Die ersten 200 Zeilen.
Selon les statistiques,
la population féminine américaine est majoritaire de 5 millions.
Si ce chiffre est exact, ce dont je ne doute aucunement,
pourquoi avons-nous tant de mal à nous imposer ?
Envisageons ces données sous un autre angle :
la proportion hommes-femmes est de 37/38,5.
Je plains cette moitié de femme !
Vous devinez ce qui lui est arrivé...
On l'a écartelée !
Vous n'avez qu'à demander à...
UNE FILLE AVERTIE
226 femmes débarquent quotidiennement à New York
dans l'espoir de faire carrière ou de trouver un mari.
Idéalement, les deux...
Elles viennent des 4 coins du pays,
pleines de candeur, les yeux écarquillés d'émerveillement.
Beaucoup élisent domicile
à New York...
J'étais on ne peut plus naïve.
A peine arrivée, je me sentais nue comme un ver.
J'ai passé ma première journée au commissariat.
La police s'est montrée serviable et a même mobilisé une équipe.
Mère m'avait réservé une chambre dans un foyer de jeunes filles,
affectueusement surnommé le couvent.
Les hommes n'avaient évidemment pas accès au-delà du rez-de-chaussée.
Mais les couples se bécotaient dans les escaliers.
La police s'est vraiment mise en quatre.
En attendant qu'elle trouve mes bagages,
je n'ai rien à me mettre.
L'important, c'est de payer le loyer et d'obéir au règlement.
C'est un désastre, hein ?
Légèrement...
- Ça pourrait être pire. - Comment ?
Je ne sais pas, je vais y réfléchir.
Bienvenue au couvent.
Je suis Jeannie Boyden, du Michigan.
Enchantée. Meg Wheeler, de Pennsylvanie.
Chambre 27, 2e étage.
C'est la cellule voisine.
Tu te sentiras fraîche une fois changée.
- Comment ? - Je vais y réfléchir.
C'est un peu vieillot, mais si ça te va, prends-le.
- Voici le chapeau assorti. - Si j'allais prévenir la bande ?
S'ils sont longs, enroule-les.
- Essaie ces souliers. - Chouette.
- Trop petites. - Regarde si c'est ta pointure.
Jeannie, je t'adore. C'est parfait...
Voici une jupe de tailleur, dont j'ai perdu la veste.
Lisa, c'est toi la spécialiste de l'habillement.
Tu as besoin de dessous.
S'il te faut autre chose, appelle-moi.
Tu ne vas pas trop nager là-dedans ?
On va voir.
Surtout, rends-le-moi : il a une valeur sentimentale.
- Je l'ai porté à ma 1re émission. - Première et dernière !
Jeannie, elle est fine, ta remarque ! Pas comme toi !
Bonne nuit.
Merci beaucoup à toutes.
Comme elles sont gentilles.
Je te prêterais bien mes affaires mais tu aurais l'air enceinte.
Pas pratique pour trouver du boulot, hein ?
Encore moins un mari !
Je suis ici pour poursuivre une carrière.
Toute fille normalement constituée est à l'affût d'un mari.
Dès qu'elle a l'âge de porter une guêpière,
elle guette l'homme idéal pour plier le genou.
Tu crois qu'elle porte une guêpière par plaisir, toi ?
C'est un appât pour que l'homme morde à l'hameçon.
Arrête de jouer les filles cyniques.
Prenons l'exemple du pull.
Jusqu'en 1910, les femmes en portaient pour se tenir chaud.
Maintenant, c'est pour séduire.
Ne sois pas sotte.
Bonne chance pour ta recherche d'emploi.
Merci pour tout.
Bonne nuit.
Je n'osais pas l'avouer
mais elle avait raison.
Restait à savoir si je disposais d'assez d'atouts...
Le lendemain, je passais mon 1er entretien.
Ainsi s'annonçait le début de ma carrière.
Je demande à chaque candidate de taper une lettre à la machine.
C'est bien à la portée d'une secrétaire ?
Alors pourquoi cette page ressemble à de la poésie arabe ?
J'avais un peu le trac, monsieur.
J'ai convoqué 8 filles aujourd'hui.
Même les yeux bandés, elles s'en seraient mieux tirées.
Mais je vous offre cet emploi.
Pourquoi ?
Parce que mes pulls vous iront à ravir.
