Die ersten 200 Zeilen.
C'est un magicien.
Non, il sent trop bon.
Bonjour.
Strange Team
Chapitre Premier Les Amis de la magie anglaise
Le livre.
Je vous en suis redevable.
Voilà quelques années,
dans la bonne ville d'York, il existait une société de magiciens.
Se réunissant le troisième mercredi du mois,
ils échangeaient d'ennuyeuses communications
sur l'histoire de la magie anglaise.
C'étaient des "gentlemen magiciens".
Ce qui signifie que leur magie n'avait jamais nui à personne,
ni fait aucun bien.
Il faut l'avouer, aucun des magiciens
n'avait jamais jeté le plus petit sort,
ni par sa vertu magique fait trembler une feuille sur un arbre,
modifié la trajectoire d'un seul atome de poussière,
ou touché à un cheveu de la tête de quiconque.
En dépit de cette unique menue réserve,
ils étaient réputés pour compter
parmi les gentlemen les plus sages et les plus magiques du Yorkshire.
SOCIÉTÉ DES MAGICIENS D'YORK
M. Segundus.
Pardon.
Il n'y eut plus grand argument
pour motiver ma venue à York
que l'existence de votre admirable et éminente société.
Sans compter votre vaste collection de livres magiques.
J'ai étudié la magie des années durant, messieurs.
Les récits du roi Corbeau,
les grands magiciens de jadis.
J'ai lu les nouvelles publications
et y ai même humblement contribué.
Mes excuses.
Mais récemment,
je me suis demandé pourquoi ces exploits grandioses
demeuraient dans les pages des livres
plutôt qu'observés dans la rue,
ou au combat.
Plus encore, pourquoi les magiciens
sont incapables d'utiliser la magie dont ils dissertent ?
En résumé, messieurs, j'aimerais savoir,
pourquoi la magie n'est-elle plus exercée en Angleterre ?
Vaste question.
Les magiciens étudient la magie,
l'histoire de la magie.
Nous ne l'exerçons pas.
Vous n'attendez pas d'un astronome qu'il crée des astres ?
Ou d'un botaniste qu'il crée de nouvelles fleurs ?
C'est enfantin, je le reconnais, mais...
La magie classique
n'est pas destinée aux gentilshommes de cette société.
Ni
à aucun gentilhomme.
J'espère
que vous ne vous êtes pas essayé au lancer de sortilèges.
Vous deviez avoir un arrivage de livres.
J'ai versé une guinée d'avance.
Bonne journée.
M. Segundus, je crois.
Honeyfoot, j'étais à la réunion, hier soir.
Puis-je ?
- Je me suis rendu désagréable. - Non.
Vous avez fait mouche.
- Pourquoi ne voit-on plus de magie ? - Je ne trouve la réponse nulle part.
Aucun livre n'est disponible, c'est incroyable.
Dans tout York !
- Les livres sur la magie sont rares. - Les livres de magie.
Plus précieux encore que des rubis, cher ami.
Même la société n'en détient qu'une poignée.
J'ai essayé partout.
La société représente ma toute dernière chance.
Nous sommes dépassés, il nous faut des idées neuves.
Je crains les avoir vendus.
J'avais réservé.
J'en suis désolé.
Qu'importe.
Auriez-vous quelque chose sur les nuages, la pluie, les éthers ?
Il s'avère que oui, en effet.
Quel sujet captivant, les nuages me fascinent également.
Faites le guet.
Je vais découvrir qui s'empare de mes livres.
Là, Norrell.
L'abbaye d'Hurtfew.
L'ère de la magie est révolue.
Pourquoi s'obstiner, alors ?
Qu'est-ce ?
C'est terriblement sale.
D'un magicien de rue.
"Charme pour rassembler des objets qui ont été divisés."
Fonctionne-t-il ?
Non.
Il s'agissait d'un vagabond.
Dans une tente en rideaux jaunes.
Il m'a persuadé de lui en offrir une coquette somme.
Puis, il m'a rappelé
et m'a promis un secret pour rien.
