ANS
Bienvenue, Gaal.
Où est Thalis ?
Thalis est morte il y a plusieurs années.
Il est Premier Orateur, à présent. Il s'appelle Preem Palver.
Et Hari ? Combien de temps a passé ?
Depuis ton premier cycle de réveil...
148 ans.
Hari ?
Gaal.
C'est vrai, c'est vrai...
Pourquoi me réveiller si tard ?
On avait besoin de temps. Le tien est plus précieux que le mien.
J'aurais pu vous aider.
On aurait pu échanger nos places, se relayer, trouver un moyen de...
Tu es toujours en colère.
Vous la méritez toujours.
Le Mulet ?
Non, pas encore. Bientôt.
Mais la...
la troisième crise est imminente.
Viens.
Qu'est-ce que c'est ?
C'est mon œuvre.
Salvor,
Yanna, Raych.
C'est comme ça que je me souviens du passé.
Je ne peux plus les voir clairement ici.
Mais ici, je peux.
Viens.
J'ai quelque chose à te montrer.
Toute ma vie,
j'ai cru que mon plan, s'il était exécuté correctement,
écourterait les ténèbres.
Tu ne devais pas faire partie de la Seconde Fondation.
Tu devais mourir il y a des siècles. Pourtant, tu es là.
Tu as tout fait dérailler
et tu as réussi à tout remettre sur les rails.
Ça ne peut pas être un hasard.
Il se passe quelque chose ici.
Je ne peux pas l'expliquer.
Mais je sais que tu es au centre.
La route à suivre, tu peux l'emprunter seule.
Je ne vous dirai pas au revoir.
Preem fera mon éloge funèbre.
Hari.
Il va te plaire.
À présent...
Voici tout ce que je sais sur les huit crises.
Toutes les données brutes,
toutes mes pensées, mes secrets.
Mais le plus important,
c'est ceci.
L' Invictus .
Si le Mulet est vaincu,
voici où l'avenir se dirige.
À demain.
Je suis fatigué.
À demain.
Faites attention.
Tu lui as menti.
Je ne pouvais pas lui dire au revoir en la regardant en face.
C'est mieux comme ça.
Si j'étais Gaal, je ne serais pas d'accord.
Es-tu sûr de toi ?
Ce serait beau de mourir ici.
Ramène-moi sur le monde d'Oona.
Accorde-moi un autre sursis.
Ce corps était ton sursis.
Et tu en as bien tiré parti.
Alors je suis sûr.
Pas de Spaciens.
Pas de vaisseau-murmure.
Pas de portail de saut.
Pourquoi ?
Viens avec moi. Je vais te montrer.
Salvor a dit
que quelqu'un voulait que j'aie quelque chose à perdre. Pourquoi ?
Parce que c'est impossible.
Hari ?
Il n'est plus là.
Il n'a pas dit au revoir, mais je l'ai senti partir.
Je ne sais pas encore signer,
mais je comprends "chagrin".
Hari est parti et...
je veux en dresser une pour lui.
Une statue, comme les siennes.
Il a déjà sculpté la sienne, n'est-ce pas ?
Évidemment qu'il l'a fait !
Hari s'était gravé dans l'histoire.
Il nous avait tracé un chemin.
Nous avons pris ce chemin.
J'ai appris la langue de Preem, le plan était remis sur les rails.
Mais le combat ne faisait que commencer.
Où est la Seconde Fondation ?
Le Mulet est là. Le temps presse.
MAINTENANT
Il y a 152 ans,
tu as vu que sans seconde fondation,
nous nous écarterions complètement du plan Seldon.
Nous avons remis le plan sur la bonne voie.
La troisième crise se produit exactement là où on l'attendait.
Kalgan, c'est autre chose.
Dès que le Mulet s'en est emparé,
le Radiant a fait ceci...
Eh bien,
si ça peut s'aggraver, ça peut s'améliorer.
Répare ça.
Ce n'est pas réparable.
Pas avec la psychohistoire.
Il ne pourrait pas se tromper ?
Tu as dit que les prédictions avaient perdu en exactitude.
Je crois que c'est dû à une autre inconnue.
Quelque chose obscurcit les calculs depuis des années.
Kalgan ?
Elle a changé de mains.
Ça a pu créer un effet domino.
J'ai toujours pensé que nous allions vers le néant.
Embrassons le vide.
Pendant un siècle,
ce jouet-ci a obéi à ce jouet-là.
Il nous a assujettis à ses lectures,
qui, promettait-il, nous aideraient à sauver notre peau.
Quelle chance pour nous !
On est foutus.
Si vous avez besoin de moi, passez-vous de moi.
C'est encore plus creux que je ne pensais.
Nous verrons plus tard.
Pour l'instant, n'en parle à personne.
Personne ne doit savoir.
Demerzel.
Je crois qu'en cet instant,
je comprends ce que c'est que d'être toi.
Empire ?
J'ai travaillé dur, fait des compromis,
cherché un juste milieu.
Tout ça pour rien, apparemment.
Si j'ai un goût de cendre dans la bouche à la fin d'une vie brève et inutile,
tu dois goûter le fiel
dans ta vie longue et inutile.
Peut-être te réjouis-tu de la fin.
Si tu n'as pas de dynastie génétique à maintenir,
tu n'es qu'une fille
libre d'agir à sa guise.
J'ai beaucoup à faire,
ô Empire.
Demerzel, tu ne peux pas me perdre.
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