Henry & June

Henry & June

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Henry and June 1990 1080p BluRay H264 AAC-RARBG
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1080
Veröffentlicht am: 2017-03-23
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Die ersten 200 Zeilen.

Tout a commencé de manière si innocente.

Il a dit que c'était étrange qu'une femme

veuille publier une apologie de DH Lawrence

et que ses écrits étaient considérés comme une incitation au sexe.

Puis il a dit ''Vous écrivez sur le sexe''

avec une certaine assurance Mlle Nin.

Vous avez dû mener une vie assez libre.

- Libre ? - Vous avez dû avoir bien des expériences.

Des aventures.

Ce qui m'intéresse c'est de savoir comment vous pouvez avoir

une telle connaissance de l'érotisme.

Par la littérature. J'aime Proust et...

Mais je suppose que mon véritable éveil

date de mon arrivée à Paris avec mon mari Hugo

lorsqu'on a loué un studio pour l'été.

Un jour je faisais le ménage

et alors que je nettoyais les armoires

où le propriétaire avait laissé ses affaires,

j'ai découvert

dans cette armoire...

j'ai alors appris l'infinie variété des expériences érotiques.

Viens là.

- Hugo ! - J'ai pensé que tu aimerais être déposée.

Ça va mon petit chat ?

- Il m'a embrassée Hugo. - Quoi ?

Oh mon Dieu !

Ce n'était qu'un baiser.

Il m'embrasse une fois

puis il caresse mon corps entier.

Il cherche mes seins

et la partie de mon corps la plus secrète, la plus sensible.

Ses mains sont agiles.

Je suis tentée par des plaisirs inconnus.

Quand je vois que je l'ai excité

je le laisse répandre son désir entre mes jambes.

Je le laisse faire par pitié.

Je ne raconte pas toute l'histoire à Hugo.

Mon petit chat !

N'oublie pas notre rendez-vous à 20 heures.

Hugo, est-ce que ça t'ennuierait beaucoup si je n'y allais pas ce soir ?

Oui, ça m'ennuierait.

Je suis désolée mais ces gens ne parlent que de prêts, de trusts et de placements.

Les placements ça peut être intéressant.

Ecoute, c'est grâce à la banque qu'on est à Paris.

J'ai besoin de ce boulot.

D'accord, des fois il me plaît. Pourquoi pas ?

Pourquoi pas ?

Tu es en train de changer Hugo.

Tu commences même à sentir la banque.

Je travaille pour que tu puisses écrire.

Je veux connaître des gens qui vivent.

Non, non !

Tu ne te concentres pas. Tu te retiens. Recommence.

Je n'arrive plus à me concentrer Eduardo.

Ma vie...

Des fois je me dis qu'il me faut autre chose,

un homme plus âgé, plus fort que je suis.

Tu aimes me faire souffrir.

Je t'aime depuis notre enfance Anaïs,

mais j'ai toujours eu peur

de ne pas pouvoir...

Non.

Regarde-les Eduardo, elles sont si exquises.

Si j'étais un homme je serais subjuguée.

Tu m'émeus bien plus qu'elles.

C'est une sacrée maison que tu as là.

Paisible.

- Tu es là depuis longtemps ? - Depuis le krach.

Depuis le krach ? Vous viviez comment avant ?

On vivait bien.

Voilà Henry Miller, l'écrivain américain qu'Osborn héberge.

Ma femme, Anaïs Nin.

Comment allez-vous Anaïs ?

Eduardo Sanchez, le cousin d'Anaïs.

Anaïs, tu devrais lire ce qu'écrit Henry.

Pour moi il enfonce DH Lawrence.

- J'adorerais vous lire. - Il n'a pas encore été publié.

Vous le comparez à Lawrence ?

Ne me comparez pas à Lawrence, il aurait détesté ce que j'écris.

- Henry écrit pour l'homme ordinaire. - Comme je hais ce qu'il a écrit.

Anaïs écrit un livre sur Lawrence.

Sa sexualité est peut-être trop forte pour vous.

Trop forte ? Je le trouve puéril et prude.

Les Français écrivent à ce propos depuis toujours. Rabelais, Flaubert...

Je n'imagine pas un écrivain moderne qui ne doive rien à Lawrence.

On mange ?

Il donne trop d'importance au sexe, il en fait quelque chose de sacré.

Pour moi le sexe est naturel, comme la naissance ou la mort.

Et puis la littérature telle qu'on la conçoit ne m'intéresse pas.

Vous vous intéressez à...

- Henry écrit sur la baise. - La baise ?

J'écris sur la libération de soi.

- Non. C'est sur la baise. - On devrait vraiment manger.

Emilia attend.

Je parcours encore quelques pages et je me rends compte

que c'est mon propre roman que je lis avec le nom d'un type dessus,

écrit en français et vendu dans la meilleure librairie de Paris.