Qu'un jour,
la magie sera rétablie par deux magiciens.
Une prophétie idiote.
Certes.
Mais elle m'a conduit céans.
Nous sommes magiciens.
John Segundus et M. Honeyfoot, ça sonne bien.
D'aucuns attendraient qu'il m'ait annoncé que j'en étais un,
mais finalement, il m'a fait comprendre que non.
Entrez.
Prenez garde.
Le passage
est alambiqué.
Messieurs Honeyfoot et Segundus de la société des magiciens d'York.
J'ai lu votre essai sur les serviteurs enchantés de Martin Pale.
Une œuvre honorable.
Maître Fallowthought en faisait partie.
Vous l'avez oublié.
- Un esprit de second ordre, mais... - Fallowthought ?
Je ne le connais point.
Pardonnez-moi, mais quelle collection !
J'oubliais.
Il est décrit dans le livre de Holgarth et Pickles
qui raconte leurs relations.
- Vous ne pouvez l'avoir lu. - Vous le possédez ?
Pourrions-nous...
Rien ne me serait plus plaisant.
Comment questionner les Ténèbres et comprendre leurs réponses .
Ouvrage inepte.
Ce sont les Instructions de Belasis.
Tous les exemplaires ont été détruits.
J'ai consacré bien du temps à Belasis, mais plus maintenant.
Il est obscur quand il faut être clair et clair quand il faut être obscur.
Il s'agit exclusivement de livres de magie.
M. Norrell, une telle...
Vous trouverez la réponse.
- La réponse ? - À une simple question.
Naguère, la magie était courante.
Elle était aussi présente que la pluie.
Puis, elle est morte il y a 300 ans, du jour au lendemain.
Nous aimerions savoir
pourquoi la magie est tombée de l'omniprésence à l'absence.
Pourquoi la magie n'est-elle plus exercée en Angleterre ?
Mauvaise question.
La magie n'a pas disparu.
Je suis moi-même un praticien
acceptable
de la magie.
Bien dit.
J'en ai assez dit.
Montrez-leur la sortie, Childermass.
Balivernes !
Ça me désole
de vous voir amener la magie
dans une telle disgrâce.
Ce Norrell ment.
Je désapprouve, je crois en lui.
Avez-vous vu de la magie accomplie, oui ou non ?
La réponse est simple, n'est-ce pas ?
Nous allons inviter M. Norrell à prouver ses dires ridicules.
Qu'il fasse des tours.
S'il échoue, ou s'il refuse,
qu'il cesse d'importuner notre tranquillité d'esprit.
Nous voilà à son rendez-vous.
Il est absent.
M. Norrell s'avoue vaincu.
Pas du tout.
Qui êtes-vous ?
Quelques mots avant que vous n'entriez.
Si M. Norrell échoue à accomplir la magie qu'il a promise,
il cessera publiquement de se revendiquer magicien praticien
ou magicien de tout autre sorte.
Il jure de ne plus jamais émettre une telle prétention.
Voici sa promesse.
Nul besoin d'en faire tant, nous ne désirons pas le punir.
Toutefois, mon maître estime juste
que chacun de vous fasse la même promesse.
S'il réussit.
Voici pour apposer votre nom.
Comme je ne crois pas qu'il puisse pratiquer la magie.
Je signerai, car je l'en crois capable.
Et j'espère qu'il sera reconnu
et qu'il mettra ses pouvoirs au service de la Nation
en ces temps de guerre.
Je ne signerai pas.
La magie est ma vie.
Que ferais-je si on me l'enlevait ?
Considérons que ce contrat engage tous les membres de la société,
hormis M. Segundus.
Approchez.
Approchez.
Nous l'avons vu.
Tyrannie.
Il l'a tuée.
Nous le savons, nous avons vu.
Les seuls témoins étaient de pierre.
Nul n'a vu, hormis les pierres.
- Il l'a tuée, et nul ne l'a vu ! - Les statues.
Les pierres, exhumez ses os !
Qu'il soit puni pour sa méchanceté !
Il leur a donné vie.
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