M. Maxwell, je vous remercie, mais je ne pense pas...
Ça n'a rien de personnel.
En tant que fabricant de tricots,
j'estime que vous sauriez les mettre en valeur.
Vous occuperez le poste de réceptionniste,
accueillerez les clients
et serez le mannequin attitré des Tricots Kampus.
N'oubliez pas de respirer par le ventre !
C'est tout, Mlle Wheeler.
Merci, monsieur.
Accompagnez-la à la réserve.
Remettez-lui notre collection de pulls.
Une taille en dessous...
J'ai rendez-vous ce midi avec un certain M. Ross Taford.
Inventez n'importe quel prétexte
pour me libérer.
- Un instant. - Bien.
La société Taford ?
Puis-je parler à M. Taford ?
Non ?
Pouvez-vous lui laisser un message ?
Dites-lui que M. Maxwell a un empêchement
car il doit se rendre à une inhumation, merci.
Un instant...
M. Maxwell...
J'ai réussi à vous débarrasser de M. Taford.
Bien joué.
Que voulez-vous ?
Quelqu'un avec qui déjeuner : je suis Ross Taford.
Je suis navrée, monsieur.
- Je vais le chercher. - Pas la peine.
Je ne veux pas le déranger.
- Je suis affreusement gênée. - Avez-vous faim ?
A quelle heure déjeunez-vous ?
A cette heure-ci.
Peut-être souhaiteriez-vous remplacer M. Maxwell ?
Non, je ne pense pas.
- Vraiment ? - Non.
Vous ne voulez pas qu'il sache
que vous avez mis les pieds dans le plat ?
Non, monsieur.
Quel est votre nom ?
Meg Wheeler.
Enfilez votre manteau.
Au revoir, Max.
Au revoir.
On passait notre temps à déjeuner...
dîner...
et danser ensemble...
danser...
dîner...
et déjeuner ensemble.
Ça a duré des semaines.
A croire que cet homme avait bel et bien mordu à l'hameçon !
Depuis quand on se fréquente ?
Quelques mois.
C'est flagrant, non ?
Tu es la personne la plus charmante que je connaisse.
As-tu remarqué que je ne t'ai jamais embrassée ?
Justement, oui.
Je commençais à me faire du mauvais sang.
J'ai un oncle et une tante qui sont merveilleux.
Ce sont mes parents adoptifs.
Ils ont un cottage dans le Connecticut.
C'est ma résidence secondaire.
Aimerais-tu y passer un week-end ?
- Quand ? - Quand tu veux.
Vendredi prochain ?
Je passe te chercher à 6 h.
Bonne nuit, ma chérie.
A peine me voilà installée à New York que je suis fiancée !
Enfin, pratiquement...
C'est drôle, non ?
Si seulement quelque chose d'aussi hilarant m'arrivait.
J'ai l'art de tomber sur des hommes qui me pincent les fesses.
Personne ne se fait un bleu à cet endroit en dansant !
Qui est sous la douche ?
Jeannie, à coup sûr !
Je m'imagine parfaitement sa tante.
Je parie que c'est une toute petite dame aux cheveux gris.
Une femme au cœur d'or...
J'espère pour toi.
Surtout, achète-lui un cadeau.
Une boîte de bonbons ?
Choisis plutôt un mouchoir
au cas où elle serait au régime !
Une fois qu'on aura annoncé nos fiançailles,
j'aimerais bien qu'on arrose ça.
J'ai l'air d'une souillon.
Moi qui voulais faire bonne impression...
La maison a l'air vide.
Tu ne les as pas prévenus ?
Tu es trempée jusqu'aux os.
Ross, ils ne sont pas là.
Le toit fuit.
Laisse-moi te débarrasser.
Où peuvent-ils être par un temps pareil ?
Monte directement te changer
dans la chambre du palier.
Je vais chercher une casserole.
- Et ta famille alors ? - Tu vas attraper une pneumonie.
Je ne vois pas ce qui a pu les retarder.
On n'est pas bien au coin du feu ?
Heureuse, Wheeler ?
Cette pièce est ravissante, hein ?
Je suis dans une pièce ravissante au coin d'un bon feu
en compagnie d'une fille splendide.
De quoi combler un homme.
Ce n'est pas une bonne idée.
Arrête, Ross.
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