Incroyable. Comment est-ce possible ?

Tu te souviens qu'on a piqué ma serviette avec mon manuscrit l'année dernière ?

Ce type a piqué mon manuscrit mais il ne sait pas que je vais l'avoir.

Ce soufflé vient d'une vieille recette familiale.

Un soufflé ? C'est donc ça un soufflé.

J'espère que ça vous remplira l'estomac.

J'aurai ce type, je suis un avocat spécialisé en droits d'auteur.

Je l'aurai comme j'ai eu l'autre type.

- Celui qui a volé ta pièce. - Oui.

On la joue à Broadway.

J'ai déjà raconté ça ?

L'histoire du type qui a volé la pièce de ma serviette ?

Je serais un écrivain apprécié sans eux.

Je l'aurai. Je ne prends plus de risques. J'ai mon petit nouveau là-dedans.

Vous vous moquez de moi ?

Je me sens si bien. C'est magnifique. On passe un moment merveilleux.

Un repas gratuit,

un feu de cheminée, des vins excellents,

du bleu et de l'orange. C'est magnifique ! Magnifique !

Il n'y a pas d'autre mot.

Alors qu'est-ce que vous écrivez, de la poésie ?

La plupart de mes écrits se trouvent dans ces journaux intimes.

Non.

Non, je ne laisse jamais personne les lire.

Je ne les montre jamais à personne

sauf à Hugo

parfois.

J'ai toujours voulu lire La Prisonnière.

Je voudrais que vous le gardiez.

Je vais l'emprunter. Merci.

Mon petit chat !

J'allais toujours aux courses de six jours qu'on avait à Brooklyn.

J'adore le vélo.

- Mais je ne peux pas accepter. - Gardez-le.

- Et toi ? - J'emprunterai le tien Hugo.

Tu ne peux pas utiliser un vélo d'homme, il vaut mieux que Henry prenne le mien.

Merci Hugo.

C'est très chic de votre part.

Ça va vraiment me servir. Je viendrai vous rendre visite.

Allez Eduardo. On fait la course jusqu'en ville avant qu'il fasse nuit.

A vos marques ?

Je ne fais plus la course. Pour moi, un vélo c'est un moyen de rentrer.

Prêts ?

- Vous ne pouvez pas rivaliser. - Vous êtes prêt Eduardo ?

- Je vous préviens, j'étais coureur. - Partez !

- J'adorerais lire une de ses œuvres. - Peu probable. Il ne sera jamais publié.

J'ai rencontré Henry Miller.

Il est viril,

flamboyant.

C'est un homme que la vie enivre.

Il est comme moi

mais il ne le sait pas encore.

Henry est un sacré personnage.

- Bonne nuit mon petit chat. - Bonne nuit Hugo.

- Laisse-moi t'aider. - Ça ira Hugo.

Osborn est là. Je fais une surprise à Henry.

Je voulais juste t'aider. Tu es sûre que ça va aller ?

Oui, ça va.

Je prends le train et je te retrouve à la maison.

J'attends une minute au cas où.

Je ne veux pas que tu attendes.

A ce soir.

A ce soir.

L'instant sauvage... elle s'agenouille sur le trottoir.

Tout le reste n'est que mensonges.

Elle exige des illusions comme d'autres femmes exigent des diamants.

Henry ?

- Je suis désolée. - Mon Dieu Anaïs. J'ai oublié.

- Je suis désolé. - Non, c'est moi.

Je suis désolé. Attends !

Salut petite. On visite les bas quartiers ?

Je suis allée chez Osborn, il m'a dit où vous trouver.

J'ai amené ma machine à écrire. Je veux vous l'offrir.

On peut s'asseoir quelque part ?

Pourquoi pas ?

Il y a un petit café par là.

Venez.

L'actrice dans le film,

elle vous rappelle quelqu'un ?

Une femme qui vous obsède ?

Je connais cette sensation.

J'ai souvent des obsessions.

Tu devrais manger petite, tu manges comme un moineau.

D'accord, je vais te dire.

June est apparue comme un ange et je lui ai tout donné.

Elle était entraîneuse.

J'ai payé mon tour,

elle a posé sa tête sur mon épaule

et les mensonges ont commencé.

Elle m'a dit que sa mère était gitane

et son père comte. Plus tard j'ai vu un film et j'ai compris

qu'elle avait inventé toute son enfance d'après ce film.

Et alors ?

Alors je l'ai épousée.

Elle m'a donné le courage d'abandonner mon travail pour écrire à plein temps.

Elle croyait en moi,

elle se débrouillait pour avoir de quoi acheter des fraises en plein hiver.

On est fauchés, on vit dans un taudis à Brooklyn

mais on vit comme des rois.

Un jour elle rencontre une artiste, elle la ramène à la maison.

Et voilà qu'on entretient Jean aussi.

Comment elle trouve l'argent ?

Pop.